‹ Précis de physiologieChapitre 17 sur 74 · VEUT VIOLET · texte numérisé non relu

VEUT VIOLET

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^moglobbic (solution

- i, o.Wmoilobinc (solulion diluiic).

- 4, hSovoglobine réduite.

les deux bandes d'absorption se confondent en une seule plus large, occupant une position intermédiaire à chacune d'elles ; c'est la éaiide de réduction de Stokbb caractéristique du spectre de l'hémoglobine réduite. La réduction de t'oxyhémoglobine s'opère dans les tissus, ainsi que l'a démontré l'analyse spectrale du sang de la pulpe des doigts. L'hémoglobine peat aussi

se combiner à Toxyde de carbone (carhoxyhémoglobine, qui donne un spectre presque semblable à celui de .Foxyhémoglobine) ; mais à l'inverse de ce qui existe pour celle-ci, cette combinaison de l'hémoglobine avec l'oxyde de carbone est fixe et n'est pas détruite par les agents réducteurs ; c'est ce qui lui donne précisément sa toxicité, ainsi que l'a démontré Cl. Bernard. Aussi, quand un animal meurt d'asphyxie simple, tout son sang chargé d'hémoglobine réduite est noir ; tandis que lorsqu'il succombe à l'intoxication par l'oxyde de carbone, son sang est rouge vermeil, même son sang veineux.

L'hémoglobine a une structure chimique très complexe ; elle est dédoublée par les acides et les bases en une substance albuminoïde incolore, très voisine de la globuline, et en une matière colorante brune contenant du fer : Yhémattne, dont la formule est G^^ H^^ Az* Fe 0*. Le fer fait donc partie constituante de la rholécule d'hémoglobine; il est peu abondant; la totalité du sang ne renferme que 3 grammes de fer. Pour apprécier la quantité d'hémoglobine contenue dans le sang, la méthode la plus pratique est la méthode colorimétrique (comparaison du pouvoir colorant du sang avec celui d'une solution d'hémoglobine titrée, au moyen des appareils appelés colorimètres).

Parmi les dérivés les plus importants de l'hémoglobine et de l'hématine citons : la mélhémoglobine, matière colorante brune (couleur des taches de sang desséchées sur le li-nge) qui est probablement un bioxyde d'hémoglobine ; Vhémochromogène ou hématine réduite qui prend naissance lorsqu'on fait agir des corps réducteurs sur l'hématine ; Y hématoïdine que l'on rencontre sous forme de cristaux orangés dans les anciens foyers hémorragiques et que l'on considère comme identique à la bilirubine ; sa composition se rapproche beaucoup de celle de l'hématine, mais elle ne contient pas de fer. L'hématine peut former des sels; l'un d'eux, le chlorhydrate d'hématine ou hémine, se présente sous forme de cristaux microscopiques rhomboédriques, de couleur brune (cristaux de Teichmann), dont la constatation est très importante dans les recherches médico-légales.

b. Matières albuminoïdes. — Les substances albuminoïdes du stroma globulaire sont représentées par de la globuline, et une matière albuminoïde unie à de la nucléine. Les leucocytes contiennent aussi ces matières albuminoïdes ; ils renferment en outre de la nucléine, du glycogène.

c. Sels. — Les sels contenus dans les globules sont des sels de potasse (phosphate de K), tandis que ceux du plasma sont des sels de soude.

B. Composition chimique du plasma. — Les 650 grammes de plasma contenus dans 1.000 grammes de sang contiennent 90 grammes de matières solides et 560 grammes d'eau. Les matières solides sont ainsi représentées : 80 grammes de matières albuminoïdes, 4 grammes de substances diverses et 6 grammes de sels.

a. Matières albuminoïdes. — La fibrine extraite du sang par le battage se présente sous forme de filaments blancs, élastiques; desséchée, elle devient translucide, semblable à de la corne et peut se regonfler dans l'eau. Bien que le caillot du sang coagulé forme une grande masse, la fibrine n'y entre cependant que pour une faible partie ; le sang de l'homme ne fournit en effet que 2 à 4 p. 100 de fibrine sèche. Il faut bien remarquer que cette matière albuminoïde ne préexiste pa<î dans le sang et se forme seulement au moment de la coagulation. Dans le sang circulant, il n'y a donc jpas de fibrine, mais seulement les élément^ générateurs de la fibrine. Quels sont ces éléments ? Ce sont deux substances albuminoïdes du groupe des globulines : la matière fibrinogène et la paraglobuline (ou matière fibrinoplastique), La fibrine se forme par la précipitation du fibrinogène uni à une petite partie de la paraglobuline et lorsque le sérum s'est séparé du caillot on y trouve encore la plus grande partie de la paraglobuline (20 à 40 p. 100;) et une autre matière albuminoïde appelée albumine du sérum ou serine (30 à 40 p. 100) voisine par ses propriétés de l'albumine d'œuf. Fibrinogène y paraglobuline et serine, voilà donc les trois matières albuminoïdes du plasma ; le sérum ne contient que les deux dernières.

b. Substances diverses. — On trouve dans le plasma en petite quantité du glycose, de l'urée, des matières grasses, des matières extractives, une substance colorante jaunâtre analogue à la lutéine.

c. Sels minéraux. — Les sels minéraux du plasma sont des sels de soude (carbonates et phosphates). Ce sont eux qui donnent au sang la réaction alcaline. Cette alcalinité répond à celle d'une solution de soude à 2 p. 1000 environ.

3^ Coagulation du sang. — La coagulation est un phénomène de mort de sang. Dans l'intérieur des vaisseaux le sang ne se coagule pas, tant que les parois de ces vaisseaux sont intactes. Hewson, Brûcre ont bien démontré ce fait ; le sang contenu dans la veine jugulaire d'un cheval isolée entre deux ligatures et séparée du corps de l'animal ne se coagule pas ; mais que l'on vienne à introduire dans ce tronçon veineux un corps étranger, une aiguille, à détruire la vitalité de sa paroi par un moyen quelconque, la coagulation apparaît. C'est du reste pour cette raison, parce qu'elles produisent l'écrasement de la tunique interne des parois vasculaires, que les ligatures -chirurgicales des vaisseaux réalisent une hémostase définitive. La cause de la coagulation ne peut être trouvée ni dans le contact de l'air avec le sang, ni dans le refroidissement du sang. Son mécanisme a été élucidé par les travaux de Denis (de Commercy) et de A. Schmidt. Le premier de ces expérimentateurs sépara du plasma par le chlorure de sodium une substance albuminoïde qu'il appela plasmine. Cette plasmine dissoute dans l'eau jouit de la propriété de donner un coagulum comme le plasma total. Denis admit que la coagulation était due à la décomposition de la plasmine en deux substances : la fibrine concrète et la fibrine dissoute. Mais Schmidt montra que la plasmine de Denis n'est pas une substance simple, mais un composé de fibrinogène et de paraglobuline, que la formation de la fibrine concrète est due à la combinaison de ces deux substances et que la fibrine dissoute n'est pas autre chose que la paraglobuline. Ainsi le phénomène de la coagulation consiste dans la combinaison chimique du fibrinogène et de la

paraglobuline ; mais pour que cette combinaison se fasse il faut de plus un ferment. Ce ferment soluble (fibrin ferment) est formé soit par les globules blancs, soit par les plaquettes sanguines ou hématoblastes, et sa production est le résultat d'une décomposition de ces éléments. Certains liquides de transsudation du sang, comme le liquide de l'hydrocèle, bien qu'ils contiennent les éléments générateurs de la fibrine ne se coagulent pas parce que le ferment fait défaut. Mais qu'on y ajoute le ferment et le coagulum apparaît. D'après les recherches d'AniHUS, il est une autre condition indispensable pour que la coagulation ait lieu : c'est que le plasma contienne une certaine quantité de sels de chaux. La coagulation est donc le résultat d'une fermentation ; aussi est-elle activée par la chaleur, retardée au contraire par le froid. Elle s'opère avec dégagement de chaleur (élévation de quelques dixièmes de degré). D'autres causes activent ou empêchent la coagulation. Elle est activée par l'agitation du sang, la présence de l'oxygène, le contact des corps étrangers rugueux. Chez certains animaux, comme les oiseaux, le sang sorti des vaisseaux se coagule presque instantanément; chez d'autres au contraire comme le cheval, la coagulation est lente à se produire. La coagulation est retardée ou empêchée par l'addition au sang de certaines substances, telles que solutions concentrées de certains sels : carbonate de soude, sulfate de soude, de magnésie, chlorure de sodium, etc.; solutions de peptones, cytoglobine (matière albuminoïde retirée des ganglions lymphatiques par Schmidt), extrait de sangsues, d'après Haycraft, extrait de muscles d'écrevisses, d'après Heidknhain.

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