ANALYSE CHROMATIQUE ET MICROCHLMIE
1 p. 100 de naphlol a, acklilioniiée de deux gouttes de lessive de soude, puis, pendant cinq minutes, par une solution à i p. 100 de dimélhylparapliénylènediamine. Laver et examiner dans Feau ou la glvcérine. Colore les leucocytes de la série mvéloïde.
3. Distinction du protoplasma mort et vivant. — Gela revient à pratiquer les colorations vitales (voir à ce sujet p. 248, ainsi que la mi'tliode d'Achard et Ramond pour le diagnostic de la vitalité des leucocytes, p. 625).
Réactions spéciales.
Fer. — Il faut d'abord libérer ou démasquer le fer combiné, puis le caractériser. Pour démasquer le fer, on traite les coupes par l'alcool acide (acide sulfurique à 4 p. 100 ou acide azotique à 3 p. 100 dans l'alcool à 95°). On lave à l'alcool pur, puis à l'eau distillée et on traite pendant cinq minutes par un mélange à parties égales de fcrrocyanure de potassium à 1,5 p. 100 (fraîchement préparé) et d'acide chlorhydrique à 0,5 p. 100. Ou peut aussi faire ag-ir successivement ces deux réactifs (ferrocyanure suivi de glycérine chlorhydrique). Au contact du fer il se forme du bleu de Prusse (voir aussi p. 681). D'après Prenant, cette réaction est la plus sûre: elle réussit après tous les fixateurs et permet de faire ensuite des colorations, par exemple par la safranine. On peut employer aussi le sulfocyanure de potassium qui donne, avec les sels de fer au maximum, une coloration rouge intense et caractéristique.
Cuivre. — Après fixation par Talcool, le ferrocyanure de potassium donne une coloration rouge. La diphénylcarbazide est très sensible (Cazeneuve) et donne une coloration violette.
Phosphore. — Méthode de Mac Callum i : fixer les tissus par l'alcool et les traiter dix minutes, à 35", par une solution de molybdate d'ammonium acidulée par l'acide azotique, puis laver à l'eau. Il se produit du phosphomolybdate d'ammonium qui se colore en vert (oxyde de molybdène), au contact d'une solution fraîche de chlorhydrate de phénylhydrazine à 1 à 4 p. 100. Le molybdate seul ne donne rien avec ce réactif ou seulement une coloration brunâtre. Voir d'autres méthodes, p. 729.
Sels de calcium. — Autant ces sels sont faciles à caractériser macroscopiquement, autant les procédés microchimiques sont douteux et incertains. Un des meilleurs est celui de Grandis et Mainini - : surcolorer dans la purpurine en solution alcoolique, puis traiter par la solution de chlorure de sodium qui donne, au contact des sels de chaux, du chlorure de calcium. Ce dernier précipite la purpurine. On monte ensuite au baume. Il faut savoir aussi que l'hématéine colore en violet intense toutes les parties des tissus en voie de calcification.
Amidon. — La coloration bleue par l'iode (liquide de Lugol pur ou dilué) est trop connue pour qu'il soit nécessaire d'insister.