CHAPITRE VII
Quels sont les caractères, utiles à la diflérenciation de Tespèce, fournis par l’examen macroscopique des cultures ? Nous allons passer en revue les points principaux sur lesquels doit se porter l’attention du bactériologiste.
1° Aérobiose. — On s’assurera d’abord, par les méthodes décrites dans les deux chapitres précédents, si le microbe est aérobie , anaérobie ou facultatif .
2° Rapidité delà végétation. — Tous les microbes ne donnent pas, sur le même milieu, une culture appréciable à l’œil au bout du même nombre d’heures ; les uns poussent très rapidement, d’autres avec une lenteur désespérante. 11 faudra noter avec soin ces différences. Chaque microbe sera, bien entendu, cultivé sur son milieu favori, et à une température eugénésique. Citons quelques exemples.
La Bactéridie charbonneuse se développe rapidement dans le bouillon, le Bacille de la morve , ne donne de colonies pigmentées, sur la pomme de terre, que trente-six ou quarante-huit heures après l’ensemencement. D’autres microbes, ne commencent à végéter qu’après une longue période d’incubation ; le Bacille dè la tuberculose ne donne, soit en bouillon, soit sur sérum ou gélose, des colonies qu’au bout de quinze jours ou un mois (à moins d’acclimatement ou d’artifices spéciaux) ; toute culture poussant plus rapidement devra être considérée comme due à un autre microbe. C’est surtout en examinant les