LES VENINS
‘toute tn he rotbione deux Henests fondamentaux interdientent* toujours : la substance toxique et l’organisme intoxiqué.
- Si on injecte dans les veines du lapin des extraits d'organes ou des solutions de nucléoprotéides, on provoque des accidents, comme on en provoque chez le chien.
Si la dose n’est pas très considérable, on constate que, très rapidement (1 à 2 min.) après l'injection, la pression s’abaisse assez brusquement, se fixe pour un temps variable, suivant la quantité injectée, ne à une valeur plus ou moins basse, puis remonte lentement et pro- PA ee gressivement pour regagner sa valeur normale. En même temps, on 5e note, au moins très souvent, une modification du rythme de la respiration, qui est accéléré pendant quelques minutes en général. Enfin, si on retire du sang des artères, soit quelques minutes après l’injection, soit même plus tard (1 et 2 h. p. ex.), on constate que sa coagulation est toujours tardive, en tous cas toujours plus tardive que celle du sang d’un lapin normal recueilli dans les mêmes conditions.
La symptomatologie de l’intoxication nucléoprotéidique chez le lapin n’est donc pas rigoureusement superposable à la symptomatologie correspondante chez le chien, puisque, chez ce dernier, on ne reconnaît pas d'autre modification respiratoire que la production de quelques respirations profondes mais non précipitées, tandis que, chez le lapin, la respiration s'accélère sans que la profondeur des inspirations soit changée ; — puisqu'aussi, chez le chien, le sang devient incoagulable, tandis que, chez le lapin, il est seulement moins coagulable. Une même intoxication protéique se traduit donc, chez des animaux d'espèces différentes, par une symptomatologie variable.
N’exagérons pourtant pas, et n'oublions pas que, malgré des dissemblances, ces symptomatologies ont des points communs: nous avons noté, p. ex., dans les deux cas, une chute de pression artérielle brusque, profonde, temporaire, disparaissant avec la crise; nous obtiendrions, dans les deux cas, la mort foudroyante par thrombose du système veineux, si nous injections dans les veines des doses convenables d'extraits d'organes, etc.
Le sérum d’anguille enfin est très toxique pour le lapin
pe ue Tr « LS : Re FRS rent: LS ER
Es ré
RE
> TT Me 21"
considérable, une accélération respiratoire si grande qu'on est autorisé à la qualifier de polypnéique, une diminution
de la coagulabilité du sang. Iei, comme chezle chien, on peut
‘relever des accidents que ne provoquent pas les extraits d'organes, p. ex. l’hématolyse qui a pour conséquence chez le vivant l’hémoglobinurie, p. ex. encore des mouvements intestinaux intenses se dessinant sous la paroi abdominale en multiples ondulations et déterminant l'expulsion de
nombreux bols fécaux, etc. — Injecté à dose plus considé-
rable, le sérum d’anguille produit, chez le lapin, des acci- dents plus graves, et, pour une dose suffisante, il détermine une mort presque foudroyante (3 à 5 min. après l'injection intraveineuse) : il se produit, dans ce cas, une chute de pression considérable (la pression tombe à quelques mm.
- de mercure). Dans ce cas d’ailleurs, pas plus qu’à la suite ?
d'injections moins abondantes, on ne relève jamais de coagulations intravasculaires ; le sang présente toujours, quelle que soit la dose de sérum d'anguille injectée dans les veines, un retard de coagulation.
Il existe un assez grand nombre de sérums qui, injeclés dans les veines du lapin, déterminent des accidents; mais ces accidents sont loujours moins graves que ceux que provoque le sérum d’anguille : c’est dire que plusieurs des symptômes de l’intoxication par l’ichtyotoxine sont atténués ou supprimés. Mais ce sont là des différences quantitatives et non vraiment qualitatives : tous ces sérums toxiques appartiennent à une même famille toxicologique.
De cette sommaire revue, concluons que maintes protéines ou maintes liqueurs protéiques sont toxiques pour les animaux (chien et lapin), quand on les injecte dans les veines. Pour les animaux d’une même espèce, toutes ces intoxications ont des caractères communs plus ou moins accentués selon l'espèce de protéine injectée, auxquels s'ajoutent des caractères complémentaires, divers en nature et en grandeur, selon l'espèce de protéine injectée. Pour des animaux d'espèces différentes (chien etlapin p. ex.), ces intoxications présentent encore des caractères communs,
il provoque ume chute de pression artérielle gd et
h eo 4 KA
| fl
Do ia < 3%