II. —COUPES AU COLLODION
Le gi-aiid avantage des coupes au coUodion est de ne pas nécessiler l'enlèvement de la masse d'inclusion. Le coUodion est parfaitement transparent et ne se colore pas avec la majorité des teintures usuelles. On est donc sûr, avec les objets fragiles, de conserver parfaitement Tintégrité des tissus et les rapports exacts de leurs parties.
Nous avons dit que les coupes devaient être recueillies au fur et
1. Voir aussi à ce sujet : Zimmermann {Die botanische Miki^otechnik, 1892), qui recouvre de coUodion à 5 p. 100 les coupes collées avec une solution de gélose à 1 p. 1000 d'après Gravis {Bull. soc. behje de micr., XV, p. 7-2, 1888,i.
à mesure dans l'alcool à 70". Il y a deux uiélhodes })Our les traiter ensuite. On peut colorer les coupes isolément, en les passant de godet en godet avec une spatule, chaque godet renfermant un liquide particulier. La déshydratation ne peut être faite avec Talcool absolu, qui dissout le coUodion. On se contente d'alcool à 95", suivi dun éclaircissement par Tessence d'origan ou de bergamote, ou encore par le x\}lol phéniqué de Weigert (xylol 3, acide phéniqué crist. 1) ou aniline (ne dissout pas les couleurs d'aniline basiques, même proportions). Ne pas employer l'essence de girolle qui dissout le collodion. On n a [dus alors qu'à porter la coui)e sur une lame pour la monter au baume. Le transport des coupes se fait avec une spatule.
On peut aussi procéder comme i)Our les coupes à la paraffine et les coller sur lames, isolément ou en séries.
Je ne mentionnerai que deux méthodes très simples : l'albumine de Mayer et la celloïdine.
L'emploi de l'albumine de iMayer, conseillé par Belles Lee, est très simple : on l'éleud sur la lame avec un pinceau, en couche très mince, et on dépose la coupe, qu'on fait adhérer par une légère pression; on porte ensuite dansl'alcooi, puis dans l'eau.
Pour pratiquer l'autre méthode, on commence par recouvrir les lames d'une solution faible de celloïdine. Dès que ce collodion a fait prise, on dépose les coupes, qu'on recouvre d'une nouvelle couche de celloïdine faible. Après évaporation, on plonge dans l'alcool à 80, puis dans l'eau. Cette dernière méthode est celle qui préserve le mieux les coupes, au cours des manipulations ultérieures. C'est, au fond, le procédé qu'emploie Weigert })Our coller sur une lame des coupes sériées à la celloïdine. Pour empêcher la série de se dessécher, on la dépose, an fur et à mesure, sur une feuille de papier mince et résistant, posée sur un coussin de buvard imbibé d'alcool. Quand uue série est complète, on la renverse sur la lame collodionnée.