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ailes tombantes. Les plumes du corps soulevées lui donnent la forme
d’une boule. Une somnolence invincible lPaccable. Si on l’oblige à ouvrir les yeux, il paraît sortir d’un profond sommeil. Bientôt les paupières se referment et le plus souvent la mort arrive, sans que animal ait changé de place, après une muette agonie. C’est à peine si quelquefois il agite les ailes pendant quelques secondes » (Pasteur). En général, on observe une forte diarrhée muqueuse et sanguinolente. A l’autopsie, on relève les signes caractéristiques d’une entérite
hémorragique aiguë ; la rate et le foie sont volumineux, les poumons.
renferment des foyers de pneumonie, etc.
Si on examine le sang des poules malades, on y trouve toujours et généralement en grande abondance un microbe immobile, très petit, ovoïde un peu allongé, coccobacille par conséquent, le microbe du choléra des poules. On le retrouve dans les sécrétions bronchiques, dans le contenu intestinal, ete. C’est le microbe-lémoin de la maladie. En est-il la cause ?
A l’aide d’une pipette effilée prélevons un peu de sang dans une
veine d’une poule malade, en opérant aseptiquement, et tout aussitôt
injectons-le sous la peau ou dans les muscles pectoraux d’une poule saine. Au point d’inoculation se produit très rapidement une boule d’œdème, dans la sérosité duquel sont d’innombrables microbes du choléra des poules. Très rapidement aussi la maladie se développe avec son entière symptomatologie : hérissement des plumes, immo-
bilité et somnolence, diarrhée, etc. ; la mort survient avant la fin du.
second jour, et, à l’autopsie, on constate les lésions intestinales, la tuméfaction du foie et de la rate, les noyaux pneumoniques, etc., le sang renfermant de très nombreux microbes du choléra des poules.
Résulte-t-il de cette expérience que le microbe contenu dans le sang de la poule malade et inoculé à la poule saine avec ce sang, soit la cause de la maladie que nous avons provoquée ? Assurément, nous ne pouvons pas l’aflirmer, car si, de toute évidence, l'agent pathogène est contenu dans le sang inoculé, rien ne prouve que cet agent soit le microbe plutôt que quelque autre élément du sang. Sans doute le microbe se multiplie rapidement dans l’organisme de la poule inoculée, mais rien n'établit que ce développement est la cause plutôt que la conséquence de
« L'animal en proie à cette affection est sans force, chancelant, les
la maladie. La question posée demeure donc à résoudre. 2 Dans le sang retiré des vaisseaux de la poule malade, il y a d'une part des microbes vivants et cultivables en. …