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IV. Histoire

On a déjà mentionné la traduction par saint Jérôme de la Chronique d'Eusèbe, et les additions qu'il y fit. Le principal de ses ouvrages historiques personnels est le De viris illustribus, le premier essai d'histoire littéraire chrétienne que nous possédions. En cent trente-cinq chapitres, saint Jérôme y énumère tous les écrivains chrétiens qu'il a pu connaître, depuis saint Pierre jusqu'à lui-même, et donne les titres et l'objet de leurs ouvrages. Quelque incomplète et m.ême fautive que soit cette histoire, composée en 392, elle n'en est pas moins pour nous extrêmement précieuse.

A cela il faut ajouter quelques Vies édifiantes des Pères, la Vie de Paul (le solitaire), écrite vers 376; la Vie de Malchus, qui date de 390 ou 391; et la Vie d'IIilario7i, le fondateur du monachisme palestinien, commencée en 391. Plusieurs des lettres de saint Jérôme contiennent d'ailleurs, sur des personnages contemporains, des notices nécrologiques intéressantes. Quant au martyrologe dit hiéronymien, il n'a rien à voir avec saint Jérôme : c'est une compilation auxerroise du vi' siècle.

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