‹ Précis de pathologie généraleChapitre 65 sur 112 · IV. Toxi-infections · texte numérisé non relu

IV. Toxi-infections

a) Intoxications. . .

VARIÉTÉS DES PROCESSUS MORBIDES

bOO

b) Infections \ a[guëS (ex’ : lièvre typh°ïde).

( chroniques (ex. : tuberculose).

c) Auto-intoxications (ex. : urémie, éclampsie, surmenage; les unes et les autres pouvant être aiguës ou chroniques).

Des critiques peuvent être faites à cette classification, de même qu a la plupart de celles qui ont été proposées, on pourrait par exemple ranger les auto-intoxications dans le troisième groupe aussi bien et peut-être mieux que dans le quatrième.

11 est d’autre part évident que les symptômes varieront suivant les localisations des processus, qu’il s’agisse de dystrophies élémentaires ou de toxi-infections, dans tel cas les troubles circulatoires prédomineront, dans tel autre ce seront des accidents respiratoires, etc... et de nouvelles subdivisions pourront être établies suivant les localisations.

Les processus morbides peuvent atteindre le fœtus dans l’utérus de la mère, touchant en même temps ou respectant cette dernière, créant parfois ainsi des maladies congénitales. Les maladies créenl encore chez les parents des aptitudes, des lares nouvelles qui se transmettent aux enfants et se développent à un moment plus ou moins éloigné de celui de la naissance.

A côté des maladies proprement dites qui doivent être considérées comme le résultat d’un processus actif évoluant lentement ou rapidement, il faut faire une place à un groupe de troubles qui ne sont plus des maladies en activité mais les conséquences tardives de maladies. Ce sont en quelque sorte des infirmités. Par exemple une insuffisance initiale, résultat d’une localisation infectieuse guérie sur la valvule auriculo-ventriculaire gauche, est une véritable infirmité, de même qu’une fracture de l'humérus ayant laissé un cal vicieux. Il en est de même d’une paralysie infantile par lésion médullaire cicatrisée, très différente d’une myélite en évolution ; il en est de même d’une lésion guérie du faisceau pyramidal laissant une hémiplégie. Il est nécessaire encore de distinguer un état démentiel, qui est une infirmité, d’une maladie mentale en évolution, d’une paralysie générale progressive par exemple.

De toutes les maladies que nous avons mentionnées, plusieurs nous sont déjà connues; nous avons étudié les intoxications, l’infection dans la première partie, nous avons parlé îles réactions nerveuses, des auto-intoxications dans la troisième, nous désirons nous arrêter dans cette dernière partie sur les maladies héréditaires, les maladies

de la nutrition, les troubles de la calorification, réservant encore un chapitre spécial pour les particularités pathologiques qui caractérisent chaque époque de l’évolution de l’homme.

Page 1