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Mayer est d'un avis différent. Voir à ce sujet p

4" Colornlions ; anoptiques. — Il ne faut pas confondre ces colorations avec les colorations combinées; dans ces dernières, en effet, on ne fait agir que des colorants basiques ou acides, tandis que les agents des colorations panoptiques sont des colorants neutres (ou mieux amphocliromes). Le but des colorations panoptiques est de mettre en évidence le plus grand nombre possible d'éléments, avec une grande variété de tons. Cette métbode a pris une importance capitale pour Tétude du sang et des Protozoaires. Le type des colorations panoptiques est la métbode de Romanovsky, modifiée par les procédés de Giemsa et de Pappenheim, dans lesquels la coloration est produite par l'éosinate d'azur de métbylène et par l'éosinate de bleu de méthylène. Les phénomènes de métachromasie jouent un grand rôle dans les colorations panopti(|iies et contribuent encore à les distinguer des coloratioiis combinées.

5° Colorations en masse. — Les procédés de la technique moderne sont presque toujours appliqués aux coupes : certains de ces procédés, par exemple la méthode régressive et les colorations combinées ou panoptiques, ne peuvent être employés que dans ces conditions. Mais il faut savoir que les objets peuvent aussi être colorés en masse; cette méthode, très employée autrefois, peut rendre encore des services, notamment pour l'étude des animaux entiers et pour renseignement.

Les colorations en masse sont surtout directes, simples et progressives et doivent être appliquées avec des colorants très pénétrants. Pratiquement, elles ne sont possibles qu'avec le carmin et l'hématéiue. Les couleurs d'aniline sont exclues parce qu'elles ne sont pas assez pénétrantes; elles surcolorent les parties péri})hériques et n'atteignent pas les parties profondes.

Ce procédé est très expéditif et économique, car il permet de monter les coupes immédiatement au baume^ dès qu'elles sont déparaftlnées, sans avoir besoin de passer par Talcool. iMais on n'obtient jamais de colorations aussi délicates que par le traitement direct des coupes.

Mordançage. — Nous savons que les mordants sont des corps qui servent d'intermédiaires entre le corps à colorer et le colorant. D'après Texcellente définition de Mann, ils provoquent une combinaison chimique entre deux corps qui n'ont aucune affinité chimique Tun pour l'autre. D'une part, ils sensibilisent en quelque sorte le tissu, en contractant avec lui une combinaison stable et en

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exallaiit son éleclivité et, (.l'autre part, ils peuvent produire avec le colorant un précii)ité fortement coloré et insoluble dans l'eau.

Les mordants ne peuvent former des combinaisons stables avec les albuminoïdes qu'en les précipitant. Aussi, bon nombre de fixateurs sont en même temps des mordants et beaucoup de colorations, qui semblent être directes, ne sont pas autre cliose que des colorations après mordançage : c'est le cas, en particulier, des pièces fixées par l'acide chromique, les bichromates et, en général, tous les sels métalliques.

Unna et Golodelz ont montré récemment (p. 269, note 2) que les fixateurs et les mordants métalliques agissent comme oxydants, en augmentant le taux d'oxygène des tissus et en combattant ainsi les intUiences réductrices, ce qui favorise la plupart des colorations, même lorsque les fixateurs ne forment pas de laque avec les colorants. Ceci ne s'applique ni aux aluns, ni au tannin, qui sont des fixateurs de couleurs non oxydants.

Les mordants peuvent être employés d'une autre façon. Au lieu de les faire agir d'abord sur les tissus, on les mélange au colorant, de manière à produire une laque soluble. Ou teint alors l'objet avec cette laque, qu'il fixe grâce à la présence du mordant.

Les teintures à l'hématoxyline nous fournissent de bons exemples de ces deux modes d'application du mordançage. Dans la coloration à l'hématoxyline ferrique, qui est à la fois indirecte et régressive, on fait agir d'abord le mordant, qui est l'alun de fer, puis le colorant, qui est l'hématoxyline, et enfin on différencie de nouveau avec le mordant. Lhémalun de Mayer, au contraire, est une laque aluminique d'hématoxyline qui donne une coloration indirecte et progressive.

11 exisle un 1res grand nombre de mordants employés en teinturerie, mais on n'en a appliqué ([ue quelciues-uns à Thistologie. En général, les couleurs acides sont mordancées par les sels métalliques, tandis que les couleurs basiques sont surtout sensibles à des composés organiques, tels que le tannin; mais cette règle souffre de nombreuses exceptions, aussi nous contenterons-nous d'étudier les principaux mordants, en indiquant leurs applications.

1° Les aluns sont de très bons mordants pour les noyaux et pour les couleurs acides, telles que l'hématoxyline. Les deux aluns les plus employés sont l'alun de potasse (sulfate double d'aluminium et de potassium) et l'alun de fer (sulfate double d'ammonium et de ses([uioxyde de fer).

2" Le tannin, seul ou associé à un sel de fer i, est un très bon mordant pour les couleurs basiques d'aniline, avec lesquelles il forme des laques insolubles. Nous trouverons son emploi dans la méthode de Lôfder pour la coloration des cils des Bactéries (p. 699).

3° L'iode, sous forme de teinture d'iode ou de liquide de Lugol, est un très bon mordant pour certaines couleurs. On l'utilise de deux fa(:ons. Pour renforcer l'action du vert de méthyle et du bleu Victoria, on traite les coupes pendant quinze minutes, avant la coloration, par de la teinture d'iode. En outre, l'action mordanc^ante de l'iode, pour certaines couleurs et certains tissus, est la base de la méthode de Gram (p. 394).

Il est essentiel d'éliminer complètement l'iode, car il détruirait dans la suite toutes les colorations (p. 464).

4" Mordants chromiqiies. — Je désigne sous ce nom les Chronibeize GAI et GAII de Hôchst, introduits par Rawilz 2 dans la technique histolog-ique. Ce sont des solutions de chromate d'oxyde de chrome, acidulées pour le GAI par l'acide chlorhydrique et pour le GAII par l'acide acétique. Le plus employé est le GAI : on l'étend à raison de 70 parties pour 130 parties d'eau distillée et on le conserve ainsi. Pour l'emploi, on le dilue encore de son volume d'eau distillée pour les pièces fixées par un fixateur chromique, et de 6 à 10 volumes d'eau distillée, pour les pièces fixées aux ]i(piides picri({ues. Le mordancage dure 24 heures à la température ordinaire et doit être suivi d'un lavage à l'eau, prolongé jusqu'à ce que celle-ci ne se colore plus. Ces mordants agissent comme oxydants : ils se combinent avec les parties réductrices des tissus et favorisent ainsi la coloration (Unna et Golodelz).

Il faut être très circonspect dans Temploi des [nordanls, surlout lorsqu'on débute dans les travaux de microscopie, parce qu'on obtient toujours une surcoloration, duc en grande partie à des précipités qui se forment dans les tissus. Il faut donc pratiquer une différenciation très soignée, de manière à éloigner tout ce qui est artifice de coloration et interpréter très prudemment les résultats obtenus.

Accentuateurs. — On confond souvent avec les mordants certaines substances qui favorisent les coloratious, sans toutefois participer à la combinaison qui se forme entre le colorant et Tobjet coloré; Mann a pris soin de mettre en garde contre cette erreur. Ces corps, qu'il nomme accentualcurs, exercent une action qu'il est impossible d'expliquer, mais qui rend de grands services, notamment en bactériologie.

Accentuateurs basiques. — l'^ Potasse caustique à 1 p. 1 000 : Bleu de Lœfller (p. 392). Elle est remplacée par le carbonate de potassium dans la solution d'Azur II de Giemsa (p. 389).

1 . Pour le mordançagc par le lanuin-tartre stibié, voir Ra\vitz, toc. cit., p. 382, note 1.

2. Anat. An=., Xf, p. 2C-1, 189:». — Ztschr. f. iviss. Mikr.. XI, p. r)03. 1805.

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