‹ Précis de patrologieChapitre 15 sur 174 · Édit. C. Michel, loc. cit · texte numérisé non relu

Édit. C. Michel, loc. cit

mais qui y ajoute la matière de l'Evangile de Thomas. C'est une compilation du v® siècle. h'Evangile arabe de l'Enfance et les rédactions analogues en syriaque et en arménien sont encore do plus basse époque^.

Outre ces évangiles, nous savons qu'il a existé encore un Évangile de Barnabe, un Evangile de Barthélémy, un Évangile de Thaddée, signalés par le décret de Gélase et un Évangile de Judas l'Iscarioth dont se servaient les Caïnites et que saint Irénée a mentionné (i, 31, 1). On a retrouvé des fragments grecs, latins et coptes de V Évangile de Barthélémy .

C'est à cette littérature des évangiles apocryphes que l'on peut rapporter les récits concernant Pilate et la descente de Jésus aux enfers, et ceux qui regardent la mort de la Sainte Vierge et de saint Joseph.

On possède, sous le titre tardif d'Évangile de Nicodème, un écrit dont la recension grecque — la plus ancienne — doit remonter à la première moitié du v" siècle. Cet ouvrage comprend trois parties, qui formaient probablement dans le principe deux ou même trois écrits distincts. Une première partie (chap. 1-11) raconte le procès de Jésus devant Pilate, sa mortetson ensevelissement. Son but est de montrer que Pilate était absolument convaincu de l'innocence du Sauveur. Une seconde partie (chap. 12-16) raconte les débats qui eurent lieu dans le sanhédrin à la suite de la résurrection de Jésus. Son but est de montrer que les chefs des juifs eux-mêmes ont dû reconnaître la vérité de cette résurrection. Enfin une troisième partie (chap. 17-27), qui était sûrement d'abord un écrit indépendant, raconte la descente de Jésus-Christ aux enfers et la délivrance des justes de l'Ancienne Loi : le mouvement et l'éclat du style en sont remarquables,

1. Édit. P. Peeters, daas Textes et documents : Évangiles apocryphes, n, Paris, 1914.

8ft PRÉCIS DE PATROLOGIE.

A la première partie on donne spécialement le titre à!Acta Pilati. Saint Epiphane [Haer., l, 1) a vu des Actes de ce genre dont ceux que nous avons doivent dériver. Il est fort possible même que Tertullien ait connu un prétendu rapport de Pilate à Tibère, de même tendance apologétique [Apologeticum, 21). Le noyau des Actes de Pilate remonterait ainsi au ii* siècle ^ .

On donne le titre de Dormition de Marie [Transitas Mariée, Koiixridtç xî]? Mcfpt'aç) à un récit de la mort de la Très Sainte Vierge dont les plus anciennes recensions sont la recension grecque et les deux recensions syriaques B etc. Marie meurt à Jérusalem, entourée des apôtres, et son corps est transporté au ciel. Il y a certainement dans ce récit des éléments fort anciens, mais la forme actuelle suppose le culte de la Sainte Vierge déjà fort développé dans l'Église. On ne le croit pas antérieur à la fin du iv« ou même au v* siècle.

Quant à V Histoire de Joseph le charpentier-, dont on a deux recensions coptes et une arabe, elle contient une relation faite par Jésus lui-même de la vie et surtout de la mort de saint Joseph. L'auteur paraît avoir puisé dans l'Evangile de Thomas et aussi dans des traditions locales. D'ailleurs, le but de l'ouvrage est clair d'après le chapitre 30 : c'est de fournir un sujet de lectures liturgiques pour la fête de saint Joseph, célébrée le 26 du mois d'épiphi, c'est-à-dire le 20 juillet. L'original grec d'oii les recensions sont dérivées remonte tout au plus au iv'' siècle, et est même vraisemblablement plus récent.

1. VAnapho)'a Pilati, la Paradosis Pilati, la Mors Pilati, que nous trouvons dans les recueils d'évangiles apocryphes, sont des compositions de basse époque.

2. Édit. P. Peeters, dans Textes et documents : Evangiles apocryphes, I, Paris, I9il.

