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MÉTHODE DE GRAM

d. Méthode de Claudius. — On doit la rapprocher de celle de Gram. Les microbes qui prennent le Claudius sont les mêmes que ceux qui prennent le Gram et inversement.

On colore pendant une minute, avec le violet de gentiane pkéniqué. On lave, on égoutte. On fait agir, pendant une minute, la solution :

Solution saturée d’acide picrique 1 vol.

Eau distillée 1 —

On enlève l’excès avec du papier-filtre. On décolore avec du chloroforme ou de Y essence de girofle jusqu’à ce que le réactif ne se teinte plus en bleu. On monte au baume.

e. Coloration des microbes qui ne prennent pas le Gram. — Nicolle (1892) recommande le procédé suivant : colorer au bleu de méthylène ; plonger dans une solution aqueuse de tanin à 1/10, qui insolubilise instantanément la couleur au niveau des éléments ; déshydrater ; éclaircir ; monter.

La solution de tanin s’altère vite, et, en plus, la coloration bleue est peu intense.

Garnier (1901) préconise une autre méthode, qui n’a aucun de ces inconvénients. Fixer. Laisser une minute dans la solution de Lugol forte (voir p. 249). Laver rapidement ; colorer au 'bleu de Kuhne (voir 245). Faire agir pendant une ou deux minutes (à froid ou en chauffant légèrement) la solution :

Molybdate d’ammoniaque cristallisé. . . ! gramme.

Eau distillée 10 —

Laver. Laisser refroidir. Déshydrater à l'alcool absolu. Éclaircir à l’essence de girofle. Passer au xylol. Monter au baume.

Ces solutions sont très stables. La coloration est bleu foncé.

La méthode est applicable aux coupes. 11 vaudra mieux employer une solution de Lugol plus faible. Bien laver la coupe dans l’eau distillée après le passage dans le molybdate.

B. Méthode de Giemsa. — Certaines formes microbiennes (Sporotriçhum du pus, Cryptocoque de la lymphangite épizootique) qui se colorent irrégulièrement par le Gram, restent colorés par le Claudius à conditiou de prolonger la coloration

(au moins vingt minutes). Le liquide colorant est un mélange d’azur, de glycérine et d’alcool méthylique. On le fait agir après fixation à l’alcool ou aux vapeurs osmiques.

Lôffler substitue à l’azur-éosine Yazobleu qui agit en quelques minutes. On fait une solution à 1 p. 100 d'azobleu dans l’eau distillée; on porte à l’ébullition. On fait agir quelques secondes, puis la solution de Giemsa pendant vingt-cinq à trente minutes.

Utile pour étudier la cytologie des bactéries, pour colorer et différencier les Trypanosomes (voir p. 928).

G . Méthode a l’encre de chine. — Le liquide à examiner est mélangé sur la lame avec une goutte d’encre de Chine (encre Günther Wagner de Grübler, Paillard de Paris), on étale, on laisse sécher et on examine dans l'huile de cèdre avec ou sans lamelle. Les microbes ressortent en blanc sur le fond noir ou brunâtre delà préparation. Ce procédé est dû à Burri (1909), il avait été conseillé par Errera (1884) .

La méthode peut être utilisée pour la mise en évidence de tous les germes (staphylocoques de l’urine du chien, staphylocoques d’une mammite chez la vache, bactéries ovoïdes, charbon baetéridien) (Y an der Elst) . Pour la coloration des capsules après l’action de l’encre de Chine on fixe à l’alcool et on colore par la thionine ou la fuchsine. Le procédé peut servir au diagnostic du charbon baetéridien (Djoubeleieff).

L 'encre de Chine peut être remplacée par le collargol, le rouge congo, ie bleu d’aniline, la cyanochine de Grübler (mélange de cyanosine et de chinablau).

D. Coloration des spores. — Dans les cultures examinées sans coloration, les spores se présentent comme de petites granulations réfringentes, sphériques ou ovoïdes. On les voit, par exemple, très bien dans les cultures de la Bactéridie charbonneuse, du B. tétanique.

En colorant mm préparation avec les méthodes ordinaires, les spores restent incolores, formant des taches claires dans les bacilles colorés ; elles sont très résistantes.

a. Buchner et Hueppe ont simultanément découvert un moyen

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