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2. Rubentlialcr, Méthode générale de lixation ayant pour but de restreindre les artefacts. Ztschr. f. uùss. Mikr.. XXIV, p. 133-13^, 1907.

de fixateurs qui produiraient des précipités, soit à leur surface, soit dans Tintimité des tissus et gêneraient les manipulations.

La première précaution à jtrendrc est de bien égoulter les animaux, quand on ne peut les ouvrir : })our cela, on les dépose sur un linge ou sur plusieurs doubles de papier Joseph. En effet, s'ils sont imprégnés et mouillés d'eau de mer, il peut se produire k leur périi)hérie des précipités qui empêcheront la pénétration ultérieure des liquides.

Il faut employer des fixateurs acides, tels que l'alcool acidulé par les acides acétique ou azotique, ou encore le mélange picronilriquede Mayer. Les mélanges picriqués et formolés conviennent aussi très bien pour le travail courant.

Les animaux très contractiles doivent être d'abord anesthésiés : on y arrive en mélangeant à l'eau dans laquelle ils se trouvent du chloroforme, de Thydratc de chloral (méthodes de Rubenthaler, p. 296, et de de Beauchamp, p. 019), de l'alcool, du chlorétone (Randolph'), de l'eugénol (l^chlegel -). Ces produits sont ajoutés peu à peu par petites quantités, de manière à immobiliser les animaux en extension. On les fixe dès que ce résultat est obtenu.

Dekhuysen a proposé deux liquides isotoniques pour les animaux marins calcaires et non calcaires 3.

Liquide A, pour tous les tanimaux sauf les Téléostéens, basé sur le fait que la pression osmolique des Invertébrés et des Sélaciens est égale à celle de l'eau de mer.

Bichromale de polassium à 2. Tî p. 100. . . . 250 cm'^

Acide azotique à 6,3 p. 100 25 —

Acide osmique à 2 p. 100 54 —

Liquide B, non acide, pour les objets dont on veut conserver les formations calcaires.

On fait d'abord une solution de 12 gr. 5 de bichromate de potassium recristallisé et fondu dans 500 cm^ d'eau de mer. On mélange 17.3 cm'^ 1 de cette solution avec 26 cm-^ 9 d'acide osmique à 2 p. 100. Pour avoir tout TefTet de ce mélange, il faut fixer à la glacière et encore on n'arrive pas complètement à éviter l'acidité qui résulte de l'hydrolyse et de la mise en liberté d'ions H.

Quel que soit le fixateur employé, les lavages doivent être très soignés et exécutés avec de l'alcool faible, de manière à éliminer complètement les sels et à empêcher leur dépôt à la surface des objets.

1. Zool. Anzeiger, XXIII, p. 136, 1900. •2. Bull. Soc. zool. de France, XXXV, p. IIG, 1910.

3. Dekhiivzen, Liquides fixateurs isotoniques avec l'eau de mer. C. /?. Acad. des Se, CXXXVII, p. lir,-117; 115-117. 1903.

La grande majorité des objets fixés doivent être traités par la méthode des coupes; c'est le cas des organes et tissus qui font Tobjet du travail courant. Que ces pièces soient colorées en masse, avant Tinclusion, ou sur coupes après inclusion, la méthode est la même. Aussi, comme la méthode de coloration des coupes sur lames est la plus habituelle, traiterons-nous d'abord deTinclusion.

Vinclusion est une opération qui a pour but d'enfermer l'objet dans une masse plastique qui le pénètre intimement, jusque dans la profondeur des éléments cellulaires les plus délicats. On obtient ainsi des blocs facilement maniables, renfermant des pièces, mêmes très petites, parfaitement orientées pour être coupées dans un sens déterminé. De plus, les tissus acquièrent une consistance (|ui permet de les débiter en tranches d'une extrême minceur, sans modifier en rien la forme et les rapports des organes et des éléments cellulaires.

L'inclusion se distingue de Y enrobage simple en ce que ce dernier ne fait qu'englober la pièce dans une matière plastique qui la soutient de tous côtés, mais sans la pénétrer ou l'intiltrer.

Il est inutile d'insister sur rulililéet la nécessité de l'inclusion. C'est le seul procédé qui permette d'obtenir de coupes suffisamment fines, pour les travaux d'histologie animale et de cytologie, et de conserver les rapports des parties, dans les tissus non homogènes ou les animaux entiers. Il y a pourtant deux autres procédés qui sont encore employés à l'heure actuelle et rendent de grands services dans des cas particuliers. Ce sont la méllwde des coupes par congélation pour les tissus animaux et la méthode des coupes à main levée ou au microtome à main pour l'histologie végétale. Nous les décrirons dans des chapitres spéciaux.

iMETHODES D'INCLUSION 299

Les substances employées pour l'inclusion se nomment masses dlnckision. Pour pénétrer les objets, elles doivent être à Tétat de fusion ou de dissolution. Après refroidissement ou évaporation, elles doivent avoir une consistance appropriée à la faJ)rication des coupes. Il y a deux grands groupes de musses d'inclusion, les masses aqueuses et les masses anhydres. Les masses aqueuses permettent d'infiltrer les objets sans les déshydrater : tels sont le savon, la gomme arabique, la gélatine. Leur emploi est actuellement limité à des reclierches spéciales de physiologie et de microchimie.

Les masses anhydres nécessitent la déshydratation préalable des objets et leur imprégnation par un dissolvant de la masse choisie. Il y a deuxprocédés : l'inclusion à la paraffine et Tinclusion au collodion ou à la celloïdine. Ces deux procédés sont d'importance égale et répondent l'un et l'autre à des besoins particuliers. Pourtant, la méthode à la paraffine doit être considérée comme la mclhode générale d'inclusion. En eifet, cette substance permet d'obtenir des coupes de toutes les épaisseurs, avec toutes espèces d'objets. Elle est facile à manier, elle permet des manipulations très rapides et enfin elle assure la conservation indéfinie des objets.

La méthode au collodion répond à des exigences plus particulières : elle permet d'exécuter des coupes de très grand diamètre, sans aucun risque de les voir se tasser ou se fendiller, comme il arrive quelquefois avec la paraffine. Le collodion convient aussi pour les objets peu homogènes ou présentant de grandes cavités; pour les matériaux durs ou fibreux (x\rthropodes, os décalcifiés, fibromes); pour les tissus qui supportent mal la température de l'inclusion à la paraffine (tissu nerveux). Enfin le collodion présente des avantages dans les pays chauds, où il est quelquefois difficile de faire de bonnes coupes à la paraffine.

Un procédé mixte, collodion et paraffine est quelquefois très utile.

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