IV. Discours et lettres
Nous avons dit que la plupart des écrits de saint Ambroise ne sont que des discours retouchés pour être publiés en commentaires ou en traités. Il reste cependant de lui, dans leur forme primitive, quelques discours dont quatre sont des oraisons funèbres. Ce sont les premières que l'on trouve dans la littérature ecclésiastique de l'Occident et, tout en suivant, comme celles de Grégoire de Nazianze, les règles classiques du genre, elles sont plus chrétiennes d'allure que les siennes. Ambroise en prononça deux à l'occasion de la mort de son frère Satyre, en 377 ou 378 {De excessu fratris sui Satyri libri duo) : la première, qui est un long cri de douleur, est pleine de beautés. Puis, au mois de iuilletoud'aoùt392, il fitl'éloge funèbre de Valentinien II, assassiné le 15 mai à l'âge de vingt ans [De obitu Valentiniani consolatio). Trois ans après, le 25 février 395, l'évêque de Milan célébrait la mémoire de Théodose le Grand, mort le 17 janvier [De obitu Theodosii oratio). En dehors de là, on possède un Sermon contre Auxence sur la livraison des basiliques, prononcé en 386 dans la basilique porcienne, et quelques autres discours qu'il a reproduits dans ses lettres xxii et
Les lettres conservées de saint Ambroise, au nombre de quatre-vingt-onze, sont généralement des lettres d'affaires et d'administration ou des réponses à des questions sur la théologie et l'Ecriture. Elles sont utiles pour l'histoire. 11 en est peu d'intimes et de personnelles. Tout au plus peut-on signaler parmi ces dernières ses lettres à sa sœur Marcelline, xx, xxii, xli, et ses lettres à l'évêque Sabinus de Plaisance, xlvii, xlviii.