‹ Précis de patrologieChapitre 108 sur 174 · VI. Morale et pastorale · texte numérisé non relu

VI. Morale et pastorale

En même temps que polémiste redoutable et fécond, saint Augustin a été un moraliste judicieux et exact. On a de lui sous ce rapport un De ago?ie chrisiiano, de 396-397, qui est un encouragement au chrétien dans sa lutte contre le mal, et un Spéculum (vers 427), qui n'est qu'un recueil de prescriptions tirées de l'Ancien et du Nouveau Testament. Plus spécialement, il a établi le caractère absolument illicite du mensonge dans deux traités. Du mensonge (vers 395),

1. Sur la morale de S. Augustin, voir J. Mausbach, Die Ethik des hU Aîiguslinus, Fribourgen-B., 1909.

écrit obscur et mal venu, et Contre le mensonge (vers 420) où se trouve sa pensée définitive. Les deux ouvrages De la continence (vers 395) et De la patience (antérieur à 418) sont, en partie, des reproductions de discours. Vers 401, les attaques de Jovinien contre la virginité l'amènent à composer d'abord le De bono conjugali, où il prouve l'excellence du mariage, mais ensuite le De sancta virginitate, où il montre la supériorité de la continence. De ce dernier ouvrage on peut rapprocher le livre De bono viduitatis (vers 414). Un autre livre Sur le travail des moines (vers 400) condamne les religieux oisifs, et veut qu'ils unissent à la prière le travail manuel. Enfin, à la théologie pastorale se rapporte l'opuscule De catechizandis rudibus (vers 400), la première théorie connue de catéchétique. On a perdu un livre Contra lîilariim, qui justifiait la récitation des psaumes pendant le sacrifice eucharistique.

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