CONSIDÉRATIONS ETHNOGRAPHIQUES
cavernes, comme dans les alluvions, se manifeste ation de nombreux instruments en pierre de rmes, toujours identiques à eux-mêmes, et suscepe classification morphologique que nous avons prét détaillée. Haches et pointes de lances, disques, rattoirs, os incisés, etc., etc., se trouvent dans les u second groupe, comme dans les aliuvions de bas Elles deviendront rares plus tard, quand les veaux se formeront et que se rempliront les grottes ûe groupe. A la petite race que nous avons vue à Clichy vers la fin de Tâge que nous venons se juxtaposera une troisième race, d'origine non onnue que celle des deux précédentes, race puis- Grenelle, Cro-Magnon, Engis, etc., nous fourniront s de reconstituer d'une manière bien plus complète n'avons pu le faire pour la race dont nous venons ir les rares débris.
ConalilératloïKi ethnographliiaea.
le progrès que Tétude des époques précédemment ous avait permis de suivre dans son développement es continu, trouve encore sa vérification dans le de Tâge que Ton vient de parcourir et de ceux qui incé dans le temps. Appliquant encore ici les règles aphie que nous avons précédemment employées, us cette fois chercher nos termes de comparaison 3 populations océaniennes, placées un peu moins l'échelle des races humaines que celles dont nous kédemment étudié les mœurs et les usages. Chez ces s nous retrouverons des instruments de pierre tra* xi nous rappelleront nos stations-types de France ou erre; nous rencontrerons chez eux les os grossière- Usés de diverses manières, les cailloux percés, portés 3 d'ornements. Si enfin nous rapprochons de leurs es conservés dans nos collections, les pièces plus ou
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moinâ mutilées que nous possédons des anciens Européens, nous trouverons une certaine analogie entre ces divers hommes, si éloignés qu'ils soient d'ailleurs par la race, par l'espace et par le temps.
Prenons deux instruments très-répandus à Tâge du mammouth et du grand ours, la hache d'Abbeville, par exemple, et la pointe de lance du Moustier, nous allons voir ces deux formes, ou du moins des formes très-voisines de celles-ci, aux mains des sauvages océaniens contemporains. La hache d'Abbeville est représentée dans l'outillage de certains Australiens relativement civilisés, par une pierre taillée sur le même modèle qu'elle-même. Il n'y à entre ces deux instruments qu'une différence : savoir, que le bord tranchant de larme australienne est obtenu par frottement et n'est coupant qu'à une extrémité, tandis que sur la hachette amygdaloïde de la Somme, le bord est le résultat de fractures répétées, produites par des chocs successivement appliqués sur loute la périphérie de l'arme. La pointe du Moustier est encore utilisée de nos jours par les Nouveaux-Calédoniens, et les figures 32 et 33, empruntées aux Reliquiœ Aquitanicœ (1) prouvant que de la pointe quaternaire d'Europe à la pointe actuelle de la Nouvelle-Calédonie la différence n'est pas grande. Le mode d'emmanchement devait être chez nos hommes fossiles ce qu'il est encore chez les sauvages de ce dernier archipel.
Pénétrant plus loin encore dans l'étude des mœurs de ces populations, nous verrions les Maoris entailler les os du moa comme nos ancêtres incisaient ceux du rhinocéros, de l'ours des cavernes, du grand chat, etc., nous trouverions au cou des indigènes de différentes terres australes les cailloux perforés du diluvium de la Somme ou de la Seine, joints à des morceaux de bois, des os, des dents percées, etc.
Ces sauvages sont d'ailleurs tous dolichocéphales ; ils ont un frontal assez bas, étroit et plus ou moins fuyant, s'appuyant sur des arcades sourcilières développées, un pariétal
(l) Voyez plus haut, p. IdO.
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étendu, parfois déprimé dans son quart postérieur et un occipital saillant en arrière; leur prognathisme est énorme, ce qui leur donne un menton fuyant (fig. 44, tï9 2). Enfin, leurs molaires, armées fréquemment de cinq tubercules, vont quelquefois en augmentant de la première à la troisième. Nous avons signalé ces diverses dispositions plus ou moins accentuées sur les fragments osseux quaternaires dont nous avons tracé plus haut la description.
On ne se méprendra pas sur la signification à donner à ces rapprochements. Nous sommes très-éloigné de partager ropinion, quelquefois exprimée, qui fait des hommes contemporains des bas niveaux fluviatiles de véritables Océaniens. Nous avons déjà dit que nous les considérions comme des Européens, ancêtres de diverses populations qui vivent encore dans cette partie du monde, mais comme des Européens qui n'étaient encore parvenus à cette époque qu'au degré de civilisation relative dont jouissent encore sous nos yeux les peuples plus jeunes ou moins perfectibles de Tocéan Pacifique, dont on a dit avec beaucoup de raison qu'ils sont pour nous ce que sont pour le paléontologiste l'opossum et le paresseux (1).
(i) Lubbock, le8sauvafe$ modernes* {Vhommê (ivant Vhistoire, cb. xi.)