‹ Précis de patrologieChapitre 101 sur 174 · III. Dogme et polémique · texte numérisé non relu

III. Dogme et polémique

Saint Jérôme n'a point, à proprement parler, écrit de traités de dogme : ce n'est qu'occasionnellement qu'il a touché aux questions théologiques pour défendre la foi ou la morale chrétienne. La première de ses compositions en ce genre est V Altercatio liiciferianiet orrhodoxi^ de 382 environ, qui réfute, d'une façon objective et calme, le rigorisme luciférien. Puis, vers 383, se place l'ouvrage Contre Helvidius sur la perpétuelle virginité de Marie; vers 393, l'écrit Contre Jovinie?i, en deux livres, plaidoyer quelque peu outré en faveur de la continence parfaite ; en 406, le pamphlet Contre Vigilance, dicté en une nuit, pour légitimer le culte des saints et des reliques ; enfin, en 415, le Dialogue contre les pélagiens en trois livres, où sont discutées les questions de la grâce et de ïa prédestination, composition mesurée, rédigée de près, mais bien inférieure aux traités analogues de saint Augustin.

Les ouvrages écrits à l'occasion de la controverse origéniste doivent être mentionnés à part. C'est d'abord l'ouvrage Contre Jean de Jérusalem (398-399), réfutation d'un long mémoire de l'évêque de Jérusalem dans lequel il se justifiait contre le reproche d'origénisme; puis et surtout ce sont les trois livres contre Rufîn, Apologia adversus libros Rufini (401), et Liber lertins seu ultima responsio adversus scripta Rufini (401-402), philippiques éloquentes par la passion qui les inspire et la verve qui les anime, mais où l'esprit remplace quelquefois les bonnes raisons.

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