‹ Précis de microbiologie des maladies infectieuses des animauxChapitre 58 sur 274 · METHODE DE COLORATION DES CILS · texte numérisé non relu

METHODE DE COLORATION DES CILS

protoplasmiques hyalins, non granuleux et par conséquent très difficiles à voir et à colorer.

Koch1 les a découverts en 1877.

On peut voir sans coloration, avec un fort grossissement, les cils des grandes bactéries telles que les sulfo-bactéries (. Beggiatoa roseo-persinica , Bacterium photometricum, etc ). En général il faut une coloration spéciale avec un mordant puissant.

Koch, le premier, a coloré les cils en se servant du liquide de Müller et d’une solution aqueuse concentrée d’extrait de bois de campêche. Künstler s’est servi d’acide chromique et de noir de

ciliées. Ce nombre est d’ailleurs variable pour une même espèce (fig. 136). Il n’est pas non plus toujours en rapport avec la mobilité : le Micrococcus agilis d’Au-CoHEN n’a qu’un seul cil. Il est facile (antiseptiques, températures dysgénésiques) de faire perdre aux microbes tout ou partie de leurs cils. C’est en somme à tort que Di Messea a tenté de classer les microJbes d’après leurs cils.

Les cils sont une émanation du protoplasma (Butchli. Ferrier, Kemlinger). Les espèces mobiles seraient constituées par une partie centrale, facile à colorer, analogue au noyau, et d’une zone périphérique, non granuleuse, difficile à colorer, d’où émaneraient les cils.

Les cils ont uneûnfluence certaine mais non indispensable sur Yagglutinabilité des microbes (p. 220). Ils traversent facilement les bougies Berkefeld (de Rossi), et exercent dans le liquide de filtration stérile une action énergique comme récepteurs libres (formateurs et fixateurs d’agglutinine).

1 Koch, Untersuchungen über Bafcterien, Beitrâge zur Biologie der Pflanzen, 1877.

Collin. C’est Lôffler qui a perfectionné la technique et a pu voir les cils des petites espèces.

D’une façon générale : prendre une petite quantité de culture récente (quelques heures) sur gélose fraîche et humide , et la délayer (après s’être assuré, en goutte suspendue, que les microbes ont des mouvements actifs), dans un verre de montre rempli d’eau ordinaire (non distillée), de façon à obtenir un trouble léger et homogène. Déposer sur une lame rigoureusement propre (passer à l’alcool, à l’acide sulfurique bouillant, à l'eau, à un mélange d’alcool et de benzine, sécher et passer 40-50 fois à la flamme). Laisser sécher à la température ordinaire, à l’abri des poussières.

a. Procédé de Lôffler. — On laisse la lame quatre à cinq minutes dans Y encre de fuchsine de Lôffler chauffée à dégagement de vapeurs.

Sol. aqueuse d'ac.

l gallique - ... 10 cent, cubes.

Encre de Lôffler Sol. de sulfate de fer

j saturée à froid . 5 —

i Sol. alcoolique de

fuchsine. .... 1 —

Elle doit être filtrée chaque fois. On lave ensuite à l’eau et à l’alcool à 95°, purs on plonge, pendant une minute, dans la solution colorante .

Sol. alcoolique de fuchsine 11 cent, cubes.

Alcool absolu 10 —

Eau d’aniline 100 —

Laver à l’eau et à l'alcool absolu.

Le violet peut remplacer la fuchsine. Il faut modifier l’acidité du mordant suivant l’espèce du bacille. On tâtonne avec deux solutions

a. Solution de soude à 1. p. 100.

(3. Solution d’acide sulfurique à 1 p. 100.

qu’on ajoute à l’encre de fuchsine.

Lôffler conseille de s’exercer sur le Bacille du lait bleu dont les cils sont eolorables dans une échelle assez étendue d’acidité

Page 1