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x 4,8 = 240,7 calories

Soit au total 2.150,5 calories.

11 suffit de diviser ce chiffre par le poids en kilogrammes de l'individu pour savoir le nombre de calories par kilogramme, et par vingt-quatre heures.

Si l’on désirait connaître seulement la quantité d’azote total ou d’albumine détruite et cela simplement d’une façon approximative, on pourrait employer le procédé rapide qui consiste a chercher la quantité d’urée par la méthode gazométrique à l’hypobromite. Un multiplie le poids d urée obtenue parl,13ou 1,14, ce qui donneà peu près le poids de l’azote total, exprimé en urée. D autre part, 1 gramme d urée correspondant à 2,91 d'albumine, le chiffre d'azote total est multiplié par 2,91, cequi donne la quantité d’albumine désassimilée. Mais, nous insistons encore sur ce point : ce procédé est imparfait.

Les organes et les tissus résistent inégalement à l'inanition ; il

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y a une sorte de hiérarchie dans leur force de résistance: le système nerveux, le cœur sont à peine effleurés pendant l’inanition, ils lestent presque intacts jusqu’à la (in au milieu de la faillite générale. Le tableau donné par Voit, qui concerne un chat mort de faim, est très intéressant à consulter au point de vue de cette hiérarchie dans la résistance à l’inanition.

La perte de poids des tissus et des organes était la suivante :

Perte de poids.

Graisse 37 100

“ate 66,7

T oie 53 7

*Iuscles .7.7 30.5 -

Sang . 27

Intestins, poumons, pancréas 47

Us 13

Système nerveux central 3 2

Cœur

lies rapidement, au début du jeûne, les réserves en hydrates de carbone (glycogène) sont consommées, et l’organisme ne vit plus alors que sur ses graisses et sur ses matières albuminoïdes. Cellesc. sont brûlées assez abondamment au début si l’alimentation qui a précédé le jeûne a été riche en matière azotée; dans les jours qui suivent, la consommation des albuminoïdes devient moins grande et se maintient longtemps au même taux.

Plus l'organisme était riche en graisse au début du jeûne, moins il y

a d albumine détruite; les tissus brûlent le minimum d’albumine et complètent autant que possible le nombre de calories nécessaires par la combustion de la graisse.

Quand la graisse s’épuise, la consommation d’albumine augmente et comme elle est la substance active, la matière vivante par excellence, sa destruction entraîne des accidents graves et la mort.

En dehors de l’amaigrissement on note, de la faiblesse musculaire et cardiaque, de la diminution des sécrétions, en particulier de la sécrétion urinaire, les urines étant fortement acides. La sécheresse de la bouche est un signe précoce; on a signalé de l’anémie, des accidents cutanés, escarres, gangrène, des infections sanguines ; le délire est fréquent ; le coma termine la scène et au moment dé la mort la température est très abaissée (20° à 30°).

lous ces accidents sont retardés beaucoup si l’animal ou l'homme qui succombent à l'inanition peuvent boire. Les sécrétions se font mieux grâce aux boissons et le lavage de l’organisme combat l’autointoxication.

Un lait très intéressant a été mis en lumière par M. Bouchard :

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l’organisme peut, sans apport de nourriture, augmenter de poids progressivement. Ainsi en une heure le poids d’un sujet qui ne i eqoï t pas d’aliments peut monter de 10, 20 et 40 grammes; ce phénomène est dû à la lixation de l’oxygène sur la graisse et à la formation de glycogène musculaire ; dans les mêmes conditions, il n y a pas loi mation de glycogène hépatique. Suivant MM. Bouchard et Desgrez, cette augmentation de poids n’est que momentanée, et si de nouveaux aliments ne sont pas apportés à l’organisme, la désassimilation l’emporte naturellement.

La résistance à l’inanition varie suivant l’activité que déploie le sujet, le système nerveux joue un grand rôle ; on sait que les hystériques ont une force de résistance considérable (Richet, Debove) et qu’elles consomment moins qu’une personne normale.

Les influences psychiques sonttrès importantes durant 1 inanition, la suggestion joue un rôle indéniable, en supprimant la sensation de la faim (Debove, Bernheim); plusieurs jeûneurs ont dû leur résistance à la conliance dans une méthode de vie, dans une hygiène spéciale, et par contre les naufragés, les individus privés accidentellement d’aliments succombent plus à des impressions psychiques concomitantes qu’au défaut de nourriture. La faim et l’inanition doivent être distinguées l’une de l’autre; la première est en quelque sorte une psychose surajoutée; elle tue plus vite que ne le ferait la suppression pure et simple d’aliments.

Alimentation insuffisante.

L’alimentation peut devenir insuffisante brusquement, ou bien elle le devient lentement d’une façon chronique.

Dans le premier eus qui est celui, par exemple, d une inanition partielle instituée expérimentalement, les etfets sont analogues à ceux de l’inanition totale. Les expériences suivantes faites par

von Noorden et Miura le prouvent.

Une jeune tille d’embonpoint assez marque est soumise a une alimentation restreinte dans laquelle le nombre des calories tombe de 30 p. 100 par diminution des hydrates de carbone ; elle répare cette insuffisance en brûlant sa propre substance dans les proportions suivantes : 8,9 p. 100 de déficit est représenté par l’albumine et 91,1 p. 100 par la graisse.

Chez un sujet maigre, un déficit semblable fut couvert par la combustion de ses tissus dans la proportion de 17 p. 100 d’albumine et de 83 p. 100 de graisse (expériences citées par Lambling).

Dans ces conditions, la dépense en calories se maintient à peu près

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au taux qui précède la période d’alimentation insuffisante, mais l’organisme fournit par la combustion de ses propres tissus le complément nécessaire, en abandonnant d’abord sa graisse, puis son albumine, mais cette dernière avec parcimonie.

Le deuxième cas, celui de l’alimentation restreinte à l’étatehronique, s’observe très fréquemment au cours d’états morbides. Ce régime insuffisant est, d’autre part, le plus souvent, celui de la partie pauvre de toutes les sociétés parce que l’organisation sociale ne permet pas une juste répartition des ressources nécessaires à la vie et parce que les moins favorisés ne savent pas employer au mieux de leurs intérêts la faible part qui leur revient.

Dans ce cas, l’organisme s’habitue à économiser davantage et il semble, d’après quelques expériences, que le nombro de calories dépensées soit notablement moindre que celui qui est nécessaire à un individu qui a toujours été soumis à un régime suffisant. L’économie porte principalement sur l’albumine.

Alimentation surabondante.

La loi de l’équilibre azoté veut que l'organisme adapte sa désassimilation en azote à la quantité d’azote fournie par l’alimentation ; et les analyses montrent que les éliminations d urée et d’azote total sont en raison directe de l’apport azoté alimentaire.

('.elle loi se vérifie dans les conditions normales, maisellese trouve momentanément en défaut chez l’individu qui, soumis longtemps à un régime insuffisant, est mis brusquement à une alimentation abondante ; l’organisme retient alors avec énergie le supplément d’azote (pii lui est apporté par l’alimentation et l’équilibre azoté ne se rétablit que plus tard.

Par contre, l’avidité pour les graisses est moindre et l’organisme ne commence ses réserves en graisse qu’après avoir réparé toutes ses pertes en albumine, et même pendant ce temps il peut brûler de sa propre graisse, alors qu'il fixe de l'albumine (Millier, Klemperer).

Un exemple très net de cette réparation de l'organisme en albumine a été fourni après une période d'inanition relative causée par un rétrécissement œsophagien ; elle ne s’effectue pas d’une façon identique dans tous les cas pathologiques où l’alimentation a été insuffisante.

Quand un individu normal, soumis à un régime alimentaire suffisant, introduit subitement dans son alimentation un excès d’albumine, son organisme ne réalise pas longtemps un gain en allai mine. Après quelques jours de ce régime, l’équilibre s’établit entre

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l’apport et l’élimination de matières azotées; le dosage de l’azote total éliminé montre très nettement quel’organisme ne met pas en réserve l’albumine qui lui est fournie en plus grande quantité.

Hoppe, Biscliow et Voit, l’ettenkofer et Voit ont montré qu'il en est autrement quand, à une alimentation suffisante, on ajoute un surplus de graisses et d’hydrocarbones ; ces dernières substances (surtout les hydrocarbones) sont alors brûlées en plus grande quantité par l’organisme et l’albumine est épargnée ; le chiffre d’azote total éliminé par les urines diminue.

Pour que les tissus réalisent un gain d’albumine, il faut que l’alimentation renferme une grande quantité de graisses et d’hydrocarbones, aussi en même temps qu’ils épargnent une petite quantité d albumine, ils emmagasinent une proportion beaucoup plus considérable de graisse.

Les éleveurs savent qu’il est facile d’engraisser un animal, mais qu’on n’augmente pas chez lui la quantité de viande (l’albumine); l’augmentation de celle-ci dépend plus de l’âge, de la race, de l’activité cellulaire, en un mot, que de l’alimentation.

11 en est de même chez l’homme; l’augmentation de son organisme en albumine dépend surtout de l’activité et de la multiplication des cellules ; c’est ainsi qu'elle s'observe pendant la période de croissance, après la guérison de maladies longues ou encore sous l’influence du travail musculaire régulier, c’est-à-dire dépend toujours de l’activité des cellules.

Toutes les notions qui précèdent sur l’alimentation restreinte et l’ali mental ion surabondante comportent un grand nombre d'applications pratiques sur les régimes à instituer chez l’homme à l’état normal et à l’état pathologique.

On sait évaluer le nombre de calories nécessaires chez l’homme au repos ( ration cV entretien, 2 300 calories) et chez l’homme qui travaille [ration de travail, 2 800 à 3500 calories environ); on sait d’autre part qu’un gramme de protéiques donne 4cal, 1 ; 1 gramme de graisses 9cal,3; l«l,3 d’hydrocarbones 4caI,l ; la composition des aliments est également connue :

l’rotéiques .

Graisses.

Hvdrocar

de viande de bœuf contiennent.

de pain blanc contiennent

d'œufs —

de lait de vache —

— de femme —

L’analyse de la plupart des aliments a été faite ainsi; ces chiffres n ont pas une valeur absolue; ils indiquent des moyennes et per-

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mettent d’établir approximativement un régime. Il est nécessaire de tenir compte, bien entendu, du pouvoir digestif des individus, de l’absorption, des pertes en substances alimentaires par les selles. L’énergie perdue par ces dernières est évaluée à environ 8ou 10 p. 100 pour un régime mixte. L’organisme a de plus besoin d'un minimum d’albumine qu’il est indispensable d'introduire dans l’alimentation et qui correspond environ à 1 gramme d’albumine par kilogramme du poids du corps.

En présence par exemple d’un diabétique, le médecin, à l’aide de ces notions, pourra instituer un régime convenable, tout en diminuant les hydrocarbones, ce qui est son but, et en augmentant suffisamment les albuminoïdes et les graisses. Ces dernières surtout,, par le nombre important de calories qu’elles fournissent, seront d’un très grand secours (100 grammes de beurre par exemple renferment 85 p. 100 de graisse pure et donnent 790 calories) ; l’énergie perdue par l’élimination quotidienne du sucre est parfois colossale et doit entrer en ligne de compte dans le nombre de calories nécessaires à un diabétique.

Le problème du régime des obèses se pose différemment, il s’agit de faire perdre à l'organisme de la graisse, en évitant une perte d'albumine. D’après la loi de l’équilibre azoté, l’excès de l’albumine de l’alimentation doit être éliminé, rejeté par l’organisme ; on ne risque donc pas d’augmenter le poids d’un obèse, en lui donnant une forte quantité d’albuminoïde ; comme nous l’avons indiqué, un régime riche en albumine ne peut déterminer de l'engraissement que s’il comporte une quantité importante de substances grasses ou d’hydrocarbones.

11 est dangereux d’autre part de réduire uniformément les aliments, on peut provoquer ainsi des déperditions d’albumine, les forces des sujets dans ces conditions diminuent et les accidents signalés dans les cures d’amaigrissement tiennent à l’appauvrissement rapide de l’organisme en albumine.

Théoriquement le régime des obèses doit fournir en total i lé un nombre de calories insuffisant, il doit en outre être riche en albuminoïdes et pauvre en graisses et en hydrates de carbone; la déperdition en azote sera ainsi évitée et l’organisme pourra brûler sa graisse, perdre de son poids par conséquent.

Il est bon de surveiller la cure d’amaigrissement en examinant fréquemment la force du sujet au dynanomètre. Une semblable cure doit être conduite lentement, en évaluant strictement la richesse des aliments, en pesant régulièrement le sujet et en dosant les éliminations d’azote,

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