Bémaloxijline ferrique de Heidenhain. — Pour Minchin
1. Jo crois qu'on pourrait aussi employer avec avantage le Bouin et le Duboscq- Brasil ; en efict, Mincliin a remarqué que le liquide de Mann, qui renferme de Tacido picrique et du formol, fixe mieux que le sublimé seul, et met notamment mieux en évidence les détails de la structure nucléaire.
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c'est la méthode de choix pour lélude des détails de structure des noyaux et de Tappareil locomoteur. Les frottis doivent avoir été fixés humides par le sublimé ou le Mann. Le principe est de prolonger les séjours clans le mordant et dans le colorant.
a. Le frottis, préalablement fixé, est d'abord plongé pendant une heure dans l'alcool absolu, puis passé par une série d'alcools, en descendant de 10 en 10 degrés jusqu'à l'eau distillée.
b. Mordaneage dans Falun de fer à 3,5 p. 100 pendant une nuit (voir p. 377).
c. Lavage rapide à Teau distillée.
d. Coloration dans Thématoxyline à 0,5 p. 100 pendant vingtquatre heures. On obtient cette solution en mélangeant parties égales d'eau distillée et de la solution suivante :
Hématoxyline 1 gr.
Alcool à 'OO 10 cm3
Eau dist 90 —
Les lamelles doivent flotter sur les solutions colorantes, et ne pas y être immergées.
e. Différenciation, qui est Topérationla plus importante. Après lavage à Teau distillée, iMinchin plonge la lamelle dans la solution d'alun de fer, jusqu'à ce qu'elle paraisse se décolorer; on lave alors à Teau et on examine à 400 diamètres. Si le karyosome apparaît nettement, la diflerenciation est suffisante, sinon il faut recommencer. Il est inutile de faire une coloration de fond.
Il est bon de préparer plusieurs lamelles et de les différencier inégalement, de manière à mettre en évidence divers points de structure. Plus la différenciation est poussée loin, plus le cytoplasme devient pâle.
Mincliin garantit luniformité des résultats obtenus, pourvu que le frottis n'ait pas séché et que la fixation ait été correcte. Lorsque le Romanovsky et l'hématoxyline ferrique donnent des résultats contradictoires, au point de vue de la structure nucléaire, c'est toujours à la métliodo au fer que l'on doit accorder confiance.
3. Méthode de Tworl. — Mincliin indique, d'après Twort, la manière de préparer le colorant : mélanger deux solutions à demi-saturées de rouge neutre et de vert lumière de Griibler dans l'eau distillée, verser lentement le vert dans le rouge, placé au préalable dans un vase très large; chauffer le liquide à + 30" ou 40". l^assembler le précipité par décantation, sans filtrer : le laver à Teau distillée et le sécher à + 37". On pèse 0,2o gr. de ce précipité, on triture avec un peu de sable blanc et on épuise par 100 cm-^ d'alcool méthylique, renfermant 5 p. 100 de glycérine.
Pour retnploi, on prend 2 parties de cette solution mèn; et une partie d'eau distillée; on colore pendant 1 heure, en ayant soin de mettre les frijttis face en dessous, pour éviter les précipités. Après coloration, on diiïérencie par l'éther ^lycériquo de (Jnna (p. 427) à 2 p. 100 dans Teau, pendant 1/2 ou 1 minute, puis on déshydrate par l'alcool absolu et on monte au baume. Les préparations doivent être fixées par un liquide renfermant du sublimé.
Cette méthode donne des colorations très délicates, mais qui manquent de contrastes. Elle ne convient pas pour les préparations de démonstration, mais, d'après Mincliin, elle révèle la structure du noyau, aussi bien que l'hématoxyline ferrique. Le noyau, le blépharoplaste et les granules chromatoïdes sont rouges, le flagelle et le périplaste sont verts, le protoplasme paraît verdâtre.
Expérim en ta tion .
1. Inoculation. — L'inoculalion des Trvpaiiosomes et des Trypanoplasmes consiste à prélever du sang chez Tanimal malade et à inoculer ce sang à un animal sain.
Lorsqu'il s'agit de Trypanosomes pathogènes et d'animaux très infestés, il suffit d'inoculer quelques gouttes de sang. Ainsi, pour transmettre de Souris à Souris les divers trypanosomoses des Mammifères, il suffit de sectionner l'extrémité de la queue d'une Souris malade, de prélever une ou deux gouttes de sang avec l'extrémité hien effilée d'une pipette stérilisée ' et d'inoculer imiTîédiatement ce sang dans le péritoine d'une Souris saine. Nous indiquons plus loin (p. 494) les précautions à prendre pour éviter les accidents, lorsqu'on opère avec un virus dangei^eux pour l'Homme.
Lorsque l'animal est très peu infesté el ne présente que peu ou pas de parasites à l'examen du sang, il faut prélever une quantité plus grande de ce liquide. On le recueille alors dans une solution de citrate de sodium à 1 p. 100, de manière à empêcher la coagulation. On a soin de préparer d'avance :
1. La solution citratée, stérilisée ou simplement bouillie dans un petit vase conique d'iîrlenmeyer ;