‹ Précis de patrologieChapitre 73 sur 174 · p. G., Lxxvii, 99-i02; L.VXXIV · texte numérisé non relu

p. G., Lxxvii, 99-i02; L.VXXIV

2. Voir l'édition de saint Jean Chrysostome deSAviLES, Eton., 1612, v, 648-G53.

3. Voir, pour le détail, Bardenheweii, Geseh. der allkirchl. Liler., ui. p. 36j et suiv.

4. P. G., CLxii. Voir G. Bardenhewer, Polychroniu», Fribourg-enBr.,

I)rètre et moine (début du v" siècle), alaissé une Introduction aux divines Écritures^.

De l'évêque d'Emèse en Phénicie, Nemesius, que Ion met généralement au commencement du v" siècle, on ne connaît qu'un ouvrage, surtout philosophique, Sur la nature de l'homme. L'auteur s'y montre fortement imbu de néoplatonisme. Son livre, traduit en plusieurs langues, a été très lu au moyen âge*.

Un peu plus tard, nous trouvons, au nord-est d'Antioche en Isaurie, l'évêque prédicateur Basile de Sé- LEuciE (f vers 459). D'abord avec Flavien de Constantinople contre Eutychès, puis avec Dioscore contre Flavien, puis avec saint Léon contre Dioscore, il a fini dans l'orthodoxie. On a de lui quarante et un sermons dont quinze, connus de Photius [cod. 168), sont sûrement authentiques. La composition en est imagée, savante, mais recherchée et peu naturelle. Une vie de sainte Thècle, envers, qu'il aurait écrite, estperdue-*.

Que si de la région d'Antioche nous passons à celle de Jérusalem, nous rencontrons d'abord un Gélase, neveu de saint Cyrille de Jérusalem, qui succéda, en 367, à Acace sur le siège de Césarce ; mais, nicéen convaincu, il dut céder la place, en 373, au semi-arien Euzoius pour ne revenir qu'en 379. Il assista, en 381, au concile de Constantinople et mourut en 395. C'était, dit saint Jérôme {Vir. ill., 130), un auteur au style soigné et limé qui ne publiait point ce qu'il écrivait. La Doctrina Patrum de incarnatione Verbi cite cependant de lui quelques ouvrages (p. 31, 92, 102). 11 semble aussi avoir composé une continuation de VHis-

\. p. G., xcvm et F. Gof.ssling, Berlin. l''88.

2. P. G., XL, S04-817. Voir B. DoMiNSKi,i)(e Psychologie des Nemesius, Munster, 1900.

3. P. G., Lxxxv; Photius, Bibl., cod. 168. La vie en prose de sainte Thècle (P. G., ibid., 477-618) n'est probablement pas l'œuvre de Basile.

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toire ecclésiastique d'Eusèbe que Photius a connue [cod. 89).

A Jérusalem même, il faut nommer l'évêque Jran (386-417), homme d'éloquence et de vertu, dont lo> vie fut troublée par sa querelle avec saint Jérôme et saint Epiphane à propos de l'origénisme, et par la controverse pélagienne. Il reste de sa plume une profession de foi écrite en 415 et de nombreux extraits d'un mémoire à Théophile d'Alexandrie, composé en 397, sur l'origénisme. D'autres lettres sont perdues^.

Un peu plus tard, à Jérusalem encore, un moine nommé Hésychius (-}- après 451) se distinguait surtout par ses travaux scripturaires. On a de lui un commentaire sur les Psaumes, édité entre les œuvres de saint Athanase (P. G., xxvii, 649-1344), et des gloses sur les Prophètes. Un commentaire en latin sur le Lévitique, une Histoire ecclésiastique citée sous son nom et d'autres écrits ou fragments d'écrits sont moins bien attestés^.

Non loin de Jérusalem, à Bethléem probablement, vivait un ami de saint Jérôme, Sophronius. Il avait écrit ( Vir. ilL, 134) un livre sur Bethléem, un autre sur la destruction du Sérapéum d'Alexandrie, et traduit en grec plusieurs des ouvrages latins de saint Jérôme. De ces traductions il s'est peut-être conservé la Vie d'Hilarion et la Vie de Malchus.

Plus célèbre a été l'évêque de Bostra, Titus, qui eut affaire à Julien l'Apostat, et mourut sous le règne de Valens (364-378). Il est connu surtout pour un ouvrage Contre les manichéens en quatre livres. Les deux premiers et le troisième jusqu'au milieu du chapitre VII se sont conservés en grec : le reste n'existe

d. Caspari, Ungedruckte... Quellen zur Gesch. des Taufsymbols, i, Christiania, 1866, p. 161-212.

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