‹ Précis de paléontologie humaineChapitre 29 sur 40 · TYPE DE LA MADELEINE · texte numérisé non relu

TYPE DE LA MADELEINE

3urs ont recueilli, entre autres objets de parure, des mammifères et de poissons percées, et des coquiliaulans ou des mers actuelles.

Type d« la JHadelalne.

les différents gisements que nous venons de passer e, la prépondérance appartenait encore auxinstru- ^ pierre taillés sur des modèles toujours lesmémes, etc. , ers, quelques-uns au moins, à l'Age intermédiaire que versons, en nous rapprochant lentement du terme d ) voyage à travers le passé. Notre type des Eyzies était isé par ces divers silex, auxquels l'homme avait joint matériel industriel et artistique en os, en pierre, etc. type de la Madelaine, ou du moins dans les stations complètes de ce type, le .travail de Tos jouera un rôle ip plus important, et ses produits plus nombreux lussi plus remarquables. £n même temps le progrès le s'accentuera, la gravure sera généralement meilleure ilpture sur Tos et sur la pierre fera son apparition, ifférentes considérations de Tordre archéologique nous iduit à placer ici le type de la Madelaine^ qui, au point de la paléontologie, appartient, aux mêmes temps qui fleuri les populations des Eyzies, etc. Il ne nous apt pas de décider si les stations du type nouveau que Ions décrire sommairement, sont ou ne sont pas plus les que celles du type qui vient d'être étudié, les difs que nous avons signalées entre le premier et le see ces groupes pouvant être mises sur le compte de ^té industrielle ou du goût artistique relatifs des divers ytes et pouvant même être attribués à des influences

3 savons, en effet, qu'au moment qui correspond au Àurignac dans l'âge de transition dont nous aurons t terminé l'étude, deux races vivaient côte à côte, dans itrées. Or il est vraisemblable, d'après le fragment re-

314 LA MADELAINE. SILEX ET OS TRAVAILLÉS. [Chap. X.

cueilli par H. Lartet, auxEjzies, que les chasseurs de cette grotte appartenaient à la petite race, et d'autre part, il est certain que les ossements du dépôt de la Aadelaine se rattachent à la grande race de Grenelle et de Cro-Magnon avec laquelle certains fragments d'Aurignac ont d'ailleurs tant de point de ressemblance.

La station de la Madelaine (fig. 42, n^ 3) est située sur la rive droite de la Vézère, au pied d'un escarpement à peu près vertical, à 25 mètres environ du cours d'eau et à 6 mètres audessus de son niveau. Le dépôt ossifère s'étend de 15 mètres environ le long des rochers, il a 7 mètres de large. Son épaisseur moyenne est de 2 mètres 50, mais dans certains endroits elle dépasse 3 mètres (1). Les ossements humains dont nous parlions tout à l'heure ont été trouvés au milieu de ce dépôt et à une certaine profondeur. Ce sont un fragment de frontal, une moitié de mâchoire et plusieurs os longs d'un grand sujet qui ressemble anatomiquement aux troglodytes de Gro- Magnon.

La station-abri de la Madelaine contenait des silex taillés en grand nombre, mais de formes moins variées que ceux des Eyzies ; c'étaient surtout des couteaux et des grattoirs (fig. 58) (2). MM. Lartet et Christy y ont découvert deux de ces cailloux de granité à concavité supérieure dont il a été question un peu plus haut (3). Tout l'intérêt se concentre ici sur les instruments en bois de cervidés, et surtout sur les nombreux os à gravures que ces deux célèbres observateurs ont publiés dans le grand ouvrage auquel nous avons fait tant d'emprunts.

Nous connaissons déjà les formes affectées par les outils et les armes en os et en bois de renne ; comme aux Eyzies, au Chaffaud et ailleurs, ce sont encore des harpons, à trois quatre, cinq, six et même sept dents tantôt pleines, et tantôt creusées d'une rigole, récurrentes de chaque côté de Taxe de

(1) Éd. Lartet et H. Christy, L'homme fostile dans le Périgord. {Ancie»i^ as Vkomme, Appendiee, 1864, p. i60.)

(2) Reliq. Aquitm,, A. pi. VII, XV, XVI.

(3) id., ibid., A, pL XXIII.

OBNEHKNTS DB S08PENSION, 318

1), d'autres harpons qui n'ont de crochets que sur un ^ui pourraient bien n'être autre chose que k moitié ,rument de pèche bien connu qu'on nomme /'ouafle(2), ites de dard (3}, des aiguilles, etc. , etc. Les ornementa i canines ou des incisives perforées de loup, de renard, ]uetin, de renne, de sanglier; des coquilles fossiles jnt percées d'un ou de deux trous (cyprœa, peclunculus 'is, arca Breislaki), etc. (4); des bois de renne enfin i moins ornementés, que MM. Lartet et Christy ont irement nommés bâtons de commandement (5) et dont cimen malheureusement mutilé est sous les yeux du (fig. 71).

Fig. 71.

lingulier insigne est formé d'un bois de renne coupé à îtite distance au-dessus., et au-dessous de la naissance ndouiller. Au point de convergence des trois cylindres : ainsi isolés du reste du bois, l'artisan quaternaire a un trou circulaire, puis il a encadré ce trou d'une sorte ngle concave, et sur la plus longue branche de la pièce rave avec une saisissante vérité la tête d'un cheval. agnifique atlas des Reliquiœ AqtiUanicw renferme les

tliq. AquUmi., B. pi. lelXlV.

r. Niisson, op. cit.,p\.lV.~ Reliq. Aquilaa., B. pi. \W.

)id.,B. pi. IX et X.

M., B. pi. V.

)id., Daaipl.oftlitpl., p. 30-31.

UATO.NS DE COHUANDEHENT. [Catf. X.

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