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accidents qu’eût provoqués l'injection de la culture totale, accidents et lésions rigoureusement superposables aux accidents et lésions qu’on observe dans la dysenterie épidémique de l’homme. Rappelons que, chez l’homme, la maladie se traduit par une colite compliquée de phénomènes paralytiques, et qu’à l’autopsie on relève des lésions de la muqueuse du gros intestin et des cellules des cornes antérieures de la moelle épinière.
La toxine dysentérique résiste mieux à la chaleur que les toxines tétanique et diphtérique : elle supporte sans s’altérer un chauffage de x h. à 60°, peut-être même de 70° ; ce n’est qu’à 80° qu’elle se détruit rapidement.
Si on injecte sous la peau d’un animal sensible la culture totale, les accidents éclatent et évoluent, mais le bacille diminue rapidement et souvent même disparaît au lieu d’inoculation ; jamais on ne le retrouve en quelque autre région de l’organisme, les choses se passant ainsi comme elles se passent à la suite de l’inoculation souscutanée de la culture tétanique totale.
— Nous signalerons encore une quatrième toxine. On appelle botu-
lisme une intoxication alimentaire de l’homme consécutive à l’ingestion de viandes et de poissons (ou de conserves) avariés mais non putréfiés, caractérisée par divers troubles nerveux, parésies, paraly sies, troubles de sécrétion : on notera p. ex. paralysie de l’accommodation, dilatation pupillaire, chute de la paupière supérieure, sécheresse des muqueuses buccale et pharyngée, tous phénomènes qui persistent longtemps quand le sujet revient à la santé.
Or on a retiré des viandes et poissons engendrant le botulisme un
bacille spécial dit bacillus botulinus anaérobie strict, qu’on peut cultiver
aisément sur bouillon glycosé alcalinisé à 20°. Cette culture inoculée sous la peau du cobaye à la dose de o c. c. ooo1 le tue en 3 jours ; elle tue le lapin à la dose de o c. c.oo1 ou même moins. La culture filtrée est équivalente à la culture totale ; c’est-à-dire que les accidents observés sont dus à une toxine, et elle engendre chez la souris, le cobaye, le lapin, le chat, le singe, les mêmes phénomènes si typiques qu’on relève chez l’homme dans le botulisme. Lorsqu'on inocule la culture totale sous la peau, il ne se produit pas d’infection ; le microbe ne se développe pas et ne se propage pas en dehors de la zone d'injection, ressemblant en cela aux bacilles diphtérique, tétanique et dysentérique : les accidents produits par la culture sont dus exclusivement à la toxine qu’elle contient et que le microbe avait fabriquée in vitro. Le botulisme médical est la consé-
Si on fait une lui pure & ce HE Ée si on ris sur porce=. : laine, on obtient une liqueur, qui, injectée aux animaux sensibles, souris, lapin, cheval, chat, chien, singe, etc., détermine les mésaës
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ver par le microbe hües » pans Re GE L'histoire de cette intoxication présente une ardent, ue, 8 on fait ingérer à un animal sensible à leur action (quand elles sont injectées sous la peau ou dans les veines) les toxiques tétanique et | “diphtérique, on ne provoque pas d’accidents. Il en est de même quand on fait ingérer au chat et au lapin des viandes et poissons ava= riés ou la culture du bacillus botulinus ; mais il suffit d’en faireingérer de très minuscules quantités au singe, ou à la souris, ou encore au cobaye pour faire apparaître, après une incubation de 24 h. (variable selon la dose) p. ex. les accidents typiques du botulisme, Voilà un résultat qui doit nous mettre en garde contre les généralisations précipitées. Les toxines tétanique et diphtérique n’agissent … que par voie parentérale, et ce caractère nous avait paru assez frap- pant pour que nous en fissions un moÿen pratique de distinguer entre les intoxications par toxines vraies (exclusivement réalisables par voie parentérale) et les intxications par substances chimiques, ptomaïnes, etc. (réalisables par voie digestive, comme 5 par voie parentérale). Or, nous trouvons ici une exception, condi- - tionnelle à vrai dire, puisqu'elle dépend de l’espèce animale employée pour les essais, mais une exception pourtant. Donc un caractère qui nous avait d’abord paru très typique n’a pas la valeur absolue que nos esprits, amoureux des classifications précises et rigides, lui avaient assignée. N'oublions pas que, si l’homme fait des catégories bien tranchées, pour satisfaire à un besoin impérieux de son esprit, la nature ménage toujours les transitions et les adoucit à l’extrême. à
Parmi les fermentations, il en est pour lesquelles le fer- « ment cède au milieu des diastases aptes à produire une partie des transformations fermentatives, mais seulement une partie, le reste relevant de l’activité propre du ferment: l’invertine de levure passe dans le milieu et y intervertit la saccharose ; le sucre interverti subit ensuite l’action fermentative proprement dite. La diastase n accomplit ici: qu'une partie des transformations chimiques qui font passer la saccharose à l’état d'alcool et d'acide carbonique. $
Nous retrouvons en pathologie microbienne des faits équivalents : dans certaines infections les toxines engendrées par le microbe ne provoquent que quelques-uns des phénomènes de l'entière infection.
