Édit. H. UsENER, Sonderbare Heilige, i, Leipzig
3. P. G. Lxxxvii, 3, 2851-3112; P. L., lxxiv, 119-240. Voir S. Vailhé, Jean Mosch dans les i:,chos d'Orient, v (1902), 107-116.
TROISIÈME PÉRIODE. LES GRECa. 405
suppressions ou additions qui en ont altéré l'intégrité première. Au temps de Photius déjà, les manuscrits ne comptaient pas le même nombre de chapitres. Nos éditions actuelles en portent deux cent dix-neuf.
Après Jean Moschus, il ne reste plus, pour épuiser la liste des principaux hagiographes, qu'à signaler un Léonce de Néapolis en Chypre (première moitié du vii^ siècle), dont il reste une Vie de saint Jean l'Aumônier, une autre du moine Siméon « devenu fou pour le Christ », quelques sermons et des fragments d'un grand ouvrage contre les Juifs, cité au VII« concile général *; puis un autre Léonce (même époque) abbé du couvent de Saint-Sabas à Rome, auteur d'une Vie de saint Grégoire de Girgenti ^ ; et enfin un Théodore, évêque de Paplios, en Chypre, qui écrivit, en 655, une Vie de saint Spyridion de Trimithus, le saint populaire de l'île'.
S 6. — Auteurs ascétiques et canonistes. Saint Jean Climaque.
Les hagiographies dont nous venons de parler sont déjà, à leur manière, des livres d'ascétisme; mais d'ailleurs les auteurs de spiritualité spéculative ne manquèrent pas du vi^ au vin' siècle. On a parlé cidessus du Pseudo-Aréopagite, de saint Sophronius, de saint Maxime, d'Anastase le Sinaïte ; et il sera question plus loin de saint Germain de Constantinople et de saint Jean Damascène. Dans la première moitié du vi'= siècle, l'abbé d'un couvent proche de Césarée de Palestine, Zosimas, donne à ses moines une série de conférences que l'un d'eux peut-être a mises par écrit ''.