‹ Précis de microbiologie des maladies infectieuses des animauxChapitre 67 sur 274 · ÉCURIE, CHENIL, CLAPIER · texte numérisé non relu

ÉCURIE, CHENIL, CLAPIER

doivent être hygiéniquement aménagés, étroitement surveillés.

De véritables écuries sont nécessaires pour les grands animaux, surtout depuis que la sérothérapie exige l'usage des chevaux.

Pour la fabrication de certains sérums, comme le sérum antipesteux , le cheval recevant des microbes virulents, l’écurie devra être isolée comme une cabine d’hôpital de contagieux. Des grillages fins, empêcheront l’introduction des mouches, des moustiques, même des puces. Ce sont là des installations spéciales, qu’on peut voir, par exemple, à l’Institut Pasteur de Lille.

L’étude des maladies contagieuses du gros bétail exige aussi de grandes étables spécialement aménagées pour réaliser un isolement complet et vigoureux, une désinfection facile et efficace. Citons comme modèle Fig. 143.

les locaux du laboratoire de recher- Cage métallique pour ches sur les maladies infectieuses, à lapins ou cobayes. Alfort.'

Si on ne peut avoir ces installations, on doit cependant réclamer pour tout laboratoire de bactériologie, deux ou trois stalles, dont la construction et l’exploitation sont dispendieuses pour les bœufs ou les chevaux et une bergerie (chèvres, moutons, etc.).

Une ou plusieurs pièces seront affectées aux lapins et aux cobayes. Elles seront sèches, bien aérées et pourront être chauffées, jour et nuit, en hiver. Par une nuit froide il n’est pas rare de voir la moitié des animaux malades succomber en l’absence de chauffage.

Nous recommandons l’emploi de cages ■ métalliques mobiles , ^contenant chacune un ou deux lapins, quatre ou cinq cobayes. Ces cages seront placées à 0m,80 du sol, sur des supports métalliques.

Au-dessous, le sol bitumé sera creusé de rigoles, dans lesquelles couleront à volonté de petits ruisseaux d’eau courante

ANIMAUX DE LABORATOIRE

destinées à emporter l’urine et les matières fécales, et à rafraîchir le local en été. Il n’y aura jamais deux cages superposées. Chaque cage aura, fixés à une des parois, sa mangeoire et son abreuvoir en grès, suffisamment étroits pour que l’animal ne puisse y entrer. Le fond de la cage sera en treillis, mais assez fin pour que l’usage de la paille soit inutile. L’hygiène d’un clapier à lapins et cobayes, ainsi comprise, est très facile à réaliser. Une carte, une feuille de température, dans des cadres en zinc, seront appendues à chaque cage.

Les cages seront nettoyées tous les jours et désinfectées après chaque décès.

Pour les expériences très dangereuses, par exemple sur la peste , lorsqu’on veut mettre un cobaye à l’abri des insectes, on l’introduit dans un bocal en verre surmonté d’un double treillis métallique très fin.

| 3 — Appareils a contention

Lorsqu’on veut examiner ou inoculer des animaux, il faut les maintenir immobiles et hors d’état de nuire. Il est donc nécessaire de posséder des appareils à contention.

Les dispositifs sont innombrables. Nous ne disons rien de ceux destinés aux chiens. Nous renvoyons aux ouvrages de physiologie. Il suffira, le plus souvent, de museler les chiens avec une ficelle passant derrière les canines et resserrant les deux mâchoires et de les faire maintenir par un aide.

Les chevaux, non vicieux, sont en général des animaux peu

Fig. 444.

Mors de Malassez.

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