III.— FONCTION RESPIRATOIRE
Avant d’étudier l’état du poumon et son fonctionnement, il est nécessaire d’examiner au moins rapidement les voies aériennes supérieures et de se rendre compte s'il ne se rencontre pas de lésions des fosses nasales et surtout du larynx.
Quand il existe un obstacle au passage de l’air dans les fosses nasales, on voit habituellement le malade respirer par la bouche ; il dort la bouche ouverte, il ronfle en dormant et se plaint de sécheresse de la gorge le matin au réveil, d’écoulements anormaux, catarrhes, suppurations, hémorragies. De plus la voix devient nasonnêe, subit des altérations caractéristiques.
Ajoutons aux troubles de la respiration et de la voix, des troubles de l’odorat, auriculaires, oculaires même, et disons enfin que l’examen direct par les méthodes ordinaires dont disposent les spécialistes permettront toujours, en cas de doute, de reconnaître l’obstacle.
Le larynx est le siège de nombreuses altérations pathologiques qui sont des causes immédiates de gène respiratoire. Là encore une symptomatologie très spéciale permet de reconnaître que le larynx est en cause : La dyspnée, accompagnée de bruits respiratoires, ronflement guttural, cornage, le tirage sus ou sous-sternal, les accès de suffocation, les troubles de la déglutition et surtout les modifications de la voix et du timbre de la toux sont les principaux symptômes qui attirent l’atlenlion du côté du larynx, ils doivent être corroborés en cas de doute par l’examen direct à l’aide du miroir.