‹ Précis de patrologieChapitre 128 sur 174 · P. G., LXXVIJI · texte numérisé non relu

P. G., LXXVIJI

— De l'abbé Dorothée, supérieur d'un monastère aux environs de Gaza (vers 540-550), on possède vingtquatre discours et huit lettres sur la perfection chrétienne et monastique ' . Si ce Dorothée était, comme le dit Evagrius [H. E., iv, 33), monopliysite sévérien, il n'en a rien laissé percer dans ses discours. — Saint SiMÉoN Stylite le Jeune (-|- 596), qui vécut un peu plus tard, passe pour l'auteur de trente traités analogues 2. Le septième concile général a cité de lui deux lettres.

— Plus tard encore, vers 620, un moine du couvent de Saint-Sabas, Antiochus, compose des Pandectes de la sainte Ecriture^ soit cent trente chapitres sur les divers devoirs de la vie chrétienne et religieuse, où chaque enseignement se trouve appuyé par des citations de l'Écriture et des Pères. Le tout se termine par une prière pour la délivrance de Jérusalem, alors sous la domination des Perses ^.

Ces écrits sont, en somme, fort peu connus ; mais en voici un dont la fortune a été meilleure. C'est VÈchelle (KXî[xa$) ou Echelle du paradis, d'où son auteur, saint Jean Climaque, a tiré son surnom^. On ignore où était né saint Jean Climaque; on sait seulement qu'il se retira de bonne heure dans la solitude et vécut d'abord en ermite. Puis il dirigea un couvent du mont Sinaï dont on l'avait élu supérieur; mais, à la fin, il se démit de sa charge et regagna sa retraite où il mourut vers l'an 649. C'est à la prière d'un de ses amis, l'abbé Jean, supérieur du couvent de Raithu, que Jean Climaque, alors supérieur lui-même, composa VÉchelle. Ce livre est, au fond, un traité complet de

\. p. G., Lxxxviii, ICM-lS^a.

2. Édit. J. CozzA-Liizi, dans Nova Patrum Bibliotheca, viii, Rotnae, 1871, 3, 4-156.

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