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I. ignés rouges = lignes de repère

Lignes l.leues = largeurs des différentes parties .le I estomac. ^

Lignes ponctuées = distances des limites de l'estomac aux lignes .le reprre.

du bord inférieur de la cinquième cote, et sui la ligne inami entre la sixième et la huitième.

aire

PATHOLOGIE GÉNÉRALE DES APPAREILS

L espace de Iraube, dont la percussion est si importante au cours < es épanchements pleuraux et dont le tympanisme normal est dû à la grosse tubérosité de l’estomac, est limité en bas par le rebord des fausses cotes gauches, en liant par une ligne courbe à convexité supérieure allant depuis l’extrémité antérieure de la cinquième côte jusqu’au sommet de la dixième en arrière; sa hauteur est de huit

centimètres, sa longueur de onze centimètres.

La limite inférieure de l’estomac, pour Guttmann, se trouve à égale distance de l’appendice xiphoïde et de l’ombilic. Nous avons vu que, pour M. Bouchard, un estomac normal ne doit pas clapoter au-dessous du milieu d une ligne étendue des fausses côtes à l’ombilic.

Le pylore, qui peut être palpé dans certains cas, se trouve, selon Luschka, au point d’intersection d’une ligne suivant le bord droit du sternum et d’une ligne horizontale passant par l’extrémité antérieure du cartilage de la huitième côte.

Auscultation.— Elle est peu employée pour l’examen de l’estomac; c’est au moment de la déglutition qu’on doit la pratiquer; à ce moment 1 oreille appliquée dans la région sternale ou vertébrale entend deux bruits, le premier ressemble à un gargouillement, l’autre qui le suit immédiatement donne plutôt l’impression d’un silflement, d un glouglou, il est dû à la pénétration du liquide à travers le cardia, alors que le premier correspond à la déglutition pharyngo-œsophagienne. Ces bruits sont d'ailleurs inconstants et variables; les modifications (prolongation ou suppression) du second peuvent faire penser à un obstacle au niveau du cardia.

Insufflation. — L’insufflation en distendant l’estomac, rend son contact avec la paroi abdominale plus immédiat et ses contours plus facilement appréciables. Elle se pratique à l'aide de la sonde et de la soufflerie de l’appareil de Richardson, ou par l’ingestion de poudres effervescentes (bicarbonate de soude et acide tartrique). -Après insufflation, l’estomac se dessine [parfois assez nettement sous la paroi abdominale, il est possible alors de reconnaître la position du pylore

Fig. 104. — Percussion de l’estomac (Palasne de Champeaux).

FONCTION DIGESTIVE

et de sentir dans certains cas des tumeurs qui auraient échappé a l’investigation sans ce procédé.

Sondage. — Il rend les plus grands services en pathologie gastrique. II s’opère en introduisant un large tube de caoutchouc dans l’estomac ; un point de repère tracé sur le tube sert à reconnaître le moment où l’extrémité inférieure a pénétré dans la cavité stomacale. A ce moment, soit en faisant tousser le malade, soit en pratiquant l'aspiration à l’aide d’une poire de caoutchouc, on peut retirer le contenu de l’estomac.

Grâce à cette méthode on reconnaît si l’estomac à jeun contient encore des aliments ou du suc gastrique et l’on étudie après le repas d’épreuve le chimisme gastrique en analysant le liquide retire.

Éclairage de la cavité gastrique. — Pratiqué par Einhoin, Heryng et Reichmann, il consiste à introduire dans l’estomac une source lumineuse intense et à rechercher ensuite par transparence les contours de l’organe. Ce procédé, connu sous le nom de gastrodiaphanie, s’emploie tout naturellement dans une chambre obscure et nécessite l’introduction dans l’estomac d’une certaine quantité d’eau. 11 est d’une pratique délicate et sujet d ailleurs à des erreurs d’appréciation.

La gastroscopie, essayée par AI ikulicz, devrait renseigner sui état de la muqueuse gastrique, sur l'existence de tumeurs, etc. Cette méthode n’a pas encore donné de résultats entièrement satisfaisants.

Les rayons X, qui donnent des renseignements si précieux au cours de manifestations pathologiques de la cavité thoracique, sont loin d’être aussi précieux pour l’étude des organes abdominaux.

Chez l’enfant, cependant l’estomac est assez tacitement explorable par les rayons de Rontgen et plusieurs auteurs ont pu suivre sur l’écran les contours, les changements de position de 1 organe, ses mouvements pendant les temps de la respiration, ses change-

ments de forme pendant la digestion.

L’estomac de l’adulte se prête beaucoup plus difficilement à 1 etude par les rayons X, mais cependant, après ingestion de bismuth, l'organe peut être exploré. Cette méthode n’est évidemment pas a la portée de tous, mais elle a déjà donné des résultats intéressants entre les mains de Williams, de Roux et Balthazard, Leven et Laret,

Cerné (1), etc.

