‹ Précis de patrologieChapitre 76 sur 174 · P. G., Lxv. Voir J. KuNZE, Markus Eremita, Leipzig · texte numérisé non relu

P. G., Lxv. Voir J. KuNZE, Markus Eremita, Leipzig

a. P. G., LXV, el mieux l'édition de la Société philologique de Bonn, Leipzig, 1895. Voir A. Nuth, De Marct diacont Vtta Porphyrii, episc. Gazensis, Bonnae, 1897. »

3. P. G., XL. Cf. BvRDENHEWEB, Gescfi. dev altkirch. Liter., m, p. 303.

4. P. G., I et mieux F. X. Funk, Didascalia et Constitutiones apostolorum, Padeibornae, 1905. Cf. F. X. Funk, Die apostolischen ConsCitutionen, Rottenburg, 1891.

remaniement de la Doctrine des apôtres {supra, p, 25), et, dans ses chapitres 33-49, contient des formules do prières (33-38, 47-49), des ordonnances pour la préparation des catéchumènes et la collation du baptémo (39-45) et une liste des premiers évêques ordonnés par les apôtres (46) : ces formules et ces ordonnances reproduisent évidemment des textes plus anciens. Enfin le livre viii, pour nous le plus original, s'occupe d'abord des charismes (1, 2), puis des cérémonies des ordinations (3-27) dans lesquelles se trouve comprise une liturgie eucharistique (6-15), et en dernier lieu trace diverses prescriptions relatives à la vie de la communauté chrétienne (28-46). Ces prescriptions se terminent (47) par l'énoncé des quatre-vingt-cinq canons dits apostoliques. Le tout se donne comme l'œuvre de Clément, disciple des apôtres et évêque de Rome.

Bien que les Constitutions apostoliques soient une compilation de plusieurs ouvrages, et qu'on y remarque même entre les diverses parties de légères contradictions sur des points secondaires, elles sont cependant l'œuvre d'un seul auteur qui a dû les rédiger à la fin du iv* ou au commencement du v® siècle, en Syrie, puisque la liturgie qu'elles contiennent correspond exactement à celle qui était usitée à Antioche vers l'an 400. Cet auteur est inconnu : on incline toutefois à croire qu'il est le même que l'apollinariste ou le semi-arien qui a interpolé les épîtres de saint Ignace dans la recension longue. Mais son écrit n'est pas un écrit de doctrine ni de polémique : c'est simplement une œuvre disciplinaire. Sa tentative de faussaire n'eut d'ailleurs qu'un demi-succès. Le concile quinisexte de 692 accepta bien les 85 canons apostoliques : mais, tout en admettant que le reste des constitutions était l'œuvre des apôtres et de Clément, il en consi-»

déra le texte comme altéré par les hérétiques et finalement le repoussa. En Occident, on ne connut, jusqu'au xvi^ siècle, que les 50 premiers canons apostoliques insérés dans sa collection par Denys le Petit.

Aux Constitulions apostoliques se rattachent un certain nombre d'écrits disciplinaires qui en sont dérivés, ou qui, suivant quelques auteurs, en auraient au contraire fourni les éléments.

1° La Didascalie arabe et éthiopienne^ remaniement des six premiers livres des Constitutions et, par conséquent, de la Didascalie des apôtres primitive. La version éthiopienne est, pense -t-on, une traduction du copte, lequel a été traduit de l'arabe, lequel est traduit du grec ^ .

2° Les Constitutiones per Hippolytum ou Epitome, qui ne sont, en cinq parties, que des extraits presque littéraux du vm^ livre des Constitutions apostoliques (chap. 1-2; 4-5; 16-18; 30-34; 42-46). La deuxième partie seule se donne comme l'œuvre de saint Hippolyte. Le tout, d'après Funk, daterait de 425 environ ^.

3° La Constitution apostolique égyptienne qui serait, d'après Achelis, la seconde partie du Code ecclésiastique monophysite égyptien, code dont les Canons ecclésiastiques [supra, p. 134) seraient la première partie. Elle comprend trente-deux ordonnances (31-62) ou canons relatifs au personnel ecclésiastique, aux catéchumènes, au baptême, au jeûne, etc., et s'est conservée en coi^te, en éthiopien, en arabe, et aussi partiellement en latin. Funk la regarde comme dérivée de l'écrit précédent et composée vers l'an 450 ^.

1. Voir TH. Pell Platt, The ethiopic Didascalia, Londres, 1834; Funk, Didascalia et Constilut. apost., ii, p. 120 et su'''

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