‹ Précis de microbiologie des maladies infectieuses des animauxChapitre 42 sur 274 · RÉACTIONS SPÉCIALES · texte numérisé non relu

RÉACTIONS SPÉCIALES

tionnéesde quelques gouttes d'une solution alcoolique de p. diméthylaminobenzaldéhyde (aldéhyde : 5 grammes ; alcool à 95° : 200 grammes), puis de quelques gouttes d’HCl donnent une belle coloration rouge.

Les matières protéiques qui contiennent le noyau tryptophanique, substance mère de l’indol donnent également des réactions colorées dans les conditions précédentes, aussi est-il indiqué d’isoler l’indol du milieu de culture. Porcher et Panisset agitent très vigoureusement 10 centimètres cubes de culture avec 4 à 5 centimètres cubes d’éther.

Celui-ci se rassemble en formant souvent une sorte de gelée que l’on disloque par l’addition de III à IV gouttes d’alcool fort.

On puise 1 ou 2 centimètres cubes de l’éther, on y ajoute IY à V gouttes de la solution de p. diméthylaminohenzaldéhyde et on fait ensuite arriver dans le fond du tube quelques gouttes d’HCl fort.

Un anneau rouge apparaît à la limite de séparation des deux couches, éthérée et acide. En agitant le mélange et en l’additionnant d’une quantité suffisante d’alcool, on homogénéise la liqueur qui prend une coloration rouge plus ou moins accentuée.

Au spectroscope, on observe deux bandes d’absorption, l une nette dans le jaune vert l’autre sur la droite de celle-ci et beaucoup plus faible.

La réaction d’Ehrlich est d’une très grande sensibilité.

Aj outons de suite que tel microbe peut perdre la propriété de présenter la réaction de l’indol ; c’est ce qu’on a vu pour le Colibacille ; faudrait-il donc le qualifier de typhique toutes les fois qu’il ne donne pas la réaction? Nous dirons pour la réaction de l’indol ce que nous avons dit pour la plupart des caractères des microbes : caractère important, surtout lorsqu’il existe, mais nullement pathognomique, et dont l’absence n’a pas grande signification.

Voici, d’après Kitasato (1889), un tableau des cultures étudiées à ce point de vue :

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