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HYMÉNOPTÈRES

L'élevage des Hyménoptères parasiles des Insectes nuisibles aux plantes cultivées (Gochenilles, Ghenilles, etc.) a été réalisé par un grand nombre d'entomologistes et d'agronomes américains et français ^. L'acclimatation de ces Insectes aux Étals-Unis (Galifornie, Texas, etc.), aux îles Hawaï, au Gap, en Italie, au Portugal, etc., a rendu des services énormes. On a pu sauver ainsi des cultures tout à fait compromises par des tléaux comparables au Phylloxéra, contre lequel on ne peut malheureusement pas lutter de la même

1. M. Langeron, Flore fossile de Sézanne, 3'' fascicule. Bull. Soc. hist. nat. d'Auiun, XV. p. 59-83, pi. III-A', 190-2.

2. P. Marchai, Utilisation des Insectes auxiliaires entomophages dans la lutte contre les Insectes nuisibles à Tagriculture. Ann. Inst. agronomique., (2) VI, in-8° de 74 p., 1907.

6d4 METHODES SPÉCIALES

façon. Ces succès remarquables ont été remportés pour la Canne à sucre, le Caféier, l'Oranger, le Citronnier, le Pommier, etc.

Le principe de Télevage est le suivant : on récolte les Chenilles ou autres Insectes parasités par les Hyménoptères et on les enferme dans des récipients (tonneaux, caisses, elc.) recouverts d'une toile métallique, assez fine pour laisser passer les Insectes auxiliaires utiles et pour empêcher de sortir les Papillons, les Coléoptères (Charançons), etc. Ces caisses d'élevage sont placées dans les cultures infestées : les Hyménoptères parasites éclosent, s'échappent et font leur œuvre. En quelques années, l'espèce utile est acclimatée et lutte avec efficacité contre les ennemis des cultures.

E. Brumpl a découvert, en France, un petit Hyménoptère parasite des nymphes à^Ixodes richius; c'est VIxodiphagus Caucurtei du Buysson, 1911 ^ L'étude biologique (pril en a faite lui a montré qu'il peut parasiter un grand nombre d'Ixodinés; il a pu, avec cet Hyménoptère, infester expérimentalement : Ixodes ricinus^ HxmophysaUs concmna et II. inermis^ Bhipicephalus sangu'ineus, Dermacentor reticulatu?> et D. venustus. Le résultat obtenu avec celte dernière espèce est |)arliculièremenl intéressant, parce qu'elle transmet une maladie morlelle pour l'Homme, la fièvre pourprée des Monlagnes Ilocheuses. P)rumpt propose ^ de tenter Tacclimatation de VJxodipharpis Caucurtei dans les Monlagnes Rocheuses, où il pourra très probablement trouver des conditions d'existence favorables. C'est la première fois qu'on propose un semblable moyen ])roi)liylactique en pathologie humaine ou animale. Les milliers de nymphes d'IxodidésqueBrumpt a pu facilement infester expérimentalement sur le Hérisson, avec des Ixodiphagus élevés en petits tubes isolés (fig. 193), permettraient d'avoir des élevages suffisamment importants pour tenter une expérience dans la nature.

Quelques jours après la piqûre de l'Hyménoptère, la nymphe prend un aspect spécial. Brumpt l'isole alors dans un petit !ube, et l'élève en cylindre Borrel (fig. 193), suivant la technique qu'il a préconisée pour les Tiques (p. 583). Quand il piévoit que l'éclosion des Insectes est proche, il infeste un Hérisson avec des nymphes de diverses espèces de Tiques et vide sur son dos les Ixodiphagus : ceux-ci vont alors insérer leurs œufs dans toutes les nymphes qu'ils rencontrent.

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