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III. — INCLUSION MIXTE Â LA PARAFFINE ET AU COLLODION

Getlr métliodc no rentre pas dans le cadre du travail courant, mais il faut la connaître, puisqu'elle peut rendre de grands services pour létude des Arthropodes, uotanirni'nt dans les recherches parasitologiques sur les Diptères piqueurs. Elle periuet en eiïet d'ohlenir des coupes très fiaes, avec des objets trop fragiles et de consislance trop inégale pour se prêter à l'inclusion à la parafline pure. Les blocs ainsi obtenus se coupent comme les blocs de paraffine et donnent des coupes en rubans.

Quel que soit le procédé, la marche est toujours la môme : l'objet est d'abord imprégné de celloïdine, puis inclus à la paraffine. Le bloc à couper est donc en paraffine et donne des rubans comme la méthode ordinaire à la paraffine.

De nombreux procédés ont été proposés. Nous n'en retiendrons qu'un petit nombre.

Breckuer- emploie un [)roc{''dé dérivé de ceux de Kultschitzky et de Ryder. Au sortir de l'alcool absolu, les pièces sont plongées dans une solution de 5 gr. de celloïdine (sèche) pour 200 gr. de mélange alcooléther. On durcit dans le chloroforme pendant cini[ à dix heures, on passe au benzol, puis dans une solution de paraffine dans le benzol, puis dans la paraffine à 43" et enfin dans la paraffine à .32". Dans le traitement ultérieur des coupes, éviter l'emploi de l'alcool absolu, ([ui dissout le collodion et le remplacer, soit par un mélange à parties égales d'alcool et de chloroforme, soit par du xylol phéniqué à I p. 3.

l'our les petits animaux et le plankton, durcir par le chloroforme dans une masse de celloïdine ([u'on inclut ensuite à la paraffiné. Le

1. Comme pour l'imprégnation avant la paraffine fp. 304), il faut })rcudre l'essence de cèdre et non 1 huile d'immersion, qui donne avec le chloroforme un mélange trouble.

•2. Breckner, Zur doppelten Einbettung in Celloïdin und Parafriu. Ztschr. f. iciss. Mikr., XXV, p. 29, 1909.

])lanklon se manipule de préférence dans un tube de 10 inillini. de diamètre, fermé par de la soie à bluter.

GandoKi ' désliydrale par l'alcool absolu, imprègne dans un mélange à parties égales d'alcool al)Sohi et de toluène, el passe dans une solution un peu épaisse de celloïdine dans ce même mélange (consistance d'huile à immersion). Après trois h sept jours d'imprégnation, durcir dans du chloroforme, au((uel on ajoute quelques gouttes d'élhcr et un peu de paraffine. Au bout de (juinze minutes (pas plus), porter dans la paraffine ù 50".

Stephens et (Ihristoi)hers 2 opèrent encore plus simplement. Après déshydratation, les objets restent un jour ou deux dans la celloïdine à 1 p. 100 et un jour ou deux dans la celloïdine à 3 p. 100. On porte ensuite dans l'huile de cèdre et on imprègne une heure dans la paraffine. Cette dernière méthode convient surtout pour les Moustiques; voir à ce sujet d'autres procédés (p. 578).

Nous devons citer aussi la méthode de Fidd et Marlin'^ (j[ui est un peu diiïerente : c'est une inclusion simultanée et non combinée. On passe dans un mélange à parties égales d'alcool absolu et de toluène, puis on imprègne dans une solution de celloïdine dans ce môme liquide (consistance d'essence de girofle), saturée de paraffine en copeaux à une température qui ne doit pas dépasser 20 à 23"C. Dès que l'objet est bien pénétré (ce qui est assez rapide), durcir par une solution saturée de paraffine dans le chloroforme ou le toluène et inclure finalement à la paraffine pure.

lY — AUTRES MASSES D'INCLUSION

Je ne mentionnerai d'autres méthodes d'inclusion ((u'à titre de renseignement, car elles ne sont pas d'usage courant. La gomme glycérinée est un mélange de trois parties de solution sirupeuse de gomme aral)ique et de une partie de glycérine : elle sert à inclure à froid des objets très durs, tels que des poils ou des organes chitineux. On laisse épaissir en couche mince, renfermant l'objet, justiu'à consistance suffisante.

La gélatine glycérinée (méthode de Nicolas '^) peut rendre des services pour l'étude d'organes ou d'organismes très délicats et très riches en eau, car elle permet d'inclure des objets non déshydratés. On trempe d'abord les pièces, pendant un ou deux jours, dans de la gélatine à 3 ou 4 p. 100 maintenue à 25", puis, pendant le même temps, d'abord dans une solution à 10 p. 100 et finalement dans une solution à 20 ou 25 p. 100, additionnée de 8 à 10 p. 100 de glycérine et maintenue à 35". L'inclusion définitive se fait en boîtes de papier : dès que la masse a fait prise, on la porte dans du formol à 1 p. 7 d'eau. On peut couper après durcissement suffisant ou conserver dans le formol faible. Cette masse se coupe comme la celloïdine, mais i)rend les colorants plasmatiques. Les coupes se montent très bien à la glycérine, mais plus difficilement dans le baume : le mieux est de les déshydrater avec précaution et de les étaler dans du crésylol.

1. Gandolfi, Ueber cin kombinicrtc Einbettungsmethode. Ztschr. f. uiss. Mikr., XXV, p. 4-21, 1908.

2. Stephens et Christophers, Practical Study of Malaria, 3*^ édit., p. 115. 1908.

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