P. G., xciii
plus que dans une traduction syriaque qui paraît fidèle. L'écrit un peu long et diffus est intéressant par les citations qu'il contient de livres manichéens. Outre cela, Titus a laissé, en forme d'homélies, un commentaire sur saint Luc que l'on a pu reconstituer en partie, et des morceaux d'un sermon sur l'Epiphanie'.
Un siècle plus tard, un de ses successeurs sur le siège de Bostra, Antipater, écrivait contre V Apologie d'Origène par Pamphile et contre les apollinaristes. On n'a conservé de lui que des fragments de ces deux ouvrages avec quatre homélies ou fragments d'homélies^.
C'est plus au sud de l'Arabie, dans la montagne même du Sinaï, que se retira, vers 390, un disciple de saint Chrysostome qui avait été préfet du prétoire à Gonstantinople, saint Nil. 11 y vécut avec son fils iusque vers Tan 430 où il mourut. L'autorité de ses écrits était grande et le resta toujours parmi les ascètes. Ils comprennent une douzaine de traités sur la vie et les vertus chrétiennes et monastiques, un recueil de sentences et plus de mille lettres dogmatiques, exegétiques ou morales, dont un bon nombre ne foijt que reproduire des passages choisis d'auteurs et de Pères antérieurs, saint Irénée, saint Basile, etc., mais qui sont d'ailleurs précieuses pour l'histoire^.
Marc l'Ermite fut, comme Nil et à la même époque, un disciple de saint Jean Chrysostome. D'abord abbé de monastère en Galatie, il s'établit, à la fin de ses jours, probablement au désert de Juda pour y vivre
1. p. G., XVIII, i069-l-264, et mieux P. de Lagarde, Titi Bostreni quae ex opère contra Manichaeos... servata sitn graece, Beroiiui, 1839: Id., Tilt Bostreni contra Manichaeos libri quatuor syriace, Cerolini, 1859. J. SicKENBEUGER, Titus voH Bostro, Sluclieii zu dessen Lukashomilien, Leipzig, 1901 (T. U.).