Nous savons que l’inoculation d’une culture du microbe du choléra des poules détermine chez la poule une maladie caractérisée par un
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Filtrons la culture sur porcelaine, et injectons un peu du filtrat à une
e. poule, elle devient bientôt somnolente, comme si elle avait le cho-
Jéra des poules, maïs les autres manifestations et les lésions de la maladie font défaut. Le filtrat possède donc une partie, mais une
partie seulement des propriétés pathogènes de la culture totale.
À l’autopsie des lapins morts d’une infeclion streptococcique expérimentale, on trouve souvent le sang hématolysé dans les vaisseaux, D'autre part, si on ajoute à une culture streplococcique, en voie de développement rapide, un peu de sang défibriné de lapin ou de quelque autre animal de laboratoire, on constate, au bout de quelque temps, que le pigment sanguin a quitté les globules pour passer dans
Je milieu. Or on peut tout aussi bien produire l’hématolyse in vitro
en ajoutant les globules rouges à une culture de streptocoques débarrassée des microbes par filtration sur porcelaine : l’hématolyse est donc la manifestation d’une action toxique exercée par une substance dissoute dans la liqueur de culture sur un élément figuré déterminé, comme l’exaltation du pouvoir excito-réflexe de la moelle, constatée dans le tétanos, est la manifestation d’une action toxique exercée par une substance dissoute dans la liqueur de culture sur un élément
anatomique déterminé, qui est la cellule nerveuse médullaire. —
L’hématolyse n’étant que l’un des éléments de la symptomatologie de l’infection streptococcique, et non des plus constants, les cultures filtrées ne provoquant pas les autres manifestations de l'infection, on est conduit à rapprocher le streptocoque de la levure, et à dire qu'il déverse dans le milieu une toxine apte à provoquer une partie, mais une partie seulement des accidents qu’il engendre. Les streptococcies sont donc des infections-intoæications et non des intoxications pures.
Le staphylocoque pyogène abandonne au liquide de l’exsudat, dont il a provoqué la formation dans la zone d’inoculation, une substance dite leucocidine (le bacille pyocyanique- et quelques autres microbes produisent aussi des leucocidines), sous l’influence de laquelle les leucocytes changent d'apparence et meurent. L'étude de la leucoci-
dine n’est pas faite de façon pleinement satisfaisante ; on sait pour-
tant qu’elle est fragile, comme les toxines, et en particulier qu’elle ne résiste pas à un chauffage à 58-6o0. C’est grâce à cette substance que le staphylocoque est puissamment pyogène, les leucocytes devenant globules de pus dès qu’ils pénètrent dans la zone où a diffusé la leucocidine. Comme la propriété pyogène n’est pas la seule propriété pathogène du staphylocoque, mais qu’elle est la seule possédée par le milieu dans lequel végète le staphylocoque, nous pouvons conclure que les staphylococcies sont, elles aussi, des infections-intoxications et non des intoxications pures.
ARTHUS. — MICROB, 9
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microbes pathogènes, il en est qui ne laissent diffuser dans le milieu aucune toxine à laquelle on puisse rapporter les phénomènes morbides, ou quelque phénomène morbide, tout au moins.
Le pneumocoque, p. ex., microbe témoin et cause de la pneumonie:
lobaire, dont on peut étudier l’action infectieuse sur le lapin et la souris, ne produit pas (cultivé sur bouillon) de toxine capable de provoquer l'apparition de l’un ou de quelques-uns des symptômes
qui se manifestent à la suite de l’inoculation du microbe.-— On
pourrait fournir maints autres exemples équivalents.
