VIII.] DU CRANE DU NEANDERTHAL
10 (1) que nous avons décrit dans notre précédent cha-
temps en temps, on peut observer ces divers caractères, ; ou réunis, sur des crânes modernes, et il n'est pas trèsie les rencontrer sur des individus vivants. MM. B. Davis, r-Blake, etc., en Angleterre et en Irlande, MM. R. Wa-
G. Busk, C. Vogt, Schaaffhausen, en Hollande, en lagne et en Danemark, Broca, Prûner-Bey, Gervais, etc., ance, ont recueilli des faits de ce genre (2). is la plupart de ces cas, les individus observés appartet à des populations chez lesquelles la race qui prédoà répoque des dolmens a laissé des traces profondes. le ces dolichocéphales néolithiques sont de race celtique quelques auteurs, il n'y a pas lieu de s'étonner qu on în certains écrits du Neanderthalois un Celte, ous suffit de constater que ce crâne ne s'écarte pas noient des crânes dolichocéphales parfaitement authenti- [u'ont fournis les dépôts quaternaires inférieurs. Comme il est dolichocéphale pur, son indice céphalique ^2 ; il est très-allongé, son diamètre antéro-postérieur t 200. La largeur de son front le place entre le crâne sheim et celui de TOlmo, puisque son diamètre frontal um égale 106 millimètres ; sa courbe frontale est de illimètres, la courbe pariétale de 119 millimètres et la
occipitale de 51 seulement, nt à la capacité cérébrale, elle est évaluée à 1,220 cenïs cubes environ. Toute comparaison nous est interdite ^ard avec d'autres crânes de la même époque, le seul [ui se prête au cubage n'ayant pas pius été décrit à ce le vue qu'à beaucoup d'autres.
Buîl. Soc. Anthrop. de Paris, 2» sér., t. III, p. 116-li7. Davis, De la valeur réelle de la forme spéciale d*un fragment de crâne .ns la caverne de Neanderthal. {Bull. Ânthrop. de Paris, t. V, p. 708, Carter-Blake, On certain simious Skulls, with espécial référence to a % Louth in Ireland. (Mem. of the Anthrop, Soc. of London, t. H, p. 74. Huxley, trad. cit., p. 3i2.— Conyr. Intern., 2* sess., Paris, 1867, p. 420. 's Archiv.f 1858, pi. XVII.— Prûner-Bey, Réplique à M. B. Davis au sujet
de Neanderthal. {Bull. Soc. Anthrop., t. V, p. 776). — Gervais, op. cit., — Etc.
BAHT. — PÀLÉONT. DUH. iC
2i2 RÉSUMÉ. [GivkP. VIII.
Il nous reste deux mots à dire des os des membres de rhomme du Neander, que l'on conserve à Elberfeld. Caractérisés par une taille et une épaisseur presque exceptionnelles, et par un développement extraordinaire des saillies et des impressions musculaires, ils nous apprennent que rindividu auquel ils ont appartenu était d'une force peu commune ; mais ils ne s'écartent en rien du type européen, ce qui confirme l'opinion exprimée par un grand nombre d anthropologistes et à laquelle nous nous rattachons, savoir que l'homme du Neanderthal, tout en présentant certaines exagérations anatomiques qui le rapprochent des anthropomorphes, doit être considéré comme appartenant à la première race dolichocéphale dont nous avons constaté la présence en Europe, dès la formation des plus anciens dépôts quaternaires inférieurs.
Réflomé.
Là se bornent malheureusement les renseignements que nous possédons sur l'anatomie de l'homme des cavernes. Un crâne incomplet, deux maxillaires inférieurs et quelques os des membres, sont les seules reliques que nous ont laissées les troglodytes de cette époque. Quelque insuffisants que soient ces matériaux de reconstitution, il nous a été possible de les rapprocher de ceux qu'ont fournis les dépôts des fleuves précédemment étudiés, et de conclure de notre comparaison que les deux races représentées d'un côté se trouvent également de l'autre ; le crâne de Neander étant comparable à ceux d'Éguisheim, etc., la mâchoire de la Naulette corres- , pondant exactement, sauf en ce qui concerne les dimensions, | à celle de Clichy.
L'industrie spéciale de ces derniers indigènes qui, nous le verrons plus loin, sont probablement les ancêtres des brachycéphales de l'âge du renne, nous deviendra familière par l'étude de certaines cavernes du troisième groupe qui clora le prochain chapitre. Quant à présent, il est impossible de la distinguer de celle des dolichocéphales qui,