P. L., xcvi, m
2. œuvres en partie dans P. L., Lxxn; les Verba seniorum, ibid., Lxxiii, I0îiii-i(i6i\\es /Egyptioru7n patrumsentenliae, ibid., lxxiv, SSl- SSijles Capitula Martini, ibid., Lxxxiv, 374-086; cxxx, 575-u88.
instances, le roi des Suèves, Mir, fît profession de la foi catholique et que le catholicisme commença à reconquérir la nation tout entière. Martin lui-même est regardé par Grégoire de Tours comme un des hommes les plus savants de son temps ; et ses ouvrages témoignent en effet d'une certaine culture classique. On lui doit : 1° Une Formule d'une vie honnête, la plus intéressante de ses compositions, dont l'objet est d'exposer au roi Mir, sur sa demande, les principales règles de la morale naturelle, rattachées aux quatre vertus cardinales de prudence, de force, de tempérance et de justice. 2° Un écrit Sur la colère, tiré de l'écrit de même titre de Sénèque. 3" Trois autres traités intimement liés entre eux, Contre la jactance, De l'orgueil, Exhortation à l'humilité, d'inspiration toute chrétienne. 4° Une instruction De la correction des paysans [De correctione rusticoru?n), pleine de précieux détails sur l'état moral et religieux des campagnes à cette époque. 5° Outre cela, deux collections de sentences ascétiques, JEgyptiorum patrum sententiae et Vei^ba seniorum, traduites du grec, la première par Martin lui-même, la seconde, sous sa surveillance, par un moine de Dumio nommé Paschasius. 6° Enfin, une collection de quatre-vingt-quatre canons grecs ou occidentaux; une épître Sur la triple immersion [De trina mersione) qui combat, comme sabellien, l'usage espagnol de ne plonger qu'une fois le baptisé dans la piscine ; un petit écrit Sur la Pâque, et quelques vers. Un volume de lettres signalé par saint Isidore ( Vir. ilL, 35) est perdu.
Ce que Martin de Braga avait été pour les Suèves, SAINT Léandre ^ le fut pour les Visigoths. Léandre était le fils aîné d'un certain Severianus, originaire