CHAPITRE IV
Dans la plupart des nerfs périphériques les diverses fibres motrices, sensibles, inhibiloires, vaso-motrices, sécrétoires,, trophiques, se trouvent intimement mélangées ; les dissocier et rechercher leur mode de répartition, tel est l'objet de ce chapitre.
ARTICLE I
NERFS RAGHIDIENS
Les nerfs rachidiens sont tous mixtes (centripètes et centrifuges), car ils sont formés par la fusion des deux racines antérieure et postérieure de la moelle. L'anatomie suffit à la rigueur pour nous renseigner sur leur distribution; toutefois pour ceux qui s'anastomosent en plexus avant de se distribuer aux membres, l'expérimentation est seule capable de nous éclairer sur la part que prend chaque racine à leur constitution.
Les travaux de Ferrier et Yeo, de Lannegrace et Forgue ont beaucoup contribué à élucider ce problème des localisations médullaires pour la motricité. Ne pouvant entrer dans le détail de leurs expériences nous nous bornerons à mentionner les conclusions auxquelles Forgue est arrivé dans son étude de la distribution des racines motrices dans les muscles des membres. Pour le plexus brachial il formule ses résultats en trois
lois générales : I ® chaque racine fournit aux deux plans opposés du membre, antérieur et postérieur ; 2° à mesure qu*on se rapproche des paires dorsales, les contractions provoquées par l'excitation des racines gagnent les segments inférieurs du membre ; 3° à mesure que l'excitation se rapproche des paires dorsales, les contractions gagnent progressivement les masses musculaires du bord radial vers le bord cubital. Pour le plexus lombo-sacré il formule aussi les deux lois suivantes : 1° à mesure qu'on se rapproche des paires sacrées inférieures, l'excitation descend aux masses musculaires des segments inférieurs ; 2® en môme temps les contractions gagnent progressivement les masses musculaires du plan interne vers le plan externe du membre.
La section d'un tronc nerveux ou d'une de ses branches à la périphérie détermine la paralysie des muscles et l'anesthésie dans les régions correspondantes à la distribution des fibres nerveuses. Toutefois pour la paralysie de la sensibilité il est un phénomène important qu'il faut bien connaître : souvent l'anesthésie est incomplète ou passagère consécutivement à la division d'un tronc nerveux. Ainsi après la division du médian au poignet on a vu dans certains cas l'anesthésie de la paume de la main disparaître bien avant que la régénération nerveuse ait eu le temps de s'effectuer. Ce retour de la sensibilité s'explique par le phénomène de la sensibilité récurrente. En effet de nombreuses anastomoses relient les troncs des différents nerfs ; de plus au niveau des dernières ramifications nerveuses, beaucoup de fibres passent d'un nerf à l'autre pour remonter par un trajet récurrent vers le tronc nerveux. On s'explique ainsi pourquoi le bout périphérique d'un nerf sectionné demeure sensible. Les expériences d'ARLonso et Tripier ont bien démontré l'importance de cette sensibilité récurrente; ces expérimentateurs divisèrent trois nerfs collatéraux d'un doigt chez le chien ; la sensibilité à la douleur persista et l'analgésie ne devint complète qu'après la section du 4* nerf collatéral.
ARTICLE II
NERFS CRANIENS
Nous passerons rapidement en revue les fonctions des divers nerfs crâniens, les nerfs sensoriels (olfactif, optique, auditif) exceptés.
±^ Nerfs moteurs du globe oculaire. — Ils sont au nombre de trois : le moteur oculaire commun, le moteur oculaire externe, le pathétique (lig. 105).
a. Moteur oculaire commun (3* paire). — Nerf exclusivement moteur à son origine, il devient bientôt sensible par anastomose avec une branche du trijumeau au niveau du sinus caverneux. Il innerve les muscles de l'œil : droits interne, supérieur et inférieur, le petit oblique et le releveur de la paupière ; de plus' il donne la racine motrice au ganglion ophtalmique et, par rintermédiaire de ce ganglion, les nerfs ciliaires moteurs qui innervent le sphincter de Tiris et le muscle ciliaire. Sa section produit la chute de la paupière supérieure, la déviation du globe oculaire en dehors et en bas (par prédominance d'action des muscles droit externe et grand oblique), la dilatation de la pupille et la paralysie de Faccommodation.
