‹ Précis de microbiologie des maladies infectieuses des animauxChapitre 7 sur 274 · CAUSES D’ERREUR · texte numérisé non relu

CAUSES D’ERREUR

ments figurés dans le culot. Il est ainsi possible de mettre en évidence des bacilles de Koch dans des produits qui n’auraient donné aucun résultat, sans cet artifice.

D’autres fois il suffira d’ensemencer de grandes quantités de liquide virulent dans une grande quantité de liquide nutritif.

F. Il est encore d’autres causes d’erreur à éviter. Le microbe pathogène peut être présent dans l’organisme infecté, mais loin du point où on le cherche. Exemples : le Bacille du tétanos, reste cantonné dans la plaie ; on ne le retrouve pas dans la circulation générale, dans les centres nerveux. Les microbes vont agir à distance par leurs produits solubles. Ceux-ci sont capables de produire de véritables lésions inflammatoires dans lesquelles on tenterait vainement de déceler le microbe causal. La notion du produit soluble, capable de reproduire, loin de la région où il a été fabriqué, les lésions les plus diverses, rend très claires les origines de ces causes d’erreur.

G. Enfin, les microbes pathogènes peuvent être présents dans un liquide pathologique, dans un tissu, et ne donner que très difficilement des cultures positives, en raison des substances bactéricides transportées dans le milieu de culture, avec le microbe lui-même. On croyait que le B. d’Eberth n’existait pas dans le sang des typhiques. En réalité l’un de nous (J. Courmont) a démontré qu’il s’y rencontre toujours ; seulement, il n’y est pas très abondant, et la goutte de sang ensemencée contient suffisamment de substances bactéricides pour rendre le bouillon impropre à la culture. 11 est indispensable, pour obtenir des résultats positifs, d’ensemencer 2 ou 3 centimètres cubes de sang dans 3 à bOO centimètres cubes de bouillon, au lieu d’ensemencer une goutte de sang dans 20 centimètres cubes de bouillon .

Ii. Par conséquent, des résultats négatifs ne doivent pas entraîner fatalement des conclusions négatives ; ils doivent, surtout, faire modifier la technique expérimentale.

En somme, que les résultats aient été positifs ou négatifs, la critique la plus sévère s’impose, avant d’affirmer le rôle pathogène d’un microbe ou de nier toute origine infectieuse dans l’étiologie d’une maladie.

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