‹ Précis de microbiologie des maladies infectieuses des animauxChapitre 5 sur 274 · A' B CD E · texte numérisé non relu

A' B CD E

Fig. 6.

Bacilles : schéma des principales formes.

Les leptothrix, crenothrix , beggiatoa (C) sont des filaments, longs, cloisonnés. Les cladothrïx sont d’apparence ramifiée. La ramification vraie s’observe dans le genre streptothrix (fig. 6, D et fig. 222) et chez quelques bacilles (B. tuberculeux, fig. 197, B. diphtérique ). Les strepto-bacilles (E) sont des chaînettes de bacilles.

On donne le nom de bactéries ovoïdes ou de cocco-bacilles (fig. 6, A) à un groupe de bactéries courtes, arrondies aux extrémités ayant quelques propriétés communes : coloration bipolaire, décoloration par le Gram, non liquéfaction de la gélatine, non fermentation des sucres, comprenant des microbes pathogènes pour l homme (peste) ou pour les animaux. Lignières range une partie de ces bactéries ovoïdes dans le genre Pasteurella de Trévisan.

3° La forme spirillum (fig. 7) est spiralée. Le vibrio (A) est un bâtonnet court, courbé en virgule. Le spirillum (B) est long, en

l’espèce microbienne

spirale peu serrée ; le spirochæte (G) a des tours de spire serrés, nombreux. On donne encore à tontes les formes spiralées indifféremment le nom de spirillum ou celui de spirochæte.

Pour les cils vibratiles des bacilles et des spirilles, voir page 254.

On peut trouver toutes les formes de transition. Aucune classification dichotomique basée sur la morphologie n’est possible. La dénomination, d’une espèce devra comprendre plusieurs mots ; le premier sera une indication morphologique : bacille, spirille, coccus, le second (et les suivants, si besoin est de plusieurs) indiquera la propriété la plus saillante de l’espèce : Staphylocoque pyogène, Bacille du tétanos, Bacille tuberculeux, Bacille pyocyanique, etc.

4° Il existe également des microbes beaucoup plus petits que tous ceux auxquels nous venons de faire allusion et dont la forme est difficile à déterminer. Le microbe de la péripneumonie des bovidés découvert par Nocard et Roux est à la limite de la visibilité. C’est seulement par des colorations spéciales, délicates que l’on peut être renseigné sur sa morphologie.

Au delà du microbe de la péripneumonie. Les agents d’un grand nombre de maladies de l’homme et des animaux (fièvre jaune, fièvre aphteuse, clavelée, rage, etc.) sont considérés comme beaucoup plus petits. Ils échappent à nos moyens actuels de recherches (grossissement dn microscope, méthode de coloration), on groupe ces microbes qui n’ont pas encore été vus sous le nom de microbes invisibles Les microbes invisibles, peuvent traverser les filtres (virus filtrants ) en terre d’infusoires, en amiante..., qui retiennent la plupart des microbes visibles,

Fig. 7.

Spirilles : schéma des principales formes.

INTRODUCTION A l’ÉTUDE DE LA MICROBIOLOGIE

Toute une partie de la science bactériologique (forme, coloration, cultures, etc.), n’est pas encore applicable à la plupart des virus filtrants. On ne peut opérer sur eux que comme on le faisait autrefois sur les virus dont on ignorait la composition. Cependant la filtration permet de les obtenir à l’état de pureté.

§3. — Des principales causes d'erreur dans l’interprétation DES RÉSULTATS OBTENUS EN RECHER- CHANT UN MICROBE DANS UN ORGANISME INFECTÉ.

1° La recherche a été positive. — Un microbe a été isolé (avec toute l’asepsie désirable) d’un sang, d’une lésion infectieuse; son espèce a été déterminée ; son pouvoir pathogène a été vérifié ; inoculé à l’animal, il a reproduit la lésion originelle. Est-il l’auteur de l’infection primitive? Pas fatalement. Quelques causes d’erreur doivent être signalées.

A. Supposons d’abord un prélèvement de produit pathologique sur l'animal vivant. Presque toujours, le microbe isolé sera l’agent causal de l’infection. 11 est cependant des cas où un microbe pathogène a envahi des lésions déjà formées. Les cavités naturelles fourmillent des microbes pathogènes : Staphylocoque pyogène, Streptocoque pyogène, Colibacille, etc. Ces microbes seront-ils fatalement la cause des entérites, stomatites, où on les rencontrera? On trouve des staphylocoques dans le tissu pulmonaire gangrené, etc. ; ces microbes sont simplement les hôtes de ces lésions. Ce ne sont pas seulement les affections des cavités naturelles, placées pour ainsi dire à ciel ouvert, qui peuvent être envahies secondairement par des microbes. Le contenu d’un abcès peut ne donner lieu dans les milieux de culture à aucun développement microbien ; lorsque des abcès sont au contraire fertiles, quelle certitude a-t-on que le microbe isolé n’est pas venu habiter l’abcès déjà formé?

jB. A Y autopsie, les causes d’erreur sont bien plus fréquentes, en raison du temps plus ou moins long qui s’écoule entre le moment de la mort et celui où on intervient pour effectuer les prélèvements. Les microbes des cavités naturelles envahissentle cada-

Page 1