III. Traités
Outre cette œuvre oratoire, saint Chrysostome a laissé un certain nombre de traités généralement assez courts et destinés à la lecture.
Deux ont un caractère apologétique : l'un, Contre les Juifs et les Gentils sur la divinité du Christ, est une démonstration, par les prophéties, de la divinité de Notre-Seigneur; l'autre Sur saint Babylas, écrit vers 382, est dirigé contre Julien l'Apostat et les païens.
Deux sont des écrits disciplinaires qui datent probablement de 397 : Adi>ersus eos qui apud se habent
vîrgines subintroductas et Quod regulares feminae (at xavovixai) \>iris cohabitare non debeant.
Quatre traitent de la vie monastique : les deux Paraenefses ad Theodorutn lapsum, écrites en 369 ou entre 371-378, et dont la dernière se présente comme une lettre; les deux livres De la componction, qui sont de 375-376 ou de 381-385; les trois livres Contre les ennemis de la i>ie monastique, composés en 376 ou 381-385; et l'opuscule Comparaison du roi et du moine qui les a suivis de près.
Trois s'occupent delà virginité et de la continence : le livre Delà Virginité, écrit àAntioche;répîtreconsolatoire A une jeune veuve^ composée vers 380,etleZ>e noniterando conjugio, probablement du même temps.
Sur le sacerdoce on a les six livres De sacerdotio, en forme de dialogue, un des écrits les plus cités de l'auteur, et qui est de 381-385. Sur l'éducation des enfants, on a le traité De la vanité, et comment les parents doivent élever leurs enfants. Et enfin sur l'utilité des souffrances, on a d'abord les trois livres Ac? Slagirium a daemone vexatum (de 381-385), puis les deux petits écrits Quod nemo laeditur nisi a seipso et Ad eos qui scandalizati sunt ob adversilates, qui sont du temps de l'exil (405-406).