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Proc. Roy. Soc, LXIII, p

^2. Arch. ital. de biol., XXXIV, p. 73-78, 190Û.

Glycogène L — Ce corps prend, avec la solution iodo-iodurée, une coloration brun acajou caractéristique. Il faut employer des tissus fixés à l'alcool, à cause de la solubilité du glycogène dans l'eau.

L'iode peut être employé sous forme de gomme iodée (méthodes d'Ehrlich, de Brault) ou de glycérine iodée (Barfurth). La gomme iodée se prépare en ajoutant, à 200 cm^ de solution de gomme arabique, 1 gr. d'iode et 10 gr. d'iodure de potassium dissous dans 30 cm3 d'eau. La coupe, faite dans les tissus fixés à l'alcool et inclus ou non, est recouverte de gomme iodée. Après quinze minutes, on applique une lamelle sur laquelle on pose un poids. Les préparations sont permanentes, mais celles à la glycérine iodée ne le sont pas. On peut traiter de même le, sang en frottis desséchés ou simplement mélangé à la gomme iodée.

Driessen colore les coupes au carmin, déshydrate, puis colore le glycogène en trois à cinq minutes par le xylol iodé phéniqué. Pour préparer ce dernier, mélanger parties égales de Lugol et de xylol phéniqué (à 1 p. 3) et puiser avec une pipette le xylol iodé qui surnage. En cas de surcoloration, laver au xylol phéniqué. Monter au baume.

Fischer précipite le glycogène par le tannin à 10 p. 100. On y plonge pendant dix minutes, au sortir de l'alcool, des coupes à la paraffine de tissus fixés à l'alcool. Laver ensuite au bichromate de potassium, d'abord à 1 p. 100 qui permet d'éliminer le tannin, puis à 10 p. 100. On peut alors laver à l'eau, car le glycogène est devenu insoluble. Colorer à la safranine anilinée et monter au baume. Le glycogène seul est rouge brillant.

Dégénérescence amyloïde. — 1. Réaction de Viode. — La matière amyloïde se rapproche du glycogène par la teinte brun acajou qu'elle prend au contact de l'iode; mais elle s'en distingue parce qu'elle est insoluble dans l'eau, ne précipite pas par l'alcool et ne disparaît pas après la mort. On traite simplement les coupes ou les tissus par le Lugol et on observe dans l'eau iodée.

2. Réaction de Vacide sulfarique iodé. — L'acide sulfurique à 1 p. 100 fait virer au bleu violacé ou au noir verdàtre la teinte que le glycogène a prise au contact de l'iode.

3. Réaction métachromatiquc. — On peut utiliser aussi les propriétés métachromatiques de la matière amyloïde (p. 366); si on colore par le violet de méthyle ou de gentiane, les parties dégénérées sont rouges; avec la thionine et le crésyl violet RR elles sont bleues; avec le vert de méthyle, le vert d'iode, elles sont violettes. 11 ne faut pas oublier que la métachromasie peut disparaître par l'action de l'alcool absolu et que, pour le diagnostic de la dégénérescence amyloïde par ce procédé, il faut examiner les coupes dans l'eau, le sirop de lévulose ou le sirop d'Apathy. La topographie des lésions doit toujours être étudiée avec la méthode à l'hématéine-éosine.

Dégénérescence hyaline. — Ressemble à la colloïde, se gonfle par l'acide acétique, se colore par le carmin neutre. On peut la déceler par la méthode de Kiihne : les tissus fixés à l'alcool sont colorés, au sortir de l'alcool, dans un mélange de neuf parties de solution alcoolique saturée

1. Outre le travail de Prenant cité plus haut, voir encore les revues de Vastarini {Atti d. H. Accad. mecl.-c/iir. di NapoU, 1909) et de P. Mayer {Ztschr. f. îoiss. Mikr., p. 513, 1909).

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