‹ Précis de patrologieChapitre 106 sur 174 · IV. Dogme · texte numérisé non relu

IV. Dogme

Quel que soit cependant le mérite de saint Augustin exégète, c'est comme théologien surtout qu'il est sans rival. Nul n'a porté dans les vérités du monde surnaturel un regard aussi profond, n'en a mieux saisi le lien et la signification intime et n'en a mieux révélé les mystères. Il est la sourcîe à laquelle tout le moyen âge a puisé et qui alimente encore la théologie moderne.

Le plus important et le plus étendu de ses ouvrages dogmatiques est le traité De la Trinité en quinze livres, commencé en 398 environ et achevé après 416, où l'auteur a tout à la fois résumé la tradition antérieure et renouvelé son sujet. Les sept premiers livres exposent le dogme d'après l'Ecriture; les huit derniers

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s'efforcent de le justifier et de l'éclairer rationnellement dans la mesure du possible : c'est le prélude aux efforts du moyen âge dans ce sens. — Après le De Trinitate, il faut mettre, par ordre d'importance, VEnchiridion ad Laurentium^ (vers 421), abrégé net et précis de la doctrine chrétienne, — Le livre De la foi et du symbole (393) explique le symbole baptismal ; le De fide rerum quae non videntur (après 399) est une justification de la foi aux vérités surnaturelles ; le De fide et operibus (413) établit la nécessité des bonnes œuvres pour le salut. Dans les deux livres De conjugiis adiilterinis (vers 419), l'auteur soutient l'absolue indissolubilité du mariage; et dans le De cura gerenda pro mortuis (vers 421), il s'explique sur la façon dont nous devons secourir les morts. Enfin trois ouvrages, ou plutôt trois recueils de réponses traitent de sujets mêlés de dogme et d'exégèse ; ce sont : De diversis quaestionibus LXXXIII (commencé en 388) ; De diversis quaestionlbus ad Siinplicianum libri duo (vers 397), et De octo Dulcitii quaestionibus (422 ou 425).

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