‹ Précis de patrologieChapitre 4 sur 174 · Éditée par R. L. Bemsly et R. H Kennett, London · texte numérisé non relu

Éditée par R. L. Bemsly et R. H Kennett, London

3. Éditées par C. Sciimidt, 7" U., xxxii, l, Leipzig, lOOS et Fr, Roesch. Strasbourg, 1910.

22, 1) , de Clément d'Alexandrie et même de saint Irénée {Adi>. haer.^ m, 3, 3), Saint Polycarpea connu certainement notre écrit, puisqu'il s'est efforcé de l'imiter dans son épître aux Philippiens, et cette circonstance seule prouve qu'il remontait à peu près au temps de saint Clément.

Or le pontificat de Clément se place entre les années 92 et 101. D'autre part, sa lettre a été rédigée au sortir d'une persécution qui paraît être celle de Domitien. Celle-ci s'est terminée en 95 ou- 96. C'est donc entre les années 95-98 que Clément a écrit aux Corinthiens.

L'occasion qui l'y invita fut un schisme qui se produisit dans l'Église de Corinthe. Un ou deux meneurs (xLvn, 5, 6) y avaient soulevé la masse des fidèles contre les presbytres, dont plusieurs, de vie irréprochable, avaient été destitués de leurs fonctions. Nous ignorons ce dont on les accusait. L'Eglise de Rome eut connaissance de ces troubles par la rumeur publique, car il ne semble pas, malgré ce qui est dit au chap. 1,1, qu'elle ait été avisée par i'Egliso de Corinthe elle-même, ni sollicitée d'intervenir. Mais Clément était pape, et il intervint. Il intervint pour ramener la paix dans les esprits et indiquer les remèdes à la situation.

Son épître se divise en deux grandes parties. Une partie générale (iv-xxxviii) comprend une série d'exhortations à pratiquer les vertus de charité, de pénitence, d'obéissance, d'humilité, de foi etc., propres à maintenir la bonne harmonie entre les fidèles. Elle est coupée (xxiii-xxx) par un développement sur la certitude et la gloire de la résurrection future. La seconde partie (xxxix-lix) vise particulièrement les faits signalés à Corinthe. C'est Dieu qui a établi l'ordre de la hiérarchie ecclésiastique. Dieu a envoyé Jésus-Christ; Jésus-Christ a établi les apôtres ; les apôtres ont, à

leur tour, établi des évêques et des diacres, lesquels se sont, quand il l'a fallu, choisi des successeurs. A ces hommes on doit la soumission et l'obéissance. C'a donc été une faute de destituer les presbytres de leurs fonctions. Les coupables doivent faire pénitence et s'éloigner, pour un temps, de Corinthe, afin que la paix y revienne. — L'écrit se continue par une longue prière (lix, 3-lxi) où alternent les louanges de Dieu et les supplications pour les chrétiens et aussi pour les princes ; et il s'achève sur de nouvelles exhortations à la concorde et des souhaits spirituels (lxii-

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