P. L., LXVll
Les trois frères de Justus, évêques comme lui, sont mentionnés par Isidore de Sévillc {Vir. ilL, 33, 34) comme ayant aussi publié quelques écrits. Le plus connu de ces frères paraît avoir été l'évêque de Valence, JusTiNiEN (f après 546) dont Isidore signale un ouvrage dogmatique intitulé Livre de réponses à un certain Rustique. Cet ouvrage n'est peut-être pas entièrement perdu, car, d'après quelques critiques, on en retrouverait au moins le fond dans le traité de saint Ildefonse de Tolède, De cognitione baptismi\ qui n'en serait qu'un remaniement. — Dans la controverse avec les ariens, l'orthodoxie eut un champion dans l'évêque Sévère de Malaga, l'adversaire de l'évêque arien Vincent de Saragd'sse. Il était de plus auteur d'un écrit sur la virginité dédié à sa sœur et intitulé L'anneau. On n'en a rien conservé.
Venons maintenant à des noms plus célèbres. Nous avons dit ci-dessus que, à un moment donné, le territoire de la péninsule ibérique s'était trouvé partagé entre les Visigoths et les Suèves. Les Suèves, dans le principe, étaient catholiques : mais, vers 466, leur roi Rémismond passa à l'arianisme et tout le peuple suivit. Une centaine d'années après, ils furent ramenés au catholicisme par saint Martin de Braga^. Martin, comme son homonyme de Tours, était un pannonien qui prit, en Palestine, l'habit monastique et vint, on ne sait pourquoi ni comment, échouer en Galice. On l'y trouve d'abord abbé du monastère, puis,. en 563, titulaire de l'évêché deDumio, près de Braga; en 572, il est archevêque de Braga. C'est en 560 que, sur ses