CONDITIONS DE LA VIE DES MICROBES
plus chercher, que le sel d’argent n’est pas toxique à cette concentration pour l’Aspergillus. Les deux conclusions sont opposées certes, mais en apparence seulement et parce que les auteurs n’ont pas exposé avec assez de précision la nature de leurs recherches et oublié de __ | spécifier les conditions de leur réalisation. En présence de résultats ‘3 contradictoires, il importe de remonter aux faits; on trouvera la cause des différences dans les différences des conditions de l’expé- | è rience, il ne faut jamais l’oublier. Une étude dans laquelle sübsiste ‘ quelque contradiction est une étude superficielle, qu’il faut reprendre en la précisant.
Après cette incursion dans le domaine des moisissures (qui n’a pas été inutile certes, car elle nous a appris bien des choses importantes), rentrons dans les généralités qui font l’objet de ce chapitre.
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Certaines substances ajoutées au milieu dans lequel se #4 développent les microbes arrêtent ce développement en tuant microbes et spores. On désigne ces substances sous | le nom d'antisepliques. Elles sont nombreuses et diverses,
appartenant à des familles chimiques, qui n’ont pas nécessairement de ressemblances même légères. Parmi les plus employées citons : des sels de mercure et des sels d’ar- : gent, sublimé, buodure de mercure, nitrate d’argent; les ke phénols et crésols; l'aldéhyde formique, l'acide sulfureux, l'eau oxygénée, l'ozone, le chlore, le brôme, l'iode et quelques-uns de ses composés, les acides minéraux, les anesthésiques (éther et chloroforme), le fluorure de sodium, etc.
L'étude scientifique des antiseptiques est minutieuse et délicate. La dose minima toxique dépend en effet de nombreux facteurs : l’espèce microbienne, son état actuel te (forme végétative ou spore), la nature et la réaction du milieu de culture, la température, la durée de l’action.
Pour avoir oublié de fixer rigoureusement les conditions de leurs Fa essais, pour avoir généralisé leurs résultats prématurément, les obser- … L vateurs ont parfois présenté des résultats discordants ; pour avoir f - appliqué sans tenir compte des variations de la puissance antiseptique selon Jes conditions ci-dessus notées, les techniciens ont parfois subi de regrettables échecs.
| Nous n’oublierons pas que les antiseptiques peuvent agir sur le ‘a milieu de culture et en altérer profondément les éléments: les sels de métaux lourds (mercure, argent) p. ex. forment avec les protéines
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avec ces mêmes protéines des composés divers, et il importe, en
maintes études scientifiques de tenir compte de ces importantes
- transformations.
Nous n’oublierons pas non plus que les antiseptiques sont en général des poisons protoplasmiques et non pas seulement des poisons microbiens, et qu’ils peuvent agir comme toxiques sur les éléments de lorganisme, quand on s'efforce, en les appliquant en quelque lieu du corps d’y déterminer la mort des microbes qui s’y sont installés. L'usage des antiseptiques dans la pratique des traitements thérapeutiques est éminemment délicate, et, dans chaque cas particulier, le clinicien aura à choisir l’antiseptique convenable, à la dose convenable, c’est-à-dire celui qui pourra remplir son rôle antimicrobien sans nuire aux éléments du corps, avec lesquels il se trouve en contact, d’une façon grave et irrémédiable.
— Les microbes sont vivants et manifestent leur vie par
des actes divers, parmi lesquels nous retiendrons les suivants. Ils se meuvent, ou, tout au moins, un certain nombre d’entre eux se meuvent ; ils se reproduisent et se multiplient ; ils se nourrissent, assimilant et désassimilant ; ils digèrent, ils absorbent, ils transforment et désagrègent les éléments matériels du milieu et ceux de leur protoplasma ; ils réagissent aux influences exercées par le milieu extérieur en se modifiant morphologiquement ou physiologiquement ; ils s'adaptent aux conditions nouvelles dans lesquelles ils doivent vivre, etc.
Parmi les microbes, il en est qui peuvent se mouvoir ;
d’autres sont tout à fait immobiles. Ceux qui sont mobiles présentent tantôt des mouvements élendus et rapides et qui les font progresser vite dans le milieu, tantôt des mouvements limilés el rares et qui ne leur permettent de changer de place qu'avec une désespérante lenteur ; parmi les premiers, citons les spirilles ; parmi les seconds, les bactéries en général.
On a décrit, chez maints microbes, de fins prolongements qu'on a assimilés aux cils vibratiles, et qui représenteraient des organes de molililé : leur forme, leur .nombre, leur étendue, leur distribution varient considérablement d’une espèce à l’autre, mais beaucoup de micro-
des composés métallo-organiques insolubles et inutilisables par les os ( microbes ; l’aldéhyde formique, le chlore, l’iode, les acides forment
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