S 6. — Actes apocryphes des apôtres *.

Plus encore peut-être que dans les évangiles apocryphes, la fantaisie s'est donné carrière dans les Actes apocryphes des apôtres. C'est que, en fait, elle était moins contrainte par le texte officiel, les Actes canoniques des Apôtres se taisant sur le sort des Douze en dehors de saint Pierre, de saint Paul et de saint Jacques, et ne racontant même pas les dernières années du ministère des deux premiers.

A saint Pierre il faut rapporter d'abord une Prédication de Pierre [Wi-z^o-j x7ipuY[Jt.a) connue de Gîémentd'Alexandrie, d'Héracléon le gnostique, d'Origène et d'Eusèbe, et qu'il faut identifier probablement avec la. Didascalie dePierre citée par saintJean Damascène. C'était une suite de discours missionnaires del'apôtre, reliés par un récit. Rien ne prouve que l'esprit en fût hérétique. On en met la composition dans la première moitié du 11° siècle, en Egypte ou en Grèce.

Franchement gnostiques étaient les Actes de Pierre (lîpâ^ei; ÏIÉ-cpou) ^. Il s'en est conservé deux parties : d'abord la fin dans le Mapiupiov rot! àyiou a.TZù<i-:oko\> TIÉipou, dont le Martyrium beati Pétri apostoli a Lino episcopo conscriptum n'est qu'une traduction latine amplifiée ; puis l'épisode de la lutte de saint Pierre contre Simon le magicien dans les Actus Pétri ciim Simone du manuscrit de Verceil. C'est là que l'on trouve les détails connus de la chute de Simon, du Quo vadis et

\, On trouvera les textes généralement dans C. Tischendorp, Acta apostolorum apocrypha, Lipsiae, 1851 et surtout dans R. A. Lipsius et M. Bonnet, Acta apostolorum apocrypha,3 vol., Lipsiae, 1891, 1898, 1903. L'étude fondamentale est celle de R. A. Lipsius, Die apokryphen Apostelgeschichten und Apostellegenden, Braunschweig, 18S3-1890.

2. Voir J. Flamion, Les Actes apocryphes de Pierre, dans Ia Revue d'histoire ecclésiastique, ix-xn (1908-1911).

du crucifiement de l'apôtre la tête en bas. Bien que nos textes actuels aient été corrigés, ils portent encore des traces de docétisme et d'encratisme. La composition primitive devait remonter à la seconde moitié du II* siècle. Le pape Innocent I [Epist. ad Exsuperium, 13) dit que l'auteur en était le même que celui des Acta Joannis gnostiques, à savoir le Pseudo-Lucius (leLeucius Charinus de Photius).

De même qu'il y a eu une Prédication de Pierre, il y a eu une Prédication de Paul, signalée par le Liber de rebaptisi7iate (17) contemporain de saint Cyprien. L'ouvrage semble avoir été peu orthodoxe; mais on manque sur lui de renseignements.

Tout autre a été la célébrité des Actes de Paul (Ilpa^eiç IlauXnu) auxquels les stichométries anciennes attribuent 3.560 ou 3.600 lignes. Ces Actes ont été récemment retrouvés, bien qu'en assez mauvais état, dans une traduction copte * ; et cette trouvaille a permis de constater que leur texte primitif comprenait et le Martyre du saint apôtre Paul, et la Correspond dance (apocryphe) de Paul et des Corinthiens, et les Actes de Paul et de Th'ecle qui en ont été plus tard détachés pour former des écrits indépendants. Comme d'ailleurs Tertullien [De baptismo, 17) affirme que l'histoire de Paul et de Thècle a été composée en Asie par un prêtre enthousiaste de saint Paul, qui fut déposé pour ce fait, il s'ensuit que les Actes de Paul tout entiers sont de ce même auteur et ont vu le jour en Asie. Ils ont été orthodoxes dès l'origine ; divers détails permettent d'en fixer la rédaction autour de l'an 170

Outre les Actes de Pierre et les Actes de Paul séparés, nous avons encore — dans des textes remaniés

l.Édit. C. ScHMiDT, Acta Pauli ans der Heidelb. kopt. Papyrushandschr herausgeg., Leipzig, 1904; et L. Voualx, Les Actes de Paul et ses lettres apocryphes, Introd., textes, tradact. et comment., Paris, 1913.