Exploration physique de l intestin.

Inspection. — Elle laisse parfois deviner chez des sujets maigres la forme de l'intestin quand celui-ci est animé de mouvements

(1) CernI et Delà forge, La Radioscopie clinique de l'Estomac, 1908, 1 vol. in-16 (Actualités médicales).

rM~J PATHOLOGIE GÉNEKALE UES APPAREILS.

péi istaltiques. Dans ce cas, des ondulations dessinent assez bien les contours de l’intestin; elles peuvent apparaître spontanément ou

bien elles sont occasionnées par une excitation légère déterminée parle médecin.

Le phénomène appartient surtout à l’intestin grêle et se voit en particulier très nettement quand il existe une occlusion sur son parcours; dans ce cas les contractions péristaltiques sont surtout visibles en amont de l’obstacle dont le siège peut être ainsi indiqué par elles. Les saillies généralisées et les saillies localisées de l’abdomen sont assez souvent les signes d’une distension générale ou locale de l’intestin.

, Les rétractions parfois excessives de l’abdomen, le ventre en bateau s expliquent au contraire par un spasme généralisé de la musculeuse de l'intestin; des exemples très nets en sont fournis parla méningite, la colique de plomb.

Palpation. — Elle doit être pratiquée, le sujet étant dans la position horizontale, en ayant soin, comme pour toute palpation abdominale, de lui faire relâcher les muscles de la paroi en mettant les cuisses en flexion légère et en le faisant respirer largement la bouche ouverte.

La tosse iliaque droite est souvent le siège d'un boudin dur, de direction oblique ou presque verticale, formé de matières fécales; il est nettement perçu chez beaucoup de gens constipés; parfois les matières fécales contenues dans le cæcum sont représentées par des billes dures ou scybales que la main sent également à travers la paroi.

Les matières contenues dans 1 S iliaque sont reconnues d’une façon analogue par la palpation de la fosse iliaque gauche.

Dans 1 appendicite, la palpation doit être faite avec beaucoup de prudence; elle permet de sentir, dans certains cas, au point de Mac Ru rnev r entre 1 ombilicet l’épine iliaque antérieure etsupérieure, une petite masse allongée qui répond à l’appendice ou à l’inflammation péri-appendiculaire ; souvent cette palpation profonde est impossible, soit que la paroi abdominale se défende au moindre contact, soit qu’une plaque, un plastron péritonéal masque les phénomènes profonds.

Le gios instestin vide et rétracté donne à la main qui le palpe I impression d’une corde tendue dans la cavité abdominale : corde colique transverse, corde ifiaque gauche.

Les gargouillements que l’on provoque par le palper bimanuel de I intestin sont dus à la collision des liquides et des gaz qu’il contient : ils s’observent dans la diarrhée; ils se rencontrent fréquemment dans la fosse iliaque droite au début de la fièvre typhoïde ; ils existent surtout au niveau de l’S iliaque dans la dysenterie.

FONCTION DIGESTIVE

('/est encore par la palpation que sont reconnues les tumeurs de l’intestin grêle et du gros intestin. Les masses ganglionnaires, qui atteignent parfois un volume considérable (carreau, etc.), siègent dans le mésentère et sont trouvées plutôt dans la région de l'ombilic.

La palpation de l’intestin provoque de la part du malade des symptômes sensitifs douloureux qui constituent des indications précieuses. La douleur qui apparaît à la palpation est dilluse ou localisée; dans ce cas son siège précis est une indication de lésion de telle ou telle région de l’intestin; le point douloureux de Mac Burney dans l’appendicite, parmi ces douleurs localisées et révélées par la palpation, est l’un des plus nets.

Percussion. — La percussion de l’intestin fournit des résultats variables suivant que sa cavité est distendue ou non par des gaz; quand ceux-ci sont très abondants, elle donne de l'hypersonorité, du tympanisme.

La percussion est une méthode qui s'emploie toujours combinée avec la palpation et qui, seule, n'apporte que des renseignements insuffisants.

Auscultation. — Les burboryijines t\ue permet d’entendre l'auscultation sont dus au mélange des liquides et des gaz et sont provoqués parles contractions intestinales. Ce renseignement, d’ailleurs, ainsi que ceux que peut fournir l’auscultation sont de peu de valeur.

Insufflation. — L’insufflation de l’intestin, de même que celle de l’estomac, peut se pratiquer soit à l’aide de l’introduction de poudres effervescentes, soit avec la poire d’une soufflerie. Elle fournit quelques indications sur l'étatdugros intestin; pratiquée successivement après celle de l’estomac, elle peut servir à établir, en cas de doute, si une tumeur appartient au côlon transverse ou à l’estomac.

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