b. Moteur oculaire externe (6® paire), — Exclusivement moteur dès son origine il acquiert aussi comme le précédent une sensibilité d'emprunt par anastomose avec les fibres du trijumeau; il innerve le droit externe; sa paralysie produit une déviation du globe oculaire en dedans.
c. Pathétique {^^ paire), — Egalement moteur à son origine, bientôt sensible par anastomose avec le trijumeau dans la paroi du sinus caverneux, il innerve le grand oblique de l'œil. Sa section donne lieu à une rotation en haut et en dehors du globe oculaire par suite de Taction prédominante du petit oblique.
2° Trijumeau (5® paire). — Ce nerf est mixte dès son ori-
gine, mais sa portion motrice est d'abord absolument distincte de sa portion sensible (fîg. 106). La portion sensible ou grosse racine du trijumeau est formée par des fibres qui naissent des cellules du ganglion de Gasser et vont se mettre en rapport avec un noyau bulbo-protubérantiel très étendu en hauteur ; la portion motrice ou nerf masticateur naît du noyau mastica-
Fig. 103.
Schéma de rinnervation oculaire (d'après Beaunis).
III, nerf moteur oculaire commun. — IV, nerf pathétique. — V, nerf ophthalmiquo de Willis. — VI, nerf moteur oculaire externe. -- C, carotide et plexus carotidien. — 1« ganglion ophthalmique. — 2, sa racine motrice. — 3, sa racine sympathique. — 4, sa racine sensitive. — 5, filet ciliaire direct. — 6, muscle ciliaire. — 7, iris. — 8, cornée. — 9, conjonctive. — 10, glande lacrymale. — H, nerf frontal. — 12, nerf nasal. — 13, filet récurrent. Nerfs moteurs en traits pleins épais. Nerfs sensilifs.en lignes pointillées. Nerfs sympathiques ou vaso-moteurs en lignes fines continues. Nerfs glandulaires en traits interrompus.
teur situé en pleine protubérance et passe sous le ganglion de Gasser sans se mélanger avec les fibres sensibles pour se rendre exclusivement au nerf maxillaire inférieur ; des trois branches du trijumeau qui naissent du ganglion de Gasser, Tophthalmique et le maxillaire supérieur sont donc sensibles, le maxillaire inférieur à la fois sensible et moteur. La section
du tronc du trijumeau dans le crâne produit Tanesthésie de la face (tactile, thermique et à la douleur) et la paralysie des muscles qui agissent 6ur la mâchoire inférieure dans la mastication. On remarque aussi après cette section que les muscles de la face demeurent immobiles ; ils ne sont pourtant pas paralysés, car ils reçoivent leur innervation du facial ; mais on sait que, d'une façon générale, la perte de la sensibilité trouble gravement la motilité, et dans le cas particulier d'une anesthésie faciale, on comprend que tous les mouvements réflexes des muscles de la face qui ont normalement pour point de départ une excitation des filets sensibles du trijumeau ne puissent plus s'effectuer.
a. Nerf ophthalmique, — Il donne la sensibilité à la peau du front et de la paupière supérieure, à la conjonctive, à la cornée, à la muqueuse des voies lacrymales (fig. 105). Les filets ciliaires sensitifs qui émanent du ganglion ophtalmique reçoivent leur sensibilité du nerf ophthalmique (racine sensitive du ganglion) ; ces filets ciliaires indirects, d'après Cl. Bernard, donneraient la sensibilité à l'iris et à la cornée, tandis que les autres filets ciliaires qui viennent directement du nasal iraient à l'iris et à la conjonctive. L'irritation de ces filets sensibles produit le clignement par action réflexe. L'ophtalmique contient en outre des filets irido-dilatateurs fournis par le sympathique et transmis à l'iris par la racine sympathique du ganglion ophtalmique ; des filets sécrétoires pour la glande lacrymale et des filets vaso-moteurs pour les membranes de l'œil. Enfin il renferme peut-être aussi des fibres trophiques pour l'œil ; en effet après la section du trijumeau dans le crâne la cornée s'enflamme, s'ulcère et se perfore ; l'inflammation gagne la conjonctive et l'iris, et peut se terminer par la fonte purulente de l'œil. Certains physiolo-' gistes pensent que ces troubles de nutrition s'expliquent entièrement par l'anesthésie de l'œil, celui-ci ne se défendant plus contre l'injure des corps extérieurs ; ils le prouvent en montrant que l'œil reste indemne si on protège la région orbitaire par Tinterposition au-devant d'elle d'une surface restée sensible, en rabattant et fixant par exemple chez le lapin
roreille devant rœil. Mais d'autres ne se contentent pas de cette explication mécanique et croient à une action trophique propre exercée par le trijumeau (par le ganglion de Gasser, d'après Magendie) sur les membranes de ToBil. Cette question est donc encore controversée.