— un écrit qui s'occupe à la fois des deux apôtres, Actes des saints apôtres Pierre et Paul (ripa^eiçTÔiv (xyuov à7ro(TToX(ov IIÉtpou xat riauXou). Ces Actes comprenaient primitivement — et toute une série de manuscrits a conservé cette disposition — un récit de la venue de saint Paul à Rome où saint Pierre se trouve déjà, puis une relation des travaux en commun des deux apôtres et de leur martyre. C'est, comme les Actes de Paul, une composition orthodoxe que l'auteur voulait peutêtre substituer aux Actes gnostiques de Pierre. Bardenhewer la fait remonter à la première moitié du III* siècle.

Des Actes de l'apôtre André, datant probablement de la seconde moitié du ii* siècle, ont été signalés par Eusèbe ( H. E., m, 25, 6) et d'autres auteurs anciens, qui s'accordent à les présenter comme un ouvrage hérétique. Quelques critiques les croient de la main du Pseudo-Lucius. Quoiqu'il en soit, on ne possède plus de ces Actes que de courtes citations. Mais il s'en est conservé en grec et en d'autres langues, dans des textes expurgés et remaniés, trois épisodes principaux faisant la matière de trois écrits détachés : les Actes d'A ndré et de Mathias dans la \>ille des anthropophages, les Actes des saints apôtres Pierre et André; et enfin le Martyre du saint apôtre André ^ Ce dernier écrit, qui se donne pour l'œuvre des prêtres et des diacres des Eglises d'Achaïe, témoins oculaires, ne remonte pas au delà du v* siècle.

Les mêmes auteurs qui parlent des Actes d'André parlent aussi ài!Actes de Jean, d'origine hérétique. Innocent I les attribue au Pseudo-Lucius. Ces Actes, composés probablement, comme ceux d'André, dans

1. Voir J. Flamios, Les Actes apocryphes de l'apôtre André, les Actes d'André et de Mathias, de Pierre et d'André, et les textes apparentés, Louvain, 1911.

la seconde moitié du ii® siècle, sont perdus pour la plus grande partie. Cependant il s'en est conservé par des citations ou retrouvé dans les manuscrits des fragments assez considérables qui ont permis de reconstituer àpeuprès l'ordre de la narration. On a pu s'aider d'ailleurs, pour ce travail, de recensions orthodoxes d'âge plus récent qui ont plus ou moins remanié et corrigé l'écrit primitif. Tels, en grec, les Actes du saint apôtre et évangéliste Jean le Théologien, écrits par son disciple Prochoros (première moitié du v^ siècle) et, en latin, les Virtutes Joannis du Pseudo-Abdias (fin du vi^ siècle) et la Passio Joannis du Pseudo-Méliton encore plus récente.

De tous les Actes gnostiques des apôtres, les mieux conservés sont ceux de l'apôtre Thomas. Non pas que nous ayons leur texte primitif; mais les deux recensions grecque et syriaque qui subsistent en ont assez bien gardé l'esprit et la forme ^ On y trouve la note encratite nettement accusée. De la présence dans ces Actes de pièces de poésie dont la langue originale est le syriaque, et qui font d'ailleurs partie intégrante de l'ouvrage, la plupart des critiques ont conclu que l'ouvrage tout entier a été écrit d'abord en cette langue. Il pourrait être originaire d'Edesse et une production de l'école de Bardesane. Tout concourt à en fixer la composition au commencement du iii^ siècle.

Le décret de Gélase est le plus ancien document qui fasse mention à' Actes de Philippe apocryphes. Nous avons ces Actes en deux formes, l'une et l'autre d'origine orthodoxe, mais de peu de valeur. On y a confondu l'apôtre avec le diacre Philippe. Les Actes grecs sont incomplets, et paraissent avoir réuni deux écrits d'abord indépendants : ils ne remontent pas plus haut

1. Grec dans Lipsius et Bon.net ; syriaque dansW. VlTAcm, Apocryphal Acts of the apostles, London, 1871

que la fin du iv« siècle. Les Actes syriaques semblent encore plus récents.

