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CHAPITRE XIV THÉORIE DES COLORATIONS

Les procédés de coloration jouent un rôle considérable dans la technique hislologique moderne, si bien que le débutant se trouve réellement perdu, au milieu des innombrables formules préconisées par les auteurs. Aussi, avant de commencer Fexposé des méthodes que nous considérons comme fondamentales, croyons-nous bon de donner un aperçu théorique sur la valeur et la nécessité des colorations, sur la nature des phénomènes de teinture et sur la classification des colorants. Il est bien entendu que, dans cet ouvrage, nous no pouvons étudier toutes les matières colorantes employées en microscopie, mais nous nous efforcerons de fournir au débutant des méthodes éprouvées, qui constitueront le fond de son éducation technique, et le mettront à mine de faire un choix judicieux parmi les procédés rationnels ou empiri({ues qui sont proposés chaque jour.

Nécessité de la coloration. — Nous savons que les images produites })ar absorption, dans les préparations colorées, sont bien plus faciles à interpréter que les images de diffraction données par les préparations incolores (p. 157). D'autre part, nous avons établi que les divers éléments des tissus possèdent tous à peu près le même indice de réfraction, ce qui rend leur différenciation ojdique particulièrement ardue.

Ces deux arguments nous font cou) prendre de suite la nécessité des colorations, pour Tétude morphologique des cellules et des tissus.

Nous verrons de plus, en étudiant la nature des colorations dites électives, que certains colorants présentent une affinité particulière pour des éléments déterminés et que, dans quelques cas, ils peuvent, jusqu'à un certain point., être comparés à des réactifs

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