En étudiant les facteurs de la fermentation alcoolique, nous avons reconnu que le dédoublement du sucre en
alcool et acide carbonique est produit par un agent contenu dans le protoplasma de levure et ne diffusant pas: dans le milieu, l’alcoolase, dont nous avons fait le type des.
diastases endocellulaires ; nous l’avons isolée pourtant de
la matière vivante, en détruisant la levure par broiement.
et par pression.
- En poursuivant notre parallèle entre les ferments et les. microbes pathogènes, nous sommes amenés à rechercher si ceux-ci ne possèdent pas des endoloxines, qui ne pour-
raient être isolées que par désagrégation du corps microbien, désagrégation expérimentale réalisée par un procédé convenable, ou désagrégation automatique, comme il arrive après leur mort. En supposant qu'on ait démontré l’exis-
tence d’endotoxines, on serait autorisé, semble-t-il, à
. poser cette question: ne seraient-elles pas la cause, ou l’une des causes des accidents que provoque l’inoculation
d’une culture microbienne, de celles qui ne renferment pas.
de toxine proprement dite ?
Voici d’abord des faits.
Si on filtre sur porcelaine une culture pesteuse récente (48 h. au: maximum), on obtient un filtrat presque totalement inoffensif pour le:
rat, la souris, le cobaye, etc. Si on filtre la même culture vieille de
laissent diffuser aucune diastase à laquelle on puisse rapporter les phénomènes essentiels, ou tout au moins.quelque. phénomène de la fermentation, de même, parmi les
: plusieurs semaines, le fltrat est Dao pour ces animaux. — Il en
58 est de même si l'on opère avec une cullure cholérique.
Les auteurs ne sont pas d'accord sur la significatiou de ces faits : les uns imaginent que les microbes qui sont morts durant que la culture vieillissait se sont désagrégés, laissant passer dans le milieu
. des endotoxines, qui ne sortaient pas de leur protoplasma vivant; les - autres supposent que les produits toxiques des vieilles cultures sont
des toxines ordinaires, équivalentes aux exotoxines diphtérique, tétanique, etc., mais qui n’ont été engendrées par le microbe que dans des conditions spéciales de milieu, sur lesquelles nous n’avons aucune donnée précise. Mais à quoi bon formuler des hypothèses ? Constatons que ces observations ne prouvent pas qu’il existe des endotoxines ; reconnaissons aussi FE elles ne prouvent pas qu'il n’en existe pas.
Le bacille typhique et les bacilles paratyphiques fournissent des cul-
. tures sans toxine proprement dite. Mais si on a fait une culture sur bouillon peptoné, 1 mois à 37°, si on l’alcalinise par la soude, si on
l’évapore lentement à 60° à consistance sirupeuse, si on y ajoute de la glycérine, et si, après l’avoir laissé séjourner 2 semaines à l’étuve, on V’étend d’eau, si enfin on la neutralise par l’acide lactique, on chien une liqueur toxique pour le cobaye. — Si on cultive sur bouillon
glycériné à 6 °/, des bacilles tuberculeux, en les maintenant 6 se-
maines à 37°, si on stérilise le tout, bouillon et voile microbien, à 110°, si on concentre au dixième et si on filtre, on obtient une liqueur (c’est la tuberculine) toxique. En opérant sur culture du
bacille de la morve de semblable façon, on obtient une liqueur (c’est
la malléine) également toxique.
Mais ici encore la signification de ces faits nous échappe : ces liqueurs toxiques renferment-elles une endotoxine libérée par suite
de la désagrégation des bacilles, que nous avons réalisée dans nos
manipulations ? Ou bien les éléments toxiques, dont nous constatons la présence, résultent-ils de l’action de nos manipulations sur les élé-
. ments chimiques de la culture P? Mieux vaut assurément réserver la conclusion, et attendre, pour la formuler, que des faits positifs nous Pimposent,
Bref, nous ne pouvons actuellement ni affirmer ni nier l'existence d’endotoxines. Leur existence est hypothétique ; mais rien ne prouve qu'elles n'existent pas.
Notons enfin que les bouillons de cultures microbiennes renferment souvent des substances toxiques du groupe des ptomaïnes, chimiquement définissables, et isolables par
les procédés chimiques courants. Ces substances ne doivent.
sain), avant d’avoir atteint une concentration si
pour produire des accidents. Il convient d'ailleurs sister sur ce fait capital: les {oxines proprement dites s spécifiques, cacane correspondant à une cspeaes micr
Es S dans LOr D luttes ou éliminées par Je rein i moins
: ptomaine un se trouver dans des cultures de mier l qrès nettement dissemblables.