Aucun auteur n'a parlé d'Actes de Matthieu. Il en a cependant sûrement existé en grec dont il subsiste la fin, le récit du ministère de l'apôtre et de son martyre à Myrne. Leur auteur a connu les Actes de Mathias dont il a été question ci-dessus, si même il n'a pas confondu Mathias avec Matthieu. Sa composition est du ive ou du v^ siècle.

Enfin Eusèbe (//. E., i, 13; ii, 1,6-8) a lu des Actes de Thaddée, l'un des soixante-douze disciples, qu'il a analysés en partie et dont il a donné des extraits, relatifs notamment à la fameuse correspondance de Jésus et d'Abgar, roi d'Édesse. Ces Actes, appelés Acta Edessena, écrits d abord en syriaque, pouvaient remonter à la première moitié du iii^ siècle. On en possède, sous le titre de Doctrine d'Addaï, une recension syriaque plus développée que l'on peut dater de 390- 430 '. La recension grecque éditée par Tischendorf est plus courte, et a substitué au disciple Addaï ou Thaddée l'apôtre Thaddée ou Lebbée. Elle ne remonte pas au delà du v° siècle.

S 7. — Épîtres apocryphes.

Si l'on fait abstraction des épîtres que rapportent parfois les Actes apocryphes des apôtres dont elles font partie, il n'existe relativement qu'un très petit nombre d'épîtres apocryphes. C'est un genre d'écrits où l'imagination trouvait moins de matière à s'exercer, et qu'il était aussi plus difficile de faire passer pour authentiques.

Des fragments en partie encore inédits d'une Épitre

4. Voir J.TiXERONT, Les origines de l'Égliie cCÈdesse et la légende d'Abgar, Paris, 1888.

des apôtres ont été récemment découverts en copte et en latin. On y trouve un récit de la résurrection de Notre-Seigneur et de la délivrance de saint Pierre. M. Harnack en fixerait la composition entre 150-180.

On possède une Epître de saint Paul aux haodi" céens ' , rédigée sans doute pour répondre au passage de l'Epître aux Colossiens, iv, 16. Notre plus ancien texte actuel est en latin. C'est une composition fort médiocre de fond et de forme, qui n'a probablement rien de commun avec l'Epître aux Laodicéens dont parle le canon de Muratori. Elle n'a pas d'attestation sûre avant le v* siècle.

Le même canon de Muratori signale une Epître de Paul aux Alexandrins forgée par les marcionites. Toute trace en est perdue.

En revanche, nous possédons une lettre des Corinthiens à saint Paul et une (troisième) Epître de Paul aux Corinthiens, qui faisaient partie primitivement des Actes de Paul, et ont, par conséquent, été écrites en grec. Il n'en reste plus que des traductions latines et une traduction arménienne^. Les Corinthiens dénoncent à Paul des doctrines gnostiques qui tâchent de s'introduire chez eux. Paul leur répond en réaffirmant l'enseignement qu'il leur a donné. Ces lettres ont joui, dans les Eglises de Syrie et d'Arménie, de la plus grande autorité. Elles datent, comme les Actes de Paul, des environs de l'an 170.

Quant aux quatorze lettres latines de la correspondance entre Sénèque et saint Paul (huit lettres de Sénèque, six de saint Paul) que nous avons conservées ^,

\. Texte dans Th. Zahn, Geschichte des neutestamentl. Kanons, ii, 2, Erlangen, 1892.

