PAR L INJECTION DES PRODUITS SOLUBLES MICROBIENS
Nous avons consacré à l’étude des produits solubles microbiens le chapitre xii, auquel on se reportera pour tous les détails.
Ainsi que Toussaint et Chauveau l’avaient soutenu, dès 1880; ainsi que Charrin l’a définitivement démontré, en 1887, avec les cultures filtrées du B. pyocyanique ; ainsi que Salmon, et Smith, S. Arloing, Roux et Chamberland, Bouchard, Chantemesse et Widal, J. Courmont, etc., l’ont vu, avec différents microbes, les microbes vaccinent en agissant sur l’organisme par les produits solubles qu’ils fabriquent. La création artificielle de l’immunité par injection de ces produits solubles, sécrétés dans les bouillons de culture et complètement séparés des germes vivants a reçu le nom de vaccination chimique. Elle est théoriquement bien supérieure à la vaccination par inoculation de microbes atténués, ceux-ci pouvant toujours occasionner quelques cas mortels ; par contre, ses effets paraissent moins durables, si on ne répète pas fréquemment les injections. En raison de cette faible durée de l'immunité acquise, en raison aussi des accidents toxiques possibles, la vaccination chimique n’a pas été directement appliquée à l’homme ; elle sert à immuniser des animaux, tout spécialement en vue de la production des sérums thérapeutiques.