P. L., LXvm
3. P. L., Lxviii, 793-936. On remarquera que le commentaire sur les épîtres de S. Paul qui précède n'est pas de Priniasius.
4. P. L , Lxviii, lo-42. Meilleure édition et élude par H. Kihn, Theodor von Mopsueslia und Junilius Afrikanus als Exegeten, Fribourg-en-Br.* «880»
GENCE FERnAND de Cartilage, son disciple, peut-être son parent et, pcnse-t-on aussi, son biographe. Ferrand (•{- avant 547) passait pour un des meilleurs théologiens de l'Afrique. Outre une Vie de saint Fulgence, il a laissé une douzaine de lettres, dont sept sur des matières théologiques, et un Abrégé des canons [Bre^'iatio canonum) dans lequel, sous deux cent trente-deux titres, il donne, d'après les canons des conciles grecs et africains, un résumé de toute la discipline ecclésiastique '. Ce travail de Ferrand, le premier de ce genre que l'Afrique aitconnu, fut cité et complété plus tard par un certain Ckesconius, évêque africain pense-t-on, qui composa, en trois cents articles, une Concorde des canons [Concordia canonum) basée sur les textes de Denys le Petit. Cet ouvrage est sûrement antérieur au VIII® siècle, mais on n'en saurait fixer la date d'une façon plus précise 2.
§ 5. — Historiens et poètes. Victor de Vita
La persécution vandale en Afrique trouva un historien dans l'évêque de Vita en Byzacène, Victor. Son Histoire de la persécution de la province d'Afrique aux temps de Geisèrich et de Huncrich, rois des Vandales^ ^ a été écrite deux ans à peine après la fin des événements, en 486. On la divise tantôt en cinq, tantôt en trois livres seulement, le premier racontant ce qui s'est passé sous Geisèrich, jusqu'en 477, les doux
\. p. L., Lxv, 117-150; Lxvii, 887-962,- A. Reifferscheid, Anecdola casinensia, 5-7. Voir, sur la Breutafio canGnum, F. Maassen, Geschichle der Quellen und der Liier. des kanonischen Rechts im Abendlande..., i, Graetz, 1870.