2. A. Carrière et S. Berger, La correspondance apocryphe de saint Paul et des Corinthiens, Paris, 18&1.

3. Voir Ch. Adbehtin, Étude critique sur les rapports supposés entre Sénèque et S. Paul, Paris, 1857; Sénèque et S. Paul, Paris, 1869; G. BcnssiER, La religion romaine d'Auguste aux AntoninSj tome ii.

il est certain qu'elles sont des faux et l'œuvre d'un auteur fort médiocre. La pensée en est pauvre, le style rude et inexpérimenté. Sont-elles les mêmes que celles dont a parlé saint Jérôme dans le De viris illustribus, 12? La plupart des critiques l'admettent et en reportent conséquemment la composition aux années 360- 380 au plus tard. D'autres pensent qu'elles sont plus récentes. Elles reposent, en tout cas, sur la croyance qu'il a existé entre saint Paul et Sénèque des relations dont rien n'établit la réalité. Sénèque a pu entendre parler des chrétiens, mais il n'a certainement rien emprunté de leur doctrine.

S 8. — Apocalypses apocryphes.

Le canon de Muratori a signalé, et Clément d'Alexandrie a cité et même commenté une Apocalypse de Pierre dont on a retrouvé la moitié environ (131 lignes) dans un manuscrit d'Akhmîm ^ Ce fragment contient deux visions, une du ciel, l'autre de l'enfer. On sait que l'ouvrage avait joui, dans certaines Eglises, d'un très grand crédit : il a dû être composé au plus tard au milieu du ii« siècle. Une Apocalypse de Pierre par Clément ^, beaucoup plus étendue, que Ton a en éthiopien et en arabe et qui comprend la première, ne remonte pas au delà du vu» ou viii® siècle.

Le passage de saint Paul dans la deuxième épître aux Corinthiens, xn, 2 et suiv., sur son ravissement au troisième ciel et les paroles mystérieuses qu'il y a entendues, devait naturellement engager quelque auteur à écrire une relation de ces merveilles. Déjà

1. Texte dans V. Gebhaiidt, Das Evangelium und die Apokalypse da Petrus, Leipzig, 1893. V. GnÉBAOT, Ouv. suiv., tome XV, p. 198, 307, 425.

2. Édit. et traduct. S. Guébaut dans la Revue de l'Orient chrétien, 1907-1917.

saint Epiphane [Haer. xxxviii, 2) mentionne une Assomplion de Paul ('AvaêaTtxèv [laûXou), du ii'' ou III* siècle, dont se servaient les gnostiques. Nous ne savons plus rien de ce livre; mais il existe, dans des recensions grecques, latines, syriaques et autres — la recension latine est la meilleure — une Apocalypse de Paul qui a eu auprès des lecteurs le plus grand succès^. L'apôtre y est représenté visitant successivement le séjour des élus, puis celui des réprouvés et enfin le Paradis terrestre. L'ouvrage, qui est orthodoxe, se donne comme ayant été découvert à Tarse, dans les fondements de la maison de saint Paul, sous le règne de Théodose (379-395), et envoyé par ce prince à Jérusalem. La première trace s'en trouve dans le traité xcviii, 8 de saint Augustin sur saint Jean (vers 416). Il doit par conséquent dater de la fin du iv° siècle et être originaire des environs de Jérusalem.

Outre l'Apocalypse de Paul, le décret de Gélase nomme encore une Apocalypse de Thomas et une Apocalypse d'Etienne. On ne connaît rien de cette dernière qu'il faut peut-être confondre avec un document du v* siècle sur l'invention des reliques de saint Etienne. L'Apocalypse de Thomas, fort courte, a été récemment retrouvée en latin et paraît être un écrit manichéen du iv^ siècle ^.

Quant à V Apocalypse de Zacharie, mentionnée par les catalogues d'apocryphes bibliques, on se demande, en l'absence du texte, s'il la faut rapporter à l'Ancien ou au Nouveau Testament, et si le Zacharie dont elle porte le nom est le prophète ou le père de saint' Jean- Baptiste.

1. Grec dans Tischendorf, Apocalypses apocryphae, Lipsiae, 1866. Latin dans M. Rh. Jamïs, Apocrypha anecdoia, Cambridge, 1893 {Texts and Studies, u, 3).

2. P. BiHL»ET£R, Un texte non interpolé de l'Apocalypse de Thomas, Revue bénédictine, xxvni (1911), 270-282.

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