GRAND SYMPATHIQUE
La système sympathique est constitué par une série de ganglions reliés entre eux de façon à former une chaîne continue située de chaque côté de la colonne vertébrale. Ce système n'est pas indépendant, car il est relié au système céphalorachidien par les rameaux communicants. Il émet un grand nombre de branches dont le caractère principal est de s'anastomoser très richement entre elles de façon à former des plexus dans lesquels se trouvent de nombreux ganglions; de
ces plexus naissent des filets qui se rendent dans les différents organes de la vie végétative où ils constituent encore, avant leur terminaison définitive, des plexus microscopiques très riches en cellules ganglionnaires.
Les nerfs sympathiques sont sensibles ; mais à l'état normal cette sensibilité est vague et inconsciente. Le sympathique contient en outre des filets moteurs, vasculaires, sécrétoires, dont la distribution a été indiquée déjà en grande partie dans différents chapitres antérieurs.
Les ganglions dispersés sur le trajet des fibres sympathiques peuvent-ils jouer le rôle de centres réflexes comme les centres encéphalo-médullaires ? Cette question importante n'est pas définitivement résolue. Toutefois beaucoup de physiologistes tendent à la trancher par l'affirmative. Cl. Bernard admettait que le ganglion sous-maxillaire représente un centre réflexe pour la sécrétion salivaire. D'autre part Fr. Franck pense que le ganglion ophtalmique peut jouer le même rôle pour les mouvements de Firis. Vulpian considérait aussi le ganglion cervical supérieur comme un centre tonique pour les vaisseaux de la tête, en se basant sur ce fait que la dilatation paralytique de ces vaisseaux consécutive à la section de tous les rameaux communicants, est encore accrue par l'extirpation du ganglion. Il y a donc de fortes probabilités en faveur de cette hypothèse que les ganglions du sympathique possèdent les propriétés élémentaires de l'axe gris médullaire.