HABPOHS, POINTES DE FLÈCHES
pes de harpons, l'un à crochets lisses, unilatéraux , l'autre à crochets doubles, sillonnés, ont été trouvés ;ies. Notre figure 63 montre un fragment de cette se- 'ariété, encore engagé dans sa gangue.
Fig G3
- Fragmtnl de brèche des Eyzi
un liarpun
a tiré de cette même brèche de petits corps fusiformes is de renne, droits ou un peu courbés latéralement, qui ant semblé, quelques uns d'entre eui au moins, destifournir tout à la fois une pointe terminale et une pointe 'ente à une hampe sur l'extrémité de laquelle on les ittissait un peu obliquement. D'autres, qui portent des côtés des encoches régulièrement espacées, pourraient avoir servi d'axe à de petits harpons dont quelque autre re, la dent d'un poisson, par exemple, aurait fourni les ets (1).
nous reste à dire quelques Mots des gravures des
304 GRAVORES SUR OS. [Chap. X.
Ëyzies. Les descriptions qui précèdent nous ont fourni l'occasion de montrer Tart évoluant à son origine, comme Tindustrie elle-même, par des progrès lents et graduels. Rudimen taire et enfantin, il va tenter de reproduire les formes qui le frappent dans la nature qui l'environne. Son dessin, sa gravure, un os ou un bois de renne les reçoivent tout d'abord, les lignes en sont indécises et la précision en est exclue. Mais le type a changé, et l'artiste primitif a conquis l'assurance ; son trait devient ferme et vigoureux dans les contours principaux, tout en demeurant fin et léger dans les lignes accessoires. Il a même compris le parti qu'il va pouvoir tirer de quelques ombres convenablement placées ; sur la petite figure de bovidé, par exemple, recueillie aux Eyzies (1), les
Fig. 6(3.
Fig. 66. — Gravore sar schiste qaartzifëre de la grotte des Ejzies.
touffes de poils, indiquées sur différentes parties du corps, sont réparties de façon à produire un remarquable effet. La saillie du nez, l'enceinte de l'orbite, la naissance du membre antérieur, sont ainsi/endues par quelques traits intelligemment disposés.
Cette habileté relative n'est pas toutefois assez grande encore pour triompher de certaines difficultés, de celle par exem-
(1) Reliq. Aquilan. Deseripl, of the PI, p. 14, elB, pi. II, fig. 4.
] GRAVURES SUR PIERRE. lù&
le présentent au travail les matières dures. £t lorsque 3 aborde aux Eyzies pour la première fois la gravure Tre (fig. 66), Texécution reste bien inférieure à celle de Yure sur os. Tenté plus tard et moins souvent, le tra- ! la pierre restera longtemps inférieur, grotte des Eyzies a donné deux plaques de schiste dur ide quartzifère), gravées soit avec la lame aiguë d'un aillé, soit avec la pointe d'un cristal de roche t dont nous les preuves, disent MM. Lartet et Christy, que ces abois savaient faire usage. »
/une do ces plaques, dont on voit ici la reproduction 6], nous est parvenue incomplète, et elle ne nous montre [lie la moitié antérieure du corps d'un animal probableherbivore et dont la tête aurait été armée de cornes, t du moins qu'on en peut juger par les lignes assez ses de cette gravure qui laisse d'ailleurs beaucoup d'in- Lon quant à la détermination générique de cette forme aie (1)
r la seconde plaque on distingue assez bien une autre à naseaux bien accusés et à bouche entr'ouverte, mais les lignes postérieures sont en grande partie effacées par t d'un frottement en apparence artificiel et postérieur avail de la gravure. En sorte que l'incertitude des rap- . zoologiques resterait même plus grande que dans le eau précédent, à moins qu'on ne pût rattacher à cette comme l'a suggéré M. H. Milne-Edwards, une grande Le figurée sur le côté et dont la direction et les digita- ) profondes rappelleraient assez bien l'empaumure du bois élan (2).
côté de la station des Eyzies, caractérisée paléontologi- (Dent par l'abondance des animaux émigrés et la rareté animaux éteints qui sont encore au nombre de deux, ar-
Éd. Lartet et H. Christy, Vhomme fosHle dans le Pétigord, {Ancienneté de me. Appendice, p. i55-i5d, et fig. 5, reproduite ci-contre.) Id., ibid, — Voyez plus haut, p. 151.
HAMY. — PALÉONT. HUM. 20
300 GROTTES DE MASSAT. [Cmip. X.
chéologiqneaient par les couteaux et les grattoirs, les aiguilles et les harpons, les gravures sur os et sur pierre, doivent prendre place, ce nous semble, les cavernes de Massât, exploitées par MM. Fontan, Audieme, E. Lartet et Garrigou, de 1858 à 1866.
Fig. «8. Fig- W-
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