b. Maxillaire supérieur, — Il donne la sensibilité à la paupière inférieure, à la lèvre supérieure, à la pommette, aux muqueuses nasale, palatine, gingivale, aux dents de la mâchoire supérieure. L'excitation de quelques-uns de ses filets sensibles détermine divers réflexes : déglutition, éternuement, sécrétion des larmes. Ce nerf contient aussi des fibres vaso-dilatatrices et sécrétoires pour la muqueuse nasale et peut-être aussi des fibres trophiques, car après la section intra-cranienne du trijumeau, la muqueuse nasale devient fongueuse, rouge et saignante.
Le ganglion de Megkel appendu au nerf maxillaire supérieur (voy. fig. 106) reçoit ses racines sensibles du maxillaire supérieur et du glosso-pharyngien (grand nerf pétreux profond), une racine motrice du facial (grand nerf pétreux superficiel) et une racine sympathique venant du plexus carotidien. Les filets qu'il émet donnent la sensibilité aux muqueuses nasale, palatine etnaso-pharyngienne, etlamotilité (motilité d'emprunt venant du facial) aux muscles péristaphylin interne et palatostaphylin. (Voyez aussi fig. 117, p. 480.)
c. Maxillaire inférieur. — Les parties auxquelles il donne la sensibilité sont principalement la peau des joues, des tempes, de la lèvre inférieure, du menton ; la muqueuse de la bouche (joues, lèvre inférieure, plancher), de la langue ; les dents inférieures. Le nerf lingual contient aussi des fibres gustatives. Les mouvements de succion, de mastication, la sécrétion salivaire sont des réflexes dont le point de départ se trouve dans l'excitation de ses fibres .
Le maxillaire inférieur donne la motilité aux muscles masséter, temporal, ptérygoïdiens, ventre antérieur du digas trique et mylo-hyoïdien. Le ganglion otique appendu au maxillaire inférieur reçoit des fibres sensibles de ce nerf et du glosso-pharyngien (petit nerf pétreux profond), des filets moteurs du nerf
masticateur et probablement aussi du facial (petit nerf pétreux superficiel); des filets sympathiques du plexus qui entoure Tartère méningée moyenne. Il émet des filets sensibles pour la muqueuse de la caisse du tympan, des filets sécrétoires pour la parotide, des filets moteurs pour le muscle du marteau et le péristaphylin externe (fig. 106).
Le ganglion sous-maxillaire appendu au lingual reçoit des filets sensitifs de ce nerf, une racine motrice du facial par la corde du tympan (nerf qui se fusionne à sa sortie du crâne avec le lingual), une racine sympathique du plexus qui entoure Tartère faciale. Il émet des filets vaso-moteurs et sécrétoires pour la glande sous-maxillaire (fig. 106.)
3® Facial (7« paire). — Le facial est un nerf exclusivement moteur à son origine, mais à sa sortie du crâne il présente le phénomène de la sensibilité récurrente (fig. 106.)
a. Action motrice. — Il innerve : 1° tous les muscles peauciers de la face et du crâne ; il commande par là les mouvements d'expression delà physionomie; le clignement, les mouvements des lèvres, des joues, des narines sont sous sa dépendance. Après sa section d un seul côté les muscles de la moitié correspondante de la face sont paralysés; les traits sont déviés du côté opposé par l'action tonique des muscles indemnes ; 2*» le ventre postérieur du digastrique et le stylo-hyoïdien ; il intervient donc dans l'élévation de l'os hyoïde ; 3° le stylo-glosse et le glossostaphylin, ce qui peut expliquer la déviation de la pointe de la langue que Ton a observée dans quelques cas de paralysie faciale chez Thomme ; 4<* le péristaphylin interne et le palatostaphylin par le grand nerf pétreux superficiel se rendant au ganglion de Meckel, d'où la déviation fréquente de la. luette dans la paralysie faciale; S*» les muscles de l'étrier et du pavillon de l'oreille (troubles de l'ouïe observés quelquefois dans la paralysie faciale).
b. Action sensilive. — A sa sortie du trou stylo-mastoïdien le facial devient sensible ; cette sensibilité, il la doit aux anastomoses qu'il contracte dans le canal de Fallope principalement avec le trijumeau et le pneumo-gastrique ; de plus tous les
riphériques du facial s'anastomosent avec des filets du trijumeau. La corde du tympan contient aussi des fibres gustatives. (Voyez Nerfs guslali/t, p. 478.)
Ls du nerf facial.
V. Irijumeau. — VII, facial. — IX, glosso-pharingion. — X, piKumogiialrique. — P.parotido. — S. wus-mniillaïre. — [. interonHliaiFO de Wrisberg. .~ I , ajiblbalmique.
tjniplil. — 8. Kraôa p^lTRii auperflcïel. — T, petit pétreui superflcieE. — §, grand pâlniii prolbiid. — 9, petit pËtreui profond. — 10, lilets du [rLi^ius carotjdim- — 11, ni^ion de Ueckel. ^ iî, braDchoa motrices pour Je pi>ristaph} lia in' pat*M-9t*|ih)lii). — 13, gangliDD atique. — 14, pleiua >jin|»tliique ëntourt
S.gimgUoii 1
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■ cul*. — 19, br«nïbe« tenninalt .. . ..
du poenniogastrique avec le tscial. — Î3, rameau auriculaire. — il, rameau du stvlogloBse et du gloBso-staplij lin.
c. Actions vato-motriee et sécréloire. — La corde du tympan contient des fibres sécrétoires pour la glande sous-maxillaire
et des fibres vaso-dilatatrices pour cette glande et la moitié correspondante de la langue. D'après Jolyet, les fibres sécréloires viennent bien du facial, mais les fibres vaso-motrices tirent leur origine d'un autre nerf. Car après la section intracranienne du facial, si on attend que la dégénérescence wallérienne se soit produite, l'excitation de la corde n'a plus d'action sécrétoire, mais provoque encore la dilatation vasculaire. La corde du tympan emprunterait ses fibres vaso-dilatatrices au trijumeau.
d. Les fonctions du nerf intermédiaire de Wri.hberg, petit filet qui accompagne le nerf facial à son origine et qui se rend au ganglion géniculé, sont encore problématiques. Il est probable que ce nerf représente une racine sensible dont les fibres naissent des cellules du ganglion géniculé et que la corde du tympan en est le prolongement à la périphérie (par ses fibres gustatives).
4<> Glosso-pharyngien (9® paire). — Mixte dès son origine, le nerf glosso-pharyngien donne la sensibilité générale à la muqueuse linguale (tiers postérieur de la langue), des piliers et de l'amygdale ; à la muqueuse du pharynx (plexus pharyngien) et par le rameau de Jacobson à la muqueuse de la caisse du tympan et de la trompe d'Eustache; la sensibilité spéciale gustative à la muqueuse de la partie postérieure de la langue (V- Lingual). L'excitation de ses filets sensibles produit des réflexes variables suivant la nature de l'excitant : déglutition ou vomissement et sécrétion salivaire.
Le glosso-pharyngien donne la motricité au pharynx (partie antérieure du constricteur supérieur, d'après Chao- VEAu) et peut-être aussi à une partie des muscles du voile du palais.
5^ Pneumogastrique ou nerf vague (10® paire). — Mixte dès son origine, le nerf pneumogastrique ou nerf vague se distribue à trois grands appareils : respiratoire, circulatoire, digestif (fig. 108).
a. Appareil respiratoire, — Le pneumogastrique donne la sensibilité à la muqueuse des voies aériennes ; cette sensibilité
Fig. 107.
Schéma de la distribution du glosso-pharyngien (Beaunis).
VII, facial. — IX, ^losso-pharyDgien et ganglion d'Andersh. — X, pneumogastriaue.
— S, ganglion cervical supérieur. — C, plexus carotidien. — N, ganglion de Meckel.
— 0, ganglion otique. — 1, nerf de Jacobson. — 2, rameau de la fenêtre ronde. — 3, rameau de la fenêtre ovale. — 4, rameaux carotidiens. — 5, rameau de la trompe d*Eustache. — 6, anastomose avec le grand pétreux superficiel. — 7, grand pétreux superficiel. — 8, anastomose du nerf de JacoMon avec le petit pétreux superficiel (9).
— 10, rameau pharyngien. — 11, rameau lingual. — 12, rameaux tonsillaires. — 13, rameaux terminaux. — 14, anastomose du facial avec le ganglion d'Andersh. — 15, rameau du stylo-pharyngien. — 16, anastomose avec le pneumogastrique. — 17, rameau pharyngien du pneumogastrique. — 18, rameau jugulaire du ganglion cervical supérieur. — 19, rameau fourni au ganglion d'Andersh par le ganglion cervical supérieur. — £0, rameau pharyngien du ganglion cervical supérieur.
FONCTIONS DE BKLATION
très vive au-dessus de la glotte (nerf laryngé supérieur) devient obtuse au-dessous dans la trachée et les bronches (nerf récurreut, plexus pulmonaire). Le rôle que le pneumogastrique joue dans la respiration et les réHexes auxquels l'irritation de ses filets sensibles donne lieu ont été déjà étudiés au chapitre Retpiration. Ce nerf donne aussi la motricité aux muscles du larynx (laryngé externe, récurrent) et aux muscles lisses des bronches. h. Appareil circulaloîi'e. — Le '^ pneumogastrique contient les fibres d'arrêt et les fibres sensibles du cœur (ï. Jnnei-valion cardiaque, p. 143).
c. Appareil digestif. — Le pneumogastrique donne la sensibilité aux muqueuses de la base de la langue, du pharynx, de l'œsophage, de l'eslomac et de l'intestin; la motricité à certains muscles du voile du palais, aux muscles du pharynx (tous les constricteurs, d'après Chadvbad), de l'œsophage, de l'estomac, de l'intestin. 11 agit aussi sur ces différents muscles par action réflexe. 11 est '* de plus le point de départ d'actions
.'^.' .■ .-t ... vaso-motrices et sccrétoires de nature réflexe sur la muqueuse du
Schéma de la distribution des pneumogastriques.
VH, fotial. — IX, glosso-iJiBryngioo. — X. pdeumogastpLqi XIT, ^and fajiiOElosAe. — S, sympathique " '"' ' '
du pueumûgaslrique {6]
phwjngicn».— î^ ]at\nei «upfrieur.— 3. laryng* eilerne.— ♦, krynçi , ri^uVriii . - 5. «iiJtoSiOM> Oslien. - fl, rameaui cardi^. émsiâs
tube digestif et sur le foie (sécrétions digestives, glycogénie, etc.).
6° Spinal (11^ paire). — Nerf moteur, le spinal se sépare en deux branches aussitôt après sa sortie du crâne : la branche externe innerve les muscles sterno-mastoïdien et trapèze ; la branche interne s'anastomose immédiatement avec le pneumogastrique et se fusionne si intimement avec ce dernier qu'il est impossible de poursuivre, parla dissection, le trajet ultérieur de ses fibres; mais l'expérimentation permet de dissocier la part qui revient au spinal dans l'innervation fournie par le vague. En effet après l'arrachement du spinal, les fibres de ce nerf subissent dans le tronc du vague la dégénérescence wallérienne et on peut constater au bout de quelques jours que le pneumogastrique a perdu certaines de ses propriétés. On a ainsi reconnu que les fibres inhibitoires cardiaques, les fibres motrices agissant sur les muscles du larynx (dans la phonation), du pharynx, de l'œsophage et de l'estomac appartiennent en réalité au spinal et non au pneumogastrique (fig. i08).
7' Grand hypoglosse (12® paire). — Nerf moteur à son origine, il acquiert plus loin la sensibilité récurrente ; il donne la motricité à tous les muscles de la langue ainsi qu'au thyrohyoïdien et génio-hyoïdien. Sa section paralyse la langue.
ARTICLE III