OBTENIR
SO
1. Le moyen le plus sûr est, évidemment, d'employer l'alcoomètre centésimal, en faisant la correction de température, mais, pratiquement cette expérience est inutile.
Voici comment on se sert de cette table. Nous voulons faire de l'alcool, à 70 avec de l'alcool à 90 : nous cherchons dans la colonne verticale correspondant au titre 90 le chifîre correspondant à la ligne horizontale du titre 70 à obtenir. Soit 31,03 ce chilTre. Donc à 100 volumes d'alcool Ù90, il faut ajouter 3 1,05 volumes d'eau pour obtenir de l'alcool à 70-
Pour l'usage courant, voici une table donnant, en chiffres ronds, les dilutions à faire pour l'alcool à 90.
Alcool à obtenir
iD
lo
Volume d'eau à ajouter à 100 vol. d'alcool à 90 . .
Pour avoir un résultat tout à fait exact, il faut mesurer séparément l'alcool et l'eau, dans des éprouveltes distinctes, et mélanger les liquides dans un troisième récipient. Ceci à cause de la contraction que subissent les mélanges d'alcool et d'eau. Agiter minutieusement, car les deux liquides ne se mêlent pas immédiatement.
Vases à emploijer. — Les récipients les })lus commodes el les plus économiques, pour loules les ojiéralions que doivent subir les pièces à inclure, sont les petits tubes bas à fond plat el boucbés au liège fin qui servent pour les collections (fig. 205). Les deux dimensions les plus pratiques sont 7 cm. de bauteur sur 23 mm. et 18 mm. de diamètre intérieur. Pour les toutes petites pièces on peut avoir d'autres tubes de 14 mm. de diamètre.
On peut employer aussi de petits bocaux bas, mais la présence du goulot gène beaucoup pour décanter les liquides et pour retirer les pièces.
Quantité d\dcool. — Il n'est pas nécessaire d'employer une grande quantité d"alcool : il suffit que le liquide dépasse les pièces de 1 cm. environ. Il est préférable de clianger Talcool plus souvent. Si on met une grande quantité de liquide, les couches inférieures se saturent d'eau et la déshydratation ne marche pas mieux. Donc, employer de petites quantités et les renouveler deux ou trois fois.
Pour changer les liquides, il est préférable d'opérer par décantation, de manière à détériorer les pièces le moins possible. Éviter l'emploi des pinces, surtout pour les organes délicats. Pour empêcher les objets de tomber du tube pendant la décantation, obturer à demi l'orifice avec le bouchon.
MÉTHODES d'inclusion 303
Durée de la déshi/di'alation. — Elle varie suivant le volume des pièces. Vingt à trente minutes suffisent pour chaque bain avec des pièces de dimensions moyennes (1 cm. carré sur 5 mm. d'épaisseur) ; avec deux bains d'alcool à 90 et trois bains d'alcool absolu, la déshydratation durera en moyenne deux heures et demie à trois heures.
On reconnaît qu'une pièce est déshydratée en versant du xylol dans le tube, après avoir bien égoutté le dernier alcool absolu. Si le xylol reste limpide, la déshydratation est bonne. Si le moindre louche apparaît, il faut effectuer un nouveau passage par Falcool absolu.
Déshydratation par l'acétone. — Les anatomo-pathologistes tendent de plus en plus à remplacer l'alcool absolu par Vacétone pour la déshydratation des pièces. Théoriquement, l'acétone présente sur l'alcool de grands avantages : en eiïet ce corps est miscible à la fois avec l'eau et avec la paraffine, il dispense donc de l'emploi de liquides intermédiaires : on passe directement de l'acétone à la paraffine.
Il est indispensable que l'acélone soit anliydre. On s'en assure, comme pour l'alcool absolu (p. 275), en versant (juclques gouttes d'acétone dans un tube à essai bien sec, à- demi plein de xylol. Pour que l'épreuve soit décisive, il faut qu'il y ail un grand excès de xylol. Si on voit apparaître un louche, même très léger, l'acétone ne peut servir pour l'inclusion.
11 est difficile de se prononcer sur la valeur exacte de ce procédé. L'acétone parait donner de bons résultats et ne pas altérer les tissus. Néanmoins, pour des recherches très délicates, la déshydratation classique par l'alcool absolu reste la méthode de choix.
i^'rsonnellement, je ne vois à ce procédé que l'avantage de Téconomie. Il est certain que l'acétone dissout mal la paraffine; comme, d'autre part, sa volatilité est extrême, il doit se produire des dégâts dans les tissus au moment de l'immersion dans le bain de paraffine, par suite du départ brusque de l'acétone, non compensé par une pénétration équivalente de la paraffine.
Déshydratation par la créosote. — Pavlov i conseille, après fixation et lavage à l'eau, de déshydrater par un séjour de 4 à 24 heures dans la créosote de Hêtre, suivant les dimensions de la pièce. Après un second bain de 2 à 3 heures, on essuie au buvard, et on passe au bain de paraffine, soit directement, soit après un bain de toluène. Je n'ai pas essayé cette métliode.
2. Imprégnation par un dissolvant de la paraffine. — Celte opération consiste à chasser, par un dissolvant de la paraffine, Talcoolqui imprègne l'objet déshydraté. Beaucoup d'auteurs donnent à ce temps de l'inclusion le nom cV éclaircissement,