Pappenheim, loc. cit., p. 390, note
CHAPITUE XVII
Le carmin est un produit rouge pulvérulent, extrait de la Cochenille, c'est-à-dire du Coccus cacti, Hémiptère parasite d'un Cactus du Mexique. Le carmin provient seulement des femelles et n'existe chez elles que dans le corps graisseux et le vitellus des œufs. C'est essentiellement une combinaison d'acide carminique avec de l'alumine, de la chaux et des albuminoïdes. On peut donc préparer les colorants au carmin, en partant de la Cochenille, du carmin ou de l'acide carminique. 11 n'y a pas d'avantage à se servir de la Cochenille elle-même, nous passerons donc sous silence les colorants à base de Cochenille.
Le carmin est le colorant le plus anciennement employé en microscopie. Gôppert et Gohn paraissent avoir été les premiers à s'en servir en botanique en 1849. Ce n'est ([ue beaucoup plus tard, en 1863, qu'on commença à utiliser l'iiématoxyline et les couleurs d'aniline. Nos connaissances rationnelles sur les colorations par le carmin ne datent que des travaux relativement récents de Paul Mayer i (1892-1899) : grâce à lui, nous savons que l'alumine joue un rôle capital dans ces colorations.
Actuellement, le carmin est encore un de nos meilleurs colorants. Malheureusement, il ne se prête guère à la coloration des coupes à la paraffine, ni aux recherches cytologiques. Aussi est-il négligé par les débutants, qui font rarement de l'anatomie microscopiciue et s'orientent plut<H vers la cytologie, et par ceux qui font de la microscopie pratique, pour le diagnostic, car là encore ce sont les méthodes cytologiques (Romanovsky) qui triomphent. 11 ne faut pourtant pas oublier que le carmin donne des colorations nucléaires très fines et 1res précises et que c'est le meilleur colorant que nous possédions pour les objets entiers. Son emploi s'impose donc pour la coloration en masse des tissus, des embryons et des petits animaux, ainsi que